VOTATION OU PIÈGE À C… ?

SI HAUTS, SI ÉNORMES LES SUV ?
SI HAUTS, SI ÉNORMES LES SUV ?

Une fois de plus, la Gauche montre son capital fondamental, sa hargne doublée de haine. Le tout sous couvert de démocratie, bien entendu. Le dernier exemple en est la fameuse « votation » des Parisiens ce 4 février 2024. Parlons-en !

Il fallait voter « Pour ou contre la création d’un tarif spécifique pour le stationnement des voitures individuelles lourdes, encombrantes, polluantes ? »

Sauf que la publicité urbaine affichait : «  Plus ou moins de SUV à Paris ? » Donc, mensonge et ciblage. La démocratie vue et assassinée par la Gauche !

Il fallait donc – ou faudrait – voter pour ou contre les bus parisiens et d’autres origines ? Car, si « écologisés » soient-ils et non individuels, ils me semblent lourds, encombrants et polluants.

Lourds : environ 20 tonnes. Encombrants : longueur 11 à 13 mètres, largeur maximum 2.55 m. Polluants : certainement moins qu’avant. Mais…

Je vais entendre qu’il faut des bus. C’est vrai. Je le confirme. Il en faudrait même plus pour occuper pleinement les couloirs qui leur sont réservés… sans toutefois les embouteiller par excès de bus. Il faudrait plus de bus, ce qu’a réalisé une ville comme Bogota, en Colombie, près de 8 millions d’habitants. Il suffit de se poster à un arrêt de bus pour voir le dernier à peine parti et le suivant qui arrive.

Une fois de plus, rien n’est parfait. Mais ce qui est imparfait, pour ne pas dire mensonger, c’est de réduire un effet à une seule cause : le grand travers classique de la Gauche : toujours noyer la saine discussion sur le réel.

Problème délicat que celui des bus, certes, mais qui aurait l’avantage, bien géré, de diminuer les conséquences de ces couloirs réservés qui compressent et ralentissent la circulation de voitures de tout calibre. Et c’est là que le bât blesse. Mme Hidalgo a déclaré depuis longtemps une guerre aux voitures dans Paris. Elle ne s’en cache pas. C’est son programme. Elle pratique donc la politique de l’étouffement progressif. Les voies réservées au bus gênent, ralentissent, rendent chaotique la circulation des voitures, quelles qu’en soient les dimensions. Idem pour les pistes réservées aux vélos, qui, avec l’extension du nombre de cyclistes ou autres utilisateurs de deux-roues, augmentent l’étranglement de la circulation automobile. Je précise que je me déplace essentiellement à vélo lorsque je suis à Paris. Et j’aurais beaucoup à dire sur les risques que font courir certaines pistes.

J’aurais bien du mal à choisir entre plusieurs solutions si j’étais le responsable de la circulation parisienne. Mais je sais une chose : je ne me gargariserais pas de la perfection de « mes solutions », et surtout, je ne pratiquerais pas une politique outrageusement agressive. Car moi, je ne suis pas de Gauche, et donc, je sais que la réalité est changeante, qu’elle doit nous guider, et que ceux qui pratiquent l’inverse ne sont jamais que des dictateurs en herbe (mauvaise) qu’il vaudrait mieux déraciner.

Des voitures lourdes, encombrantes et polluantes ? Mais j’en vois tous les jours : elles sont électriques. Lourdes de leurs batteries, polluantes de ces mêmes batteries qu’il faut construire et détruire sans qu’on sache qu’en faire, avec toutes les pollutions qui vont avec. J’ajoute le risque d’incendies pratiquement inextinguibles, au point que certains industriels prévoient des conteneurs pour y immerger des voitures électriques en feu. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Et elles viennent dans des  garages souterrains surplombés de logements sans que quiconque ne pose de question « brûlante ». A-t-on oublié ces images de bus de la RATP brutalement enflammés par des incendies de batteries, avec leurs explosions multiples et leurs colonnes de fumée ? Par miracle, il n’y a pas eu de morts. Il faut croire que les esprits protecteurs des passagers ont réduit à néant les effets des mauvais diables de Mme H.

Mais il y a pire que ces questions techniques, ce sont les vitupérations ad hominen de la Gauche.

On a beau leur dire que les SUV, plus hauts, sont pratiques pour mieux voir l’extérieur, éviter des piétons, des cyclistes ou autres, rien n’y fait. Surtout avec l’article plus que bobo-isant de Wikipédia qui affirme le contraire, car ils « entraîneraient un faux sentiment de protection tout en diminuant la visibilité des usagers de la route plus vulnérables, donc augmentent la mortalité induite. » Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… À ce titre, supprimons, camionnettes, camions, bus et autres excroissances routières. Et vive le vélo, avec de plus en plus de batteries dont, pas plus que celles des voitures, on ne saura que faire. Mon vélo se contente de mes jambes comme force motrice. En respectant les feux rouges, la différence finale avec un électrique n’emporte pas la conviction.

Ad hominem ! C’est cela qui compte. Les SUV – dont il n’existe aucune définition légale – ont remplacé les monospaces, très pratiques pour les familles nombreuses, et les mamans qui font du covoiturage vers l’école de leurs enfants avec souvent leurs petits amis. Mais là, les poils de la Gauche se hérissent. Des familles nombreuses ! Impensable ! L’article de Wiki… a beau dire que les monoplaces « pourtant ne sont pas l’objet de polémique », c’est oublier un peu vite le surnom que ces gentils humanistes avaient donné au célèbre Renault Espace : « bétaillère à cathos ». Familles, ils vous haïssent. ! Et certaines plus que d’autres. Le racisme n’est pas loin. C’est ce même type d’argument que ressortent certains acteurs du « Hidalgo Comedy club ». J’aime bien ce titre, mais la principale actrice ne fait rire personne, sauf jaune. Les familles, décidément, ils n’aiment pas. Pauvres types !

Et finalement, comme toujours, le fric, le sale fric.

Si encore les finances de la mairie de Paris étaient en équilibre. Je parle d’équilibre véritable, et non de ces pirateries funambulesques à 4000 milliards de dettes qui se termineront par le grand plongeon ! Alors, là, on aurait pu comprendre une hausse, modérée, rentable cependant, humaine, disons humanisée. Mais il faut tenter de faire oublier la gestion calamiteuse de la calamité hidalguienne. Alors, sus au fric !

Quant au résultat, jetons un voile pudique sur ce détail.

Une seule réflexion cependant. Lorsqu’une telle minorité crache sa voix à une énorme majorité, une seule pensée s’impose. Bonjour M. Lénine, et merci pour votre leçon de choses politiques.

Antoine Solmer

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