Je reprends ici un article de notre ami HCl consacré à Noël, à ses crèches, à son esprit. Sur les crèches, en particulier provençales, vous en apprendrez beaucoup. Profitons-en tant qu’il en est encore temps, tant est lancée la vitesse à laquelle avance le train de l’islamisme que nous rencontrons « de bon matin »sans y voir les fameux « trois grands rois qui allaient en voyage » (pardon M. Bizet et autres fervents de cette ancienne marche). Et merci à nos maîtres des petites classes qui nous la firent apprendre et chanter pour les vacances de Noël, et non « d’hiver ». Et les petits musulmans la chantaient aussi. C’était un temps où les instituteurs de tout bord ne suaient pas de haine contre la religion.
L’article de Claude est donc doublement de circonstance. Il l’est même triplement puisqu’il s’insère parfaitement dans ma série sur la civilisation, et que célébrer Noël fait partie de ses piliers. Un pilier malheureusement bien miné. Il s’avance de bon matin, le train des dinosaures en voie d’extinction, si une révolution mentale de grande envergure ne se lève pas.
Peut-être, en cette nuit sainte, naîtra un enfant porteur de la torche salutaire. Si tel est le cas, nous ne le verrons pas. Cela n’empêche pas de l’attendre… jusqu’à ce qu’il soit définitivement trop tard.
Joyeuse et sainte fête de Noël !
Antoine Solmer

Depuis que ce blog existe (le 15 novembre 2013), nous avons toujours, à cette époque de l’année, célébré Noël, sans nous arrêter à ou sur une année particulière : l’important, c’était Noël en tant que immense Fête planétaire et éternelle, à la fois exaltation de la naissance, de l’enfance, de la maternité pour tous les humains, et de la pérennité de la race humaine “tirée” en avant par ce qui lui est arrivé de plus beau, de plus prometteur, de plus libérateur : sa foi chrétienne, pour ceux qui ont la chance de croire. Cette année, en revanche, c’est “Noël 2023” qui est à la fête : personne ne peut jurer qu’il y aura un Noël 2024… ou un de ses suivants immédiats, et sous quelle forme.
En ces temps de deuil “tous azimuts” où le Beau, l’Éternel, le Vrai et le Bon (pour l’humanité) semblent avoir temporairement cédé le pas au Laid, au Faux, au consommable et au vénal-revendicatif-mensonger-haineux… il semble urgentissime de rétablir les “fondamentaux” (qu’on appelle aussi : les vérités premières) pour que nos contemporains redeviennent conscients de ce qu’ils risquent de perdre… et qu’ils ont, hélas, déjà commencé à perdre pour de bon… En ce temps de l’Avent, je viens de terminer ma crèche provençale, tout un petit peuple de “santouns” qui sont tellement jolis qu’ils ont fini par attirer l’attention (qui ne peut être que haineuse) de spécialistes de la déconstruction qui n’ont, dans leur ligne de mire, que de la laideur, qu’un faux égalitarisme et que des sentiments vulgaires, qu’ils ont bien du mal à déguiser sous des oripeaux trompeurs.
Dans un monde qui n’est menacé sérieusement que par l’islam – les autres menaces étant le fait de pays (Chine, Russie, Corée du nord, Turquie, Azerbaïdjan, et quelques autres), qui dépendent de dirigeants hystériques ou de vengeances historiques – la haine pour les chrétiens atteint de plus en plus souvent des sommets inacceptables (d’autant plus “moches” que des meneurs-menteurs éhontés baptisent ces horreurs “de l’islamophobie”, ce qui est à la fois un mensonge pour les émetteurs et une double peine pour les récepteurs de ces vilenies…). Je vous invite à une escapade poétique, devenue si rare, en dehors des sphères privées…
Dans ce monde que nous avons –par notre passivité et notre “je-m’en-fichisme”– permis à des mauvais dirigeants sans foi ni loi d’ériger contre nous, une simple crèche provençale est un moment de beauté, de grâce et de douceur dans un monde de brutalité et de violence, où les destructeurs, les ravageurs, les progressistes, les menteurs et les soi-disant-libres-soi-disant penseurs (ce sont souvent les mêmes !) et les djihadistes, sont remplacés par des personnages traditionnels de la Provence, les santons (santoun = petit saint, en provençal), s’inspirant de scènes de la vie locale telle qu’elle était au XVIIIe siècle. D’abord “crèches d’églises”, on les trouve en Provence au début du XIVe siècle, dans le sillage de la Contre-réforme, importées d’Italie par les Oratoriens (très attachés à la dévotion à la Sainte Enfance). Partie visible de notre patrimoine, elles constituent une partie invisible de notre salut, et c’est pourquoi les destructeurs les haïssent si fort et les pourchassent de leur haine. Je vous propose d’en faire, cette année, le symbole de notre lutte vitale contre la forme dépravée de l’actuel obscurantisme athéiste.
