VILLEPINTE : LES DEUX PREMIERS INVITÉS DU PREMIER RANG

Dans toutes les réunions, il existe toujours une pratique qui consiste à faire attendre la vedette. Dans les music-halls, ce sont les vedettes « américaines » et « anglaises » qui tentent leur chance. Il ne faut surtout pas les mépriser, car si elles sont là, c’est qu’elles ont déjà bien du métier, et que la confiance leur est accordée. Et puis, qui sait, peut-être qu’un jour, elles occuperont la deuxième partie.

Ce dimanche à Villepinte, il s’agissait de bien plus sérieux que de « venir voir les comédiens », comme chantait le regretté Charles Aznavour. Il s’agissait d’entendre et de jauger les voix de demain, un demain qui est si proche, et que nous aimerions voir débarrassé de tout un tas de vieilles casseroles.

Je vais donc vous parler de ceux que la « grande presse » met un peu vite de côté.

 

VIJAY MONANY
VIJAY MONANY

LE PREMIER EN PISTE : VIJAY MONANY

Il fait partie de ceux qui ne mettent pas leur langue dans leur poche. Déjà en 2019, alors conseiller départemental de Seine-Saint-Denis et élu du Blanc-Mesnil, il affirmait à la Convention de la droite : « La France est une terre d’accueil, cela fait partie de sa grandeur, mais la France est aussi une terre d’assimilation. Ceci est la condition de cela. Dans la mesure où on ne peut plus assimiler, on ne doit plus pouvoir accueillir [1]. »

À l’époque, il était élu du LR, mais restait un peu en retrait. Maintenant, il en est clairement « retraité » c’est-à-dire qu’il a nettement avancé.

J’ai repris son discours, bref mais clair, plus clair que le son retransmis par les haut-parleurs à l’endroit où je me trouvais, et rajoutez les applaudissements frénétiques. Si bien que vous devrez me pardonner quelques blancs. Mais le ton général ne fait aucun doute. Le voici :

« Si je suis ici, c’est parce que j’aime la France plus que tout. Et parce que je crois en son idéal pour tous.… Si je suis ici, c’est parce que l’assimilation est l’idée la plus antiraciste qui soit. C’est cette idée… sa civilisation… son histoire… c’est le génie français, ce qui voudrait dire que, qui que tu sois, quelle que soit ton origine, quelle que soit la couleur de ta peau tu peux être français comme un autre, si tu acceptes de ressembler à la nation qui t’accueille… la France demeurera quoi qu’il arrive la patrie de… mon cœur, j’y suis né…   et je me suis efforcé à mon tour de la défendre de mon mieux. Si je suis avec Éric Zemmour, c’est parce que je crois que c’est …      assimilation, c’est parce que je veux que dans tous les départements de France, chaque Français, chaque enfant puisse se dire avec fierté, j’aime la France plus que tout. Merci de votre attention. »

Remarquez bien qu’il était le premier à « entrer dans la danse » et qu’il insistait fortement et justement sur le point fondamental de l’assimilation, celui-là même qu’Éric Zemmour posait en point d’orgue à son discours programmatique, celui que les bonnes consciences ne veulent pas entendre. Les bons sentiments sur le papier, d’accord, mais pas de ça chez moi !

 

LAURENCE TROCHU
LAURENCE TROCHU

EN DEUXIÈME POSITION, LAURENCE TROCHU

Vous la connaissez si l’association Sens commun éveille un écho en vous. Issue du parti LR, elle en est maintenant plus qu’éloignée, hors les murs. Et c’est très bien. Voici donc le Mouvement conservateur. Physiquement parlant, un mouvement qui conserve son énergie, c’est remarquable. Les puristes de la physique vont chipoter. Mais ne confondons pas les scientifiques et la politique. Donc, Mme Trochu est la bienvenue dans le camp de la vraie fierté.

Voici son discours, qu’elle a eu la bonne idée de mettre sur son site [2] ce qui m’a évité bien des reprises sur l’enregistrement.

« Chers amis d’Éric Zemmour,

Chers amis conservateurs,

« Nous ne savons pas quand, nous ne savons pas qui, mais quelqu’un viendra, qui aimera à la fois la loi et le peuple, la patrie et la pensée et qui aura cet honneur et ce bonheur de compléter la liberté par l’ordre et l’ordre par la liberté »

Le 3 septembre 1848, dans les premiers jours de la République naissante, le quotidien l’Évènement publiait cet article qui visait à faire émerger la candidature de Victor Hugo. Elle revêt un réalisme saisissant en ce jour de décembre.

Aujourd’hui, nous avons devant nous un homme qui aime à la fois la pensée, le peuple et la nation, l’ordre et la liberté. Éric Zemmour est le candidat qui fait naître l’espérance d’une France, notre France, redevenue grande et fière. Éric Zemmour est le candidat de l’amour de la France.

