RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN DEVENU PATIENT PUIS IMPATIENT

CHACUN SON TOUR
CHACUN SON TOUR

Voici un témoignage venant du terrain, concernant un médecin lui-même atteint récemment d’une infection par le coronavirus. S’agissant d’une personne particulièrement méticuleuse, je me porte garant des informations qu’il m’a directement transmises. Pour ne pas gêner la lecture j’ai conservé le terme “vaccin”, tout en gardant en mémoire que ces produits ne méritent absolument pas ce qualificatif. Cela dit, lisez la suite :

Étant médecin avec de nombreux facteurs de risque, j’ai respecté
scrupuleusement les consignes sanitaires et gouvernementales, à savoir vaccins en mars, avril et octobre 2021, respect des gestes barrières (distanciation, pas d’attroupements, lavage des mains, masque, passe vaccinal…)

Le 25 décembre, je suis tombé malade avec la plupart des signes décrits dans l’infection à covid, les principaux étant la toux, les frissons et la fatigue.

Selon les sommités médicales, le malade (moi) est contagieux 2 jours avant et 3 jours après le début des symptômes.

Les 25 et 26 décembre, j’étais avec ma compagne qui n’a pas eu de
symptômes… et dont les autotests sont négatifs.

Le 29 décembre, je me suis fait tester (antigénique) et j’étais positif
(donc le 5e jour de mes symptômes). Je devais donc m’isoler pendant 10 puis 7 jours après le début des symptômes *.

Je me suis isolé, mes symptômes ont cessé le 4 janvier.

Le 6 janvier, je me suis refait tester car je dois aller chez mon
dentiste le 13.

Et je suis toujours positif… Je dois donc encore m’isoler 7 jours et
me refaire tester dans 5 jours (et si je ne le fais pas ?)

Le dentiste, prévenu, maintient le rendez-vous du 13 quel que soit le résultat de  mon 3e test entretemps car ce qui compte pour lui, ce sont les symptômes.

Si j’avais su, je n’aurais pas fait le test du 6 janvier qui est à
l’origine de mes soucis.

Moralité : règles respectées, résultat nul, complications et brimades superflues, et encore que va-t-il se passer si mon 3e test est encore positif ?

J’espère que mes narines vont tenir…

Dr X., médecin retraité.

* : variations de consignes gouvernementales indépendantes de ma volonté.

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2 réponses sur “RÉFLEXIONS D’UN MÉDECIN DEVENU PATIENT PUIS IMPATIENT”

    1. Oui, l’absurde est une des forces qui mènent le monde. Mais c’est une force qui se nourrit de l’ignorance et de la peur. Jusqu’on peut-on comprendre l’absurde, les absurdités et les “absurdis”, cela n’est pas facile. Camus y puise la question fondamentale : “la vie vaut-elle d’être vécue”, avec pour première conséquence, l’hypothèse du suicide, et pour ultime regard, celui de Sisyphe remontant son rocher, tout en sachant qu’il faudra recommencer.
      Contre l’absurde, il faut encore pousser ce fichu rocher, autant que possible. Mais quand même, rien n’interdit de sourire si dans sa chute, il écrase quelques-uns de ces “absurdis”. Cela peut être aussi un début de solution.
      A. S.

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