Les crèches domestiques n’ont fait leur apparition qu’à la fin du XVIIIe siècle sous la forme de niches ou de boites vitrées présentant la nativité entourée de saints personnages, la “chapelle”. Ce n’est qu’à la révolution et à cause de l’interdiction de toute pratique religieuse que cette chapelle évoluera en crèche domestique telle que nous la connaissons, principalement grâce à l’invention par Jean-Louis Lagnel (1764-1822) du santon d’argile crue, moulé en série, qui est toujours utilisé par les santonniers actuels, même s’ils utilisent l’argile cuite plus résistante. Cette crèche domestique est donc un symbole et un vecteur de Liberté contre l’absolutisme de ceux qui se disent “tolérants”, qu’ils soient laïcs, progressistes ou, pire encore, “libres” (sic !) et “penseurs” (re-sic !) et elle va, comme telle, se répandre peu à peu en Provence, et de là un peu partout en France et hors de France… au pont de susciter les foudres et la haine confite (en un ou deux mots ?) des ennemis de la liberté.
Cette crèche provençale est, en fait, le fruit d’un itinéraire unique, “mêlant au fil du temps le profane au religieux”… comme le dit joliment Marcel Carbonel, prestigieux santonnier provençal. Les jolis santons évoquent des personnages typiques ou célèbres du folklore des pays d’Oc, ou représentent les petits métiers du temps : le berger et ses moutons, le meunier, le boulanger, le rémouleur, le pêcheur, la lavandière, la poissonnière, le chasseur, le ramoneur et lou Conse (= le Consul, le Maire), l’ange Boufarèu (qui souffle dans sa trompette pour prévenir les bergers), l’arlésienne, l’aveugle et son fils, le tambourinaire, le boumian et la boumiane (les bohémiens) et lou ravi (accent tonique fort sur le “a”, s’il vous plaît !) et tout un peuple de gens pauvres, qui apportent ce qu’ils on trouvé chez eux pour aider “lou Pitchoun” (= le tout-petit) : qui une bercelonnette, qui de la nourriture, des œufs ou une poule, et qui, bien sûr, un agneau…
La tradition veut que chaque année, la crèche soit mise en place peu avant Noël pour n’être défaite qu’au début février, à la Chandeleur. Chacune se singularise par le choix de ses santons, des accessoires utilisés, des représentations des maisons villageoises et par la variété de la végétation choisie (mousse, lichen, houx, branches de pin, etc.). Pour harmoniser la crèche et simuler la perspective, des santons de différentes tailles sont utilisés. Les plus grands sont placés sur le devant, ce sont traditionnellement le berger et son troupeau, ensuite rejoints par les rois mages. Les santons dits “puces” sont mis dans le fond de la crèche, pour figurer le lointain.
Au début du XIXe siècle, dès après le Concordat de 1802, les crèches traditionnelles avaient retrouvé leur place dans les villes, et la commune de Paris les a souvent mis à l’honneur dans divers lieux de la capitale, en particulier sur le parvis de la Place de l’Hôtel de Ville avant que l’espace vert bordé de voies de circulation qui existait naguère devant la façade du bâtiment ne devienne la place goudronnée actuelle. Autres temps, autres mœurs ! Pourtant, c’est à cette riche page de notre roman national qu’une poignée de destructeurs idiots, qui font le jeu de l’islam – qui les égorgera les tout premiers comme ennemis de Dieu ou d’Allah – suivis, encouragés et soutenus dans cette tâche (qui est une tache) par des juges dénués de toute… jugeote et par des maires qui mériteraient bien de se voir attribuer leur titre en provençal, – car ce sont de vrais… “conses”– tournent le dos à tout ce qui constitue notre seule chance de nous sortir un jour de la m…fange dans laquelle ils rêvent de nous voir enterrer notre civilisation.
Le pire – leur rêve, notre cauchemar – n’étant jamais la seule issue, il n’est jamais inévitable. Vous verrez : les santons, ces “petits saints” vont réussir à nous sauver de l’absolutisme de la “bien-pensance” et du “politiquement correct” (sic, encore !) – mais pas sans notre aide active, bien sûr. Il est temps de se réveiller, de “se mouiller” et de se “bouger”. Alors… Un très “JOYEUX NOEL”.
H-Cl.
PS : Avec cet “éditorial” se clôt pour nous l’année 2023, “annus horribilis” s’il en fut, pour moi. Nous nous retrouverons le 9 janvier 2024 au matin, si Dieu le veut, prêts pour de nouvelles aventures, de nouveaux partages, de nouvelles analyses, de nouveaux clins d’oeil. D’ici-là, je vous souhaite de jolies vacances, un très joyeux Noël et un bon début d’année… Et je nous souhaite à tous que, pendant cette “trêve des confiseurs”, tous les malfaisants, les mal-pensants, les destructeurs et les progressistes (ce sont les mêmes !) qui polluent nos palais nationaux, nous laissent un peu respirer librement, c’est-à-dire sans eux ! Au lieu de ne penser qu’à “ce qui pourrait faire ou pas le jeu du RN” – ce qui semble être la seule préoccupation de tous nos “conses”, à quelque niveau que soit leur siège (de plus en plus souvent… percé, hélas pour nous !)– n’ayons pas peur de chanter en chœur ces jolis mots, que ces anachroniques croient démodés : “ JOYEUX NOËL ”…

