PETITES RÉVISIONS DE CHIMIE DÉCAPANTE

Je tiens pour remarquables les articles de notre ami Claude, et c’est pourquoi j’en parsème Geocortex.site. Il n’aura pas échappé aux lecteurs attentifs qu’il les signe HCl. Et ces mêmes lecteurs attentifs auront revivifié leurs souvenirs de chimie, car HCl est la représentation simplifiée de l’acide chlorhydrique, encore appelé esprit de sel. Tout cela lui va fort bien, car l’acide en question est assez corrosif pour décaper les esprits obstrués par la pensée gauchiste, et assez vitalisant pour être sécrété par notre estomac à fin de bonne digestion. Bref HCl nettoie en surface et en profondeur, depuis les pensées les plus toxiques jusqu’aux cuvettes de WC qui les recueillent Et tout cela est nécessaire.

Comme HCl l’a écrit, il est temps pour lui, et pour nous aussi, de jeter un regard plus lointain sur la politique actuelle, sans oublier de nous pincer le nez. Tels sont les gestes-barrières les plus indispensables, pour qui refuse les intoxications macroniques et apparentées.

Bien sûr, de temps à autre il reste nécessaire de se remettre “au parfum”. Cette expression doit être prise dans son sens le plus figuré, car le parfum en question nous semble aussi méphistophélique que méphitique.

HCl et moi-même restons bien éloignés de la politique des bureaux, officines, zones grises, et des “petites phrases” que les cuistres nomment “punchlines”, et autres tristes acrobaties des clowns de service. Au fond, seule la vie nous intéresse, et s’il faut de temps à autre en reconnaître les remugles, ne serait-ce que pour changer de voie, il n’en est que plus nécessaire de les éviter, de revenir à l’essentiel : les synthèses argumentées sur le socle d’une pensée classique mûrie au fil des âges, non seulement ceux de nos vies, mais surtout ceux de notre histoire humaine.

L’histoire, qui ne se limite pas aux batailles, mais n’aurait jamais dû les ignorer, déborde le champ classique de son appellation. Des histoires, il en est autant que d’hommes, de leurs créations, et des phénomènes qui les dépassent. Il existe une forme de bonheur à en retrouver les traces. Ce qui n’empêche pas de les relier à l’écume écœurante des vagues politiques, comme ça, juste pour prendre du recul (les gestes-barrières les plus efficaces ne sont pas ceux vers lesquels les esclaves se précipitent).

Ainsi Géocortex.site va prendre du temps, et du champ. Certes, la réflexion continue, ne reconnaissant aucune frontière. Je veux dire : aucune frontière intellectuelle. Je parlerai du vol des oiseaux-mouches, si l’envie m’en prend. Croyez-moi, j’en aurai bien plus de plaisir qu’à évoquer les envolées des sales oiseaux qui nous pompent les poches ; les mêmes oiseaux qui ne se privent pas non plus de voler autant qu’ils le peuvent. Mais cela prend d’autres noms : rétro-commissions, études de marchés, etc.

Je continuerai de naviguer dans les trésors de ma bibliothèque et d’en épaissir quelques articles. Mais bien sûr, ne devenons cependant ni sourds ni aveugles aux ébranlements de ce monde qui tombe. Car, en dépit de tout, le spectacle est intéressant. Il force l’intelligence humaine. Bien sûr il relègue en arrière-fond les poésies d’Anna de Noailles. Mais avouez que l’association des éructations “rapeuses” et des pince-fesses élyséens,  cela fouette les neurones, autant que “ça fouette” (en langue verte). Bref, vient le temps de la délectation de la puanteur et du charme discret du parfum de la dame en noir. Pour en revenir aux bases chimiques : quelques pincées de sel attique dans une solution d’esprit de sel. Digérons ! Décapons ! Digérons des capons !

Antoine Solmer