ET SI ON PARLAIT DE L’ISLAM ? – (1) : UN PEU D’HISTOIRE PROCHE

Et si on parlait de l’islam ? – ( I ) : un peu d’histoire proche

   Il y a quelques jours, faisant une recherche, j’ai retrouvé un « Billet » qui évoquait l’idée, attribuée à André Malraux, que « le XXIsiècle sera religieux ou ne sera pas ». Au moment où la France s’apprête à se déchirer à nouveau  (une recette « Spéciale Macron » !), cela m’a remis en mémoire une prédiction vieille de plus de 40 ans que rien n’est jamais venu rendre caduque : «  Malheureusement, le monde ne pourra pas faire l’économie d’une guerre totale contre l’Islam ». Inutile de dire que cette idée, émise aujourd’hui, ferait de son émetteur un monstre, un tout-ce-que-vous-voulez-o-phobe, une raclure de l’humanité. Il ne lui serait ni permis ni possible de s’ expliquer : l’islam serait devenu “une religion d’amour” un “iso-christianisme.

Pour parler de l’islam, de nos jours, pas besoin de savoir de quoi on parle : il suffit d’enfiler des colliers de fausses perles de lieux communs, de poncifs, d’ idées toutes faites (et généralement très fausses)… dont celui qui les profère serait bien incapable de dire à quoi tout ce fatras correspond dans ses souvenirs remplis de stéréotypes, en général sans rapport avec quelque réalité que ce soit. Essayons de trouver un sens à ces pagailles de méconnaissances dont certaines –histoire de tout compliquer ! – peuvent paraître exactes, puisque rien n’est jamais « tout » ou “que » mauvais –(sauf, à en croire le scénario du moment, les populistes, les Russes, et l’immense masse de ceux qui ne bavent pas d’admiration devant la perspective d’un 8e ou d’un 9« vaccin »… ou devant le « danger-issime » de voir une moitié de l’humanité, puis l’autre, vouloir changer de sexe – on dit : « de genre » ?).

Car oui, bien sûr… il y a les monuments que l’islam a construits, notamment iraniens, moghols et grenadins, d’une beauté admirable : ma bibliothèque regorge de livres (que je feuillette souvent) sur ce sujet… Et il y a la littérature et les sciences qui ont été développées par des musulmans  (en général grâce à des esclaves européens qui traduisaient les richesses de la Bibliothèque d’Alexandrie – le plus souvent en grec)… Il y a aussi une mystique et un sens du sacré… que nous, occidentaux, avons perdus en chemin, échangés contre du rien, des mots vides et notre néant… Mais –pour ne pas trahir la Vérité et la grande Histoire – il y a aussi la litanie interminable des meurtres, des horreurs, des massacres, des génocides perpétrés par les musulmans, ces populations entières mises en esclavage, et tout ce que le petit narratif moderne, convenu obligatoire mais dépourvu de tout lien avec « ce qui s’est passé », met un point de déshonneur à oublier… ou à fabriquer en permanence une saga mensongère incontournable….

Ces deux tendances antagonistes donnent de l’islam une image difficilement compréhensible, aussi bien par les islamophiles qui ne veulent retenir de la culture islamique (dont ils ignorent tout, le plus souvent) qu’un pacifisme impossible et inventé, lui aussi, que par les islamo-sceptiques qui évoquent une violence qui semble être inhérente à l’islam et qui l’a accompagné et escorté partout et de tous temps. Conséquence directe : avant de le déclarer « inoffensif » et « user-friendly » (= amical, bienveillant) et d’en faire une sorte de clone de la révélation christique et de son « aimez-vous les uns les autres »… il y a un gouffre qui, sauf exceptions rarissimes, n’est pas franchissable… Pourtant, plus le temps passe et plus notre Occident en pleine décadence (cause ou effet d’erreurs d’analyse, reconduites et répétées) semble se vautrer dans des visions qui sont fausses à en être mortelles.

