J’attendais avec impatience le retour de Claude sur son blog que je pille allègrement, avec son accord, bien entendu, et qui me suffirait si ma plume électronique ne me chatouillait pas. Une double impatience due aux “évènements” (le mot me rappelle une guerre perdue sur commande) et le fait de le redécouvrir prêt à éclairer le réel (un peu comme on “éclaire” une cible). Donc, vous êtes privés de mon billet du jour, mais ce n’en est que mieux pourraient me dire certains. J’accepte les critiques, à conditions qu’elles soient “éclairantes” au sens pacifique du terme, donc, constructives. En attendant demain, et mon retour déjà construit, bonne lecture et re-bienvenue à H. Cl.

Antoine Solmer

 *       *       *       *       *       *       *

Soirée électorale… ou veille mortuaire pour le second tour

Le long périple (pour de bien jolies raisons familiales, c’est sa seule excuse) que je vous avais dit devoir faire à peine convalescent de l’embolie pulmonaire qui a bien failli me soustraire à votre amitié appréciée, vient de s’achever, et j’ai finalement retrouvé mon cher Mougins, juste à temps pour recevoir en direct les bla-bla-bla pour la plupart ineptes de commentateurs qui le sont aussi et qui semblent ne jamais se fatiguer de ressortir, sans pitié pour ceux qui les écoutent, les mêmes lieux communs, les mêmes poncifs, les mêmes tartufferies autour des mêmes idées mille fois ressassées… sans jamais avancer une preuve sérieuse, ce qui ne saurait freiner leur ardeur.

Mais avant de vous parler brièvement de cette lamentable et prétentieuse soirée, permettez-moi de vous raconter deux petites aventures qui ne sont arrivées dans les jours derniers. La première est plutôt amusante et va rendre jaloux (enfin… un tout petit peu) certains d’entre vous : moi qui vous cause, M’sieurs-Dames, j’ai vu la flamme olympique ! Et pas n’importe laquelle : “cette-là” était portée-brandie-trimballée par notre grand Sébastien Loeb. Pour le voir trottiner négligemment, lui ou d’autres, les villes sont bloquées, les écoliers en congé, les bus gratuits : tout le monde doit absolument voir “ça”.

Et “Ça”, c’est une courte séquence où chaque région paie dans les 500 000 € pour voir passer un bon millier de flics, super-flics, hirondelles, argousins, shérifs et “cognes” en tout genre, équipés des plus récents gadgets technologiques inutiles, comme ils le sont eux-mêmes –dans le genre trottinettes d’État (sic !), vélos avec side-car ou passager regardant vers l’arrière (re-sic !)…– escortant un brave sportif, (quand il ou elle n’est pas un rappeur ou un trans !), qui mettra 38 secondes à entrer puis sortir de votre champ visuel. Quelle amère illustration du “Panem et circenses” du temps de la chute de l’Empire romain… La décadence se manifeste, à travers l’Histoire, vêtue des même affreux oripeaux !

L’autre est, dans un genre très différent, une autre preuve de la vacuité mensongère qui conduit les pas de nos contemporains ! J’ai emprunté, comme chaque année depuis une quinzaine de lustres, la superbe route du Grand Saint-Bernard. Bien m’en a pris : au sommet, il y avait, ce 29 juin, entre 2 et 3 mètres de neige (photos disponibles !), et le grand lac était encore entièrement pris par les glaces (même remarque !). Inutile de vous dire que je n’ai pensé qu’au “bobard du siècle” (et du Giec) qui fait dépenser depuis tant d’années, des sommes énormes pour une soi-disant “transition climatique” qui n’est que le fruit blet de la non-pensée de l’horrible et malfaisante Greta Thunberg… Quand ce mensonge sera-t-il enfin admis, reconnu et rejeté par les instances officielles ? C’est exactement comme pour tout ce qui a trait au covid : plus le mensonge est démontré, re-démontré et sur-démontré… et plus les Pouvoirs publics s’y accrochent et crient “Au loup” quand quelqu’un dit la vérité !

Mais revenons à notre ridicule “soirée électorale’‘ : depuis 15 jours, avons-nous été excités sur ce sujet, comme nos télés savent si bien le faire ! Moins il y a à dire, plus l’écran est saturé. En fait, les résultats étaient prévisibles dans leurs grandes lignes : (a)- le peuple ne pouvait que marquer ce qu’il voulait (en clair : ne plus voir les gueules malfaisantes qui polluent ses soirées et ses ’’JT’’). (b)- mais les tripatouillages devaient, une fois de plus, remettre ’’le mauvais” à sa place et “les mauvais” à la leur. Et donc, rien de sérieux ne pouvait se passer avant le second tour. Bingo ! On y est. Et chacun a ressorti le même discours écrit une fois pour toute : l’immigration et l’immigration pour le RN… l’immigration pour les mélenchonistes – mais pas la même : la leur est mortelle –… et l’Europe (celle-là est mortelle aussi !) pour les quelques poignées de feu les macroniens qui n’ont rien compris – depuis le tout début !

Il va falloir suivre les méandres mortifères de la doxa – reste à la mode alors qu’elle n’a jamais (NB : je veux bien dire “jamais”) donné quoi que ce soit qui vaille la peine d’être mentionné… La ritournelle est simple : tous les postes pris, il ne reste rien pour un néo-arrivant. La consigne est donc : “Pas une seule voix pour ceux qui pourraient prendre mon siège et mes prébendes !”. Mais que tout cela pue ! Et comme je regrette ma balade d’hier, en chaussures de ville à 2500m d’altitude, là où l’air est pur et les politiciens absents…

J’arrête là : une fois de plus… comme j’ai mal à ma France ! Se dire que, un Français qui s’est déplacé sur trois a pu décider, en son absence totale d’âme et de conscience, de glisser dans l’urne un bulletin aux couleurs rouge sang de Mélenchon… Même si beaucoup parmi ceux qui l’ont fait se foutent totalement de la France – quand ils ne la haïssent pas ! –, on est en droit de se demander si, comme le disent certains clairvoyants, “tout n’est pas foutu, pour de bon, cette fois’’ !

H-Cl.