Cacophonies sans limites…
Certains moments de l’Histoire semblent décider d’obéir aux modes les plus perverses pour le futur de l’espèce humaine… qui serait, disent certains, en voie d’extinction malgré la tromperie des chiffres : on est de plus en plus nombreux sur Terre, mais de moins en moins “humains”. Il y a eu d’autres époques où la laideur était un signe distinctif d’adhésion aux comportements les plus pitoyables et aux théories les plus absurdes… au nom d’un iso-“modernisme” adapté au temps, bien sûr. Cela a toujours correspondu aux plus grandes régressions morales et aux périodes sombres de l’Histoire. Ne serions-nous pas en train de renouer avec une tendance qui mêle mauvais goût et décrépitude ? La question vaut d’être posée !
Précisons, à notre habitude, de quoi nous parlons : le mot “cacophonie” vient –vous vous en doutiez ! — du grec ancien φωνη ́, prononcé phoni, qui veut dire “voix”, et de κακο ́ς , qui veut dire “mauvais” et est surtout célèbre par son pluriel κακα, prononcé comme on le devine, et très mal vu des parents de petits enfants réputés “bien élevés…. On utilise le plus souvent ce mot composé pour décrire des bruits discordants produits par des instruments abusivement dits “de musique”, mais il n’est pas interdit d’étendre son usage à tout et n’importe quoi de désagréable à l’oreille… ou à d’autres sens. Et là… nous sommes comblés au delà du possible.
La séquence en cours a commencé le 14 juillet dernier lorsque notre européo-maniaque élyséen nous a fait don non pas de sa personne (ça, c’est déjà fait, et on sait maintenant qu’on ne s’en remettra sans doute jamais), mais d’un orchestre fait des meilleurs souffleurs militaires des pays membres de cette Alliance faussement dite européenne, qui lui tient tant à cœur et chante si mal en chœur : notre grand défilé “sur les Champs”, marqueur incontesté de “notre 14 juillet à nous”, devrait désormais être vécu en harmonie théorique avec des pays pour qui cette date n’a pas le moindre sens ! Résultat : une immense cacophonie (et les mots ont un sens, nous l’avons précisé !) où chacun jouait, pour son propre compte et sans tenir compte des autres, des extraits de rengaines tirées de séries-télé américaines. C’est l’image parfaite de ce qu’est devenue cette “Europe-institution” à laquelle notre président, toujours juvénile (“Malheur à la Cité dont le Roi est un enfant”, prophétisait Ezechiel il y a 2600 ans), croit toujours, malgré toutes les preuves accumulées, et malgré les bévues contre-civilisationnelles de Madame von der truc et toutes les dérives morales, sociétales et autres qu’elle impose autour d’elle…
Je passe sous silence le seul fait vraiment marquant (à ce jour) de ce second quinquennat : les banlieues (rebaptisées “quartiers” en novlangue, comme pour atténuer l’horreur qui s’y prépare (Tu parles ! Elle est là depuis longtemps, l’horreur, mais nos politiciens aux têtes vides refusent de la voir !) : banlieues ou quartiers sont entrés en sécession, soumis à un islam politisé, mais avant tout anti-Français, anti-Blanc et anti-intelligent, lui-même soumis (c’est la définition du mot “Islam”) à la bonne volonté des “grands frères” et des “éducateurs”, et à la seule décision des caïds de la drogue (fonction du niveau de leurs ventes de poisons), événement difficilement guérissable que le Pouvoir, dans sa lecture infantile des faits (voir Ezechiel, ci-dessus !) croit avoir interrompue grâce à sa sublime intelligence (Sic !). Comme quoi toutes les croyances sont possibles ! Cette seconde cacophonie était digne des bras cassés qui entourent la Présidence. On était loin d’avoir tout vu !
Le troisième drame de ce triste mois de juillet est venu du soi-disant “remaniement ministériel” qui a consisté en un jeu de chaises non pas réputées musicales, mais cacophoniques, elles aussi. Comme nous avions annoncé la semaine dernière ce qui allait se passer et que la séquence prévue a été suivie comme si nous étions les initiateurs de ce “bal des nuls”, il y a peu à en dire, d’autant que Philippe de Villiers a, à son habitude, parfaitement décrit le seul changement important de ce “coup-pour-rien’’ : le remplacement, à l’éducation nationale, d’un sinistre pro-woke par un sinistre pro-LGBT… (NDLR : le concert de cris des vierges effarouchées de gauche qui a suivi l’énoncé de cette vérité première (insupportable, puisque vraie) a été le seul moment agréable de cette semaine ratée en tout, pour tout, et sur tout !)
Comme si tout ça ne suffisait pas a rendre les Français encore plus ’’paumés”, ils ont ensuite eu droit à un mauvais “remake” de “causerie au coin du feu’’ par leur président qui (par souci d’économie, sans doute) a préféré s’adresser à eux depuis Nouméa plutôt que depuis le Faubourg St-Honoré : on risquait moins d’entendre le gai tintamarre des casserolades qui “cacophonisent” (si j’ose !) épisodiquement ses prestations ratées. Mais au fond, vu des palais de la République, pourquoi faire simple quand on a la chance de pouvoir faire compliqué ? Le seul ennui (à part l’ennui intrinsèque que notre président secrète comme d’autres l’envie de rire ou de pleurer…), c’est que, comme à chaque fois, il n’a rien eu à dire, sous son flot énarchien de répétitions vides de tout bon sens. En résumé : “Circulez, y a rien à voir”… Pourquoi se donner en spectacle alors que l’on a vraiment rien à dire ? se demandent de plus en plus de braves gens. À ce jour, la question est sans réponse.
C’est pourtant là, peut être, avec le “zim-boum-boum” raté du 14 juillet, que j’ai eu le plus cette impression de cacophonie qui m’a envahi depuis que j’ai été contraint de vivre en Macronie : les Français, pratiquement unanimes (une unanimité “à la française”, peut-être, mais rarement atteinte et persistante à ce degré) citent en boucle trois ou quatre mots simples autour desquels ils ont très peu varié, depuis des mois : immigration, sécurité, “être Français en France…”, et remettre enfin de l’ordre dans les banlieues, sans nouveau “Plan” plus coûteux qu’efficace… Or il se trouve que ce sont les seuls qui sont totalement absents du discours présidentiel ! Comme dirait ma vieille amie Madame Michu, “il voudrait le faire qu’il le ferait pas aussi bien”. Faut-il se réjouir de cette fuite volontaire devant le réel, faut-il “accepter de vivre avec”, ou faut-il s’en attrister, voire s’en désoler ? Chacun décidera, en fonction de ses propres critères . Mon choix – pas très intéressant– est connu…
H-Cl.