La première erreur que fait l’Occident, c’est de décliner en permanence un amalgame entre islam et arabes. La majorité des Arabes sont musulmans, mais ils ne sont eux-mêmes qu’une minorité dans « l’oumma », la communauté (?) des musulmans qui pratiquent une forme ou l’autre de l’islam. Les Malais (200 millions), les Hindous (170 millions), les « Pakis » (200 millions), les turcophones (250 millions), les berbérophones (50 millions), etc… sont plus nombreux, et fournissent d’ailleurs les plus gros contingents des savants, des artistes de ce qui est généralement appelé « la culture musulmane ». Le seul savant authentiquement arabe qu’a retenu l’Histoire fut Ibn Kaldoun, né en Tunisie de parents venus de la péninsule arabique, et il fut l’un des critiques les plus durs des mœurs arabes. « Partout où les Arabes sont passés, ils n’ont laissé que ruines et désert derrière eux », écrivait-il en 1377. Sans doute un islamophobe avant l’heure, selon les critères de nos cuistres-aux-manettes ! Être musulman n’est pas synonyme de être arabe, la réciproque étant vraie, aussi… et critiquer n’est pas détester  – sauf en Macronie immigrationniste !

La seconde erreur est de croire que l’islam serait une religion, au sens où les chrétiens – et eux seuls, au monde– emploient ce mot : l’islam est, avant tout, une idéologie morale et politique théocentrée. La confusion, fréquente, vient de ce que cette « idéologie » s’habille d’une religion (mais c’est sans doute le regard, très orienté « christianisme » que nous portons sur lui, sans même nous en rendre compte, qui est responsable de cette impression).  Mahomet, imitant Abraham et Moïse, eut l’idée de justifier ses visées politiques, ses lois et ses actions militaires (parfois d’une férocité incroyable) par des ordres divins confirmés par Dieu Lui-même (via l’archange Gabriel –Djibril). Mais au-delà de cette version « à l’eau de rose » réécrite par nous, il en existe d’autres, dont une, récente, « écrite » par Oussama ben Laden, dans Guerre sainte multinationale (Ed. Gallimard, 2002), résumait l’idéologie de l’islam en trois étapes essentielles (je cite) : « (1)- le terrorisme, vestibule du califat ; (2)-le califat international, étendant la domination de l’islam sur la Terre tout entière ; et (3)- l’Apocalypse musulmane donnant enfin à Allah et à son peuple la totalité du pouvoir sur la Terre tout entière. »

Peu d’observateurs, embués qu’ils sont dans leur lecture « iso-chrétienne » du monde et de ses évolutions, ont lu entre les lignes que Oussama Ben Laden, homme d’affaires confirmé, avait organisé le terrorisme sous une forme inspirée de celle d’une « multinationale », en octroyant des « franchises » à un réseau diffus de cellules autonomes, qui font que les djihadistes post-Al Qaïda sont des produits du monde laïc moderne : ils ont les préoccupations politiques de leur temps, des moyens financiers importants, des moyens militaires on ne peut plus actuels, une maîtrise de la technologie occidentale et un savoir-faire top en communication.

Le pseudo-califat dit État Islamique d’Abou Bakr al Baghdadi poursuivit l’action terroriste en repartant de la base logistique d’Al Qaïda, et le livre La Gestion de la Barbarie d’Abou Bakr al Naji, qui organise déjà la gestion islamique de l’Europe, constitue la preuve la plus indiscutable que, contre tous les idiots criminels qui ne veulent que l’anarchie et le désordre (une certaine France en a même fait entrer 75 dans notre Assemblée nationale, ce qui est pire qu’une faute : c’est un crime), le principe que les clairvoyants désignent par « le Grand Remplacement » est, au pied de la lettre, le seul objectif de la vaste majorité de nos « migrants », décrits par les idéologues du pire comme dépourvus de toute mauvaise intention.

(NDLR : les deux livres cités ci-dessus devaient être lus, relus et des pages entières apprises par cœur par nos contemporains. Or…personne ne se souvient même de leur existence… et je le déplore, souvent, en établissant un parallèle avec Mein Kampf –dont Lyautey disait « Tout français doit lire ce livre »… L’histoire, parfois, sert et re-sert les plats  les plus indigestes !). (à suivre)

H-Cl