IVG : INFLATION VICELARDE DE GAUCHE

Le petit bassin des sénateurs a donc accouché d’une greffe para-constitutionnelle censée croître et embellir comme tout marmot moyen. 267 sénateurs se sont exprimés jusqu’à expulsion de tout remords et 50 ont voté selon la logique de la conscience contre l’inconscience, de la vie contre la mort.

« Trois heures d’intenses débats » nous dit France Bleu[1] pour ce vote « favorable ». On aurait pu éviter un adjectif à double sens, au moins pour un sujet pareil. Ce n’est pas grave, puisque l’écriture automatique suit la pensée troupière. Chacun fait ce qu’il peut sur un clavier d’ordinateur. Précision : «  La constitutionnalisation, portée par la majorité et plébiscitée par la gauche, l’opinion publique et les associations de défense des droits des femmes… »

Au moins, on sait de quoi et de qui on parle. Surtout on comprend que « les droits des femmes » ne s’intéressent absolument pas au droit de protéger la vie des enfants à naître. Je pense qu’il aurait fallu écrire les droits des Fââmmmes. C’est un des défauts de l’écriture de ne pas traduire les prononciations qui ajoutent du sens, en général de la direction gaucharde. Nous devrions nous entraîner à cela.

Bref, si j’avais été sénateur, j’aurais tout tenté pour faire dérailler ce train. A minima, j’aurais freiné à mort, puisqu’il était question de vie. Mais de vies qui ne comptent plus devant les jeux d’arcade des vieux arcandiers du Palais du Luxembourg. Je m’explique.

On parle à tort et à travers – obstinément et vicieusement – d’IVG. Ce n’est pas anodin. C’est un vieux principe de désinformation pour effacer des pensées la réalité de la chose. Désolé de revenir à la réalité : lorsque vous interrompez la lumière dans votre chambre, vous la remettrez à volonté. De même, je n’ai jamais vu qu’un homme interrompu dans son discours en soit tué.

L’avortement reste la suppression d’une vie. Il y a des professionnels pour cela et à l’inverse, des clauses de conscience qui débordent même du cadre médical. Que sont-elles devenues ? Que deviendront-elles dans l’ambiance péri-médicale actuelle où les pouvoirs exécutifs, appuyés par des structures comme l’OMS, veulent régenter nos vies, diriger les conduites de ceux qui se destinaient à nous et nous prolonger, et surtout accélérer nos morts ?

Mme Veil ne parlait pas d’IVG et n’envisageait d’avortement que dans des cas de détresse absolue. De plus, il était question d’une période d’épreuve et d’études. J’imagine qu’elle doit se retourner dans son caveau. D’autant plus que les avortistes la font mentir en se cachant derrière son ombre. Pour en revenir à Mme Veil, je n’ai que deux hypothèses : où elle s’est fait « avoir » par de plus « politiques » qu’elle (au sens péjoratif du terme), ou elle savait ce qu’elle déclenchait. Dans le premier cas, c’est cette condition de « détresse absolue » qu’il aurait fallu mettre dans la Constitution. Dans le second, je serais d’avis de faire entrer des tracteurs dans ce bâtiment de la rue Soufflot et de « sortir les sortants ». De toute façon, je ne comprends pas que Mme Veil, ayant souffert dans les camps de concentration du Socialisme National de M. Hitler, se soit dégradée à promouvoir cette croisade mortifère qui en est, en France, à quelque 10 millions de vies perdues en 50 ans, comme je l’avais montré, courbes à l’appui, dans un article précédent. Elle aurait pu, au moins, « passer le bébé » à quelque plus proche des pensées mortifères, quelqu’un de gauche. Il n’en manquait pas. Il n’en manque toujours pas.

On nous rebat les oreilles avec la nécessité d’éviter les fils de fers, les cintres et autres manœuvres abortives sauvages. Y en a-t-il encore ? J’aimerais qu’on me le prouve, chiffres et expertises à la fois. En tout cas, je ne vois aucune information médicale en ce sens. Il faut le dire et le répéter : les services de chirurgie ne sont plus encombrés chaque lundi matin des complications liées aux travaux dominicaux des « faiseuses d’anges ». Et cela depuis des dizaines d’années.

Car, le paradoxe, si paradoxe il y a, est que cette montée en puissance des avortements légalisés est contemporaine de la « pilule » en dépit des progrès qualitatifs de cette méthode. De plus, nous voyons dans les articles médicaux une « explosion du nombre de vasectomies en France[2] ». Au moins, ces hommes-là ne seront pas fauteurs indirects d’avortements. Cherchez la faille ! Elle tient au défaut de volonté de vie de l’Occident. Toutes les études démographiques le prouvent. Là est la réalité du problème que l’on veut constitutionnaliser : celui de notre mort sociale et civilisationnel.

Je laisse de côté les questions de droit qui ne manqueront pas de surgir, d’encombrer les tribunaux qui croulent, de réjouir les juges de gauche, et de charger la barque jusqu’à la faire couler. L’orchestre du Titanic n’en finit pas de jouer.

Antoine Solmer

[1] https://www.francebleu.fr/infos/societe/ivg-votre-senateur-a-t-il-vote-pour-ou-contre-son-inscription-dans-la-constitution-3079840

[2] Egora, numéro 390, semaine du 19 au 25 février 2024.