En homme qui aime la pensée et la patrie, Éric Zemmour fait à nouveau respirer l’engagement politique de ses deux poumons, la réflexion et l’action. Parce que les politiciens ne côtoient plus les idées, ils n’ont plus de vision, ils n’ont que des catalogues. Depuis des années, les Conservateurs alertent sur la décomposition idéologique de la droite. Cette droite aurait dû proposer une réelle alternative crédible au progressisme de la gauche, berceau d’Emmanuel Macron. Elle n’a pas saisi la nécessité de lui opposer une vision de l’homme et de la société fondamentalement différente de la ligne post-nationale, multiculturaliste et transhumaniste qui liquide notre pays. Avec Éric Zemmour, nous avons retrouvé ce goût du débat, le sang de notre démocratie, qui la vivifie et lui offre un avenir.

Éric Zemmour aime la loi et le peuple, la loi que le peuple s’est donnée. Avec lui, ce que nous appelons de nos vœux, c’est une nation qui retrouve son autonomie et sa souveraineté : nous ne voulons plus de l’impérialisme abusif des juridictions supranationales, nous ne voulons plus de la « prison des peuples » qu’est devenue l’Union européenne, à la merci d’une Commission obsédée par « l’inclusivité ». Sous prétexte d’inviter au respect, elle verse dans l’endoctrinement le plus caricatural : ne parlons plus de « la période de Noël”, mais de « la période des vacances », ne parlons plus de « citoyen », car ce serait exclure les migrants irréguliers.

De qui se moque-t-on ?

Il est grand temps de compléter la liberté par l’ordre et l’ordre par la liberté ! Que la nation retrouve son autorité, sa capacité à décider et être obéie, sans que des « quartiers » ou des communautés aient le loisir d’échapper à la loi commune. Nos politiques ont laissé faire pour de mauvaises raisons où se mêlent repentance, honte de soi ou peur du scandale. Mais le seul véritable scandale, ce sont ces zones grises, hors du droit, où ni la police, ni la justice ne pénètrent plus.

Alors oui, il revient à Éric Zemmour l’honneur, c’est-à-dire la charge de conserver l’identité de la France, cette identité acquise sur les champs d’honneur. Elle est ce qui nous lie et nous relie aux générations précédentes : la transmission de l’héritage reçu, la connaissance de notre histoire, de nos racines gréco-latines et judéo-chrétiennes, de notre langue, de nos traditions et de notre mode de vie. Cela nécessite de retrouver une instruction publique exigeante et performante, à même de former le jugement critique de nos élèves.

Nous partageons ce souci de l’unité de la nation. Parce que la fraternité, prônée sur les frontons de nos mairies, se découvre d’abord dans les liens familiaux. Protéger ces liens, c’est construire la cohésion nationale. La famille, c’est là que tout commence et que tout doit recommencer.

Nous partageons cet amour du “chez soi”, le lieu où nous sommes, avec nos familles et nos voisins.  Français des villes et Français des champs, c’est cet attachement à une terre qui justifie nos préoccupations écologiques. C’est précisément ce que les guerriers écolos sont incapables de comprendre, eux qui ne parlent que de la planète, concept vide et désincarné.

Éric Zemmour est un homme de devoirs, un homme libre, au prix de sa propre vie. Notre liberté politique est en grave danger quand les fascistes des black blocks et des antifas, sous la neutralité bienveillante du pouvoir actuel, menacent ce grand meeting d’aujourd’hui. La liberté n’est plus aimée : regardons comment elle a été abandonnée avec une facilité déconcertante aux docteurs Knock qui nous gouvernent ou aux GAFAM qui nous dirigent.

C’est aussi l’espèce humaine qu’il s’agit de ne pas aliéner. Réduit par les antispécistes à n’être qu’un animal parmi d’autres, promis par les transhumanistes à une humanité augmentée où ne subsisteraient que les plus beaux et les plus forts, l’homme du XXIe siècle doit se rappeler que les limites protègent notre liberté.

Alors aujourd’hui si nous les conservateurs nous engageons à vos côtés, ce n’est pas pour pleurer ensemble un déclin ou déplorer un suicide. C’est pour réaffirmer la nation dans sa liberté, son autorité et son identité. Cela impose de recoudre le tissu déchiré, de retisser le sentiment de former une Nation : ce sentiment, nous dit Renan, fondé sur des affections et des souvenirs partagés, mais aussi sur des projets communs​.

Des projets communs, nous en avons ! Recevoir, aimer, protéger, améliorer, transmettre sont les maîtres-mots des Conservateurs : Nous voulons avec vous proposer quelque chose de grand pour la France et les Français. Être vivants, debout et fiers. »

Avouez qu’ordre et liberté, ça sonne mieux qu’une certaine devise plus que dévaluée.

Bonnes pensées

Bonnes décisions

Bon vote

Antoine Solmer

[1] https://lincorrect.org/vijay-monany-il-ny-a-aucune-mystique-plus-puissante-que-celle-de-la-france-eternelle-et-de-ses-deux-mille-ans-dhistoire-lincorrect/

[2] https://www.mouvementconservateur.fr/discours-de-laurence-trochu-a-villepinte-le-5-decembre-2021/

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