UNE SOIRÉE À LA LIBRAIRIE GONZAGUE, AVEC ZEMMOUR… OU PRESQUE

LA DÉDICACE
LA DÉDICACE

Hier soir, Éric Zemmour dédicaçait son dernier livre, La France n’a pas dit son dernier mot, à Versailles. Arrivé à 20 heures 30 ; au 22 rue des États-Généraux, la queue était déjà longue, au moins une bonne centaine de mètres, sur le trottoir, donc entre 300 et 500 personnes. J’imagine que les policiers présents ont le compte exact. Quelques télévisions en profitaient pour capter un micro-trottoir.

Nous avons attendu assez longtemps, ce qui nous a permis d’échanger des propos entre compagnons de rencontre. Le temps était au beau, thème universel qui nous a réunis pour évoquer les phénomènes climato-extravagants qui ont parsemé les sorties de Hollande. Si ce président n’a pas été foudroyant, au moins s’est-il mouillé, même sans le faire exprès. Évidemment, ce thème ne dura qu’un feu de paille, l’essentiel étant consacré à celui que nous attendions tous, je veux dire, celui que nous attendons… comme président. Autant, dire, l’unanimité.

Il arriva qu’une personne passe et demande la raison de notre présence. Notre réponse affligea ses traits, au moins ceux que laissait deviner son masque. C’est dire si nous avons manqué provoquer une crise cardiaque. Problème de conscience… s’il avait fallu la réanimer. Mais problème évité par sa disparition rapide. De même, j’avais noté, en arrivant, un dame et son fils, bien petit, et contemplateur et contempteur : « Et tout “ça”, “ça” va voter Zemmour ? ». Eh oui, petit bonhomme, tout « ça » va voter Zemmour, pour éviter que tu ne te retrouves, petit gamin trop blanc, « créolisé » de force comme le voudrait un certain Mélengechons-nous, je crois.

Qu’importe, il faut de tout pour faire un monde, et suffisamment d’adversaires – mais pas trop – pour marquer nos différences, peaufiner nos arguments, et fortifier notre détermination. La vie le veut. Suivons ses conseils.

Peu à peu, la file avançait, aidée par des personnages de sécurité, surveillée par quelques policiers en civil. C’est peut-être leur présence qui fit que des « jeunes » passant et repassant avec leurs casques sur la tête en regardant de travers, s’en tinrent à cette promenade tranquille.

Nous sommes arrivés dans la librairie, non sans que je remarque, en devanture, quelques albums de l’Onc’ Picsou, du Disney de la grande époque. Il faudra que je revienne à la Librairie Gonzague (tel est son nom), car l’heure n’était pas à la flânerie dans les rayons.

Je dois dire, que malgré la surface réduite, tout était très bien organisé. Une file pour les payements à distance, une autre pour les payements directs ou en liquide. Des jeunes filles sympathiques préparaient à l’avance le texte de la dédicace à présenter à l’auteur. Encore quelques mètres et, enfin, la table de la signature.

Évidemment, pas le temps d’engager une discussion. À peine une formule de politesse, ou un peu plus, dans mon cas, pour lui signaler mes billets, ce dont il me remercia, avec un très beau sourire.

Et il n’est pas question d’abandonner. Ni pour moi (sauf coup du destin) ni pour lui (sauf peaux de banane à répétition, ou autres coups de pieds en vache).

Ce fut une belle soirée.

Je reviendrai pour l’Onc’ Picsou.

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