
Est-il vraiment étonnant que Claude Henrion m’ait grillé la politesse pour écrire l’article qui suit, extrait de Comprendre demain, lequel correspond absolument à ce que j’allais écrire, au style près ? La réponse est évidemment négative, et c’est heureux. Claude m’a évité la perte d’une heure de ma vie en « s’y collant ». Chacun son pensum. Mais puisqu’il en a retiré la substantifique moelle, nous le remercions. Et, très franchement, entre trois minutes de lecture de Claude et des mois d’hallucinations gouvernementales, je sais où trouver mon miel. Il va être temps d’en enduire les bulletins de vote.
A. S.
Pourquoi s’entêtent-ils ?
Et voilà. Encore une longue heure où il nous a fallu écouter les divagations, cent fois ressassées, de l’équipe de bras cassés (mais têtus !) qui sont aux manettes. On a l’impression qu’ils n’apprennent rien de leurs échecs, ce qui est inquiétant, s’agissant de gens qui se sont arrogé tant de pouvoirs, indus, immérités et dont ils prouvent chaque jour qu’ils sont indignes : ils pataugent… en se cachant derrière un air autoritaire aussi convaincant que leur nullité foncière… Finalement, ne seraient-ils pas tyranniques à proportion de leur doute de ce qu’ils disent ? Notre grand Chef a tout de même précisé, hier : “nous prendrons toutes les décisions qui devront être prises” (sic !), ce qui a rassuré tout le monde. Ouf ! On a eu peur !
Je me suis inspiré des travaux que mène l’épidémiologiste Alice Desbiolles, auteur, en septembre dernier d’un excellent ’‘l’Eco-anxiété : vivre sereinement dans un monde abîmé’’ (Fayard) sur un tout autre sujet, pour répondre à une question totalement passée sous silence alors qu’elle est fondamentale : “Et si le grand coupable de tous nos malheurs en cascade (le virus lui-même, mais aussi et surtout les dégâts immenses faits à notre Nation, à notre économie, à nos enfants, à nos vieux, à nos actifs, à nos entrepreneurs… et à notre futur, compromis pour des décennies) était le fait que nos dirigeants sans expérience, dans leur nullité encyclopédique, se sont accrochés à un modèle… qui n’était pas le bon ?”.
Dès le début des conséquences du “mariage pour tous” entre un pangolin et une chauve-souris, nos nuls multi-diplômés mais sans la moindre sagesse et sans la moindre jugeote, ayant décidé qu’on était en présence d’une pandémie (le mot pèse lourd, c’est certain !), se sont accrochés à un “modèle” bio-médical qui était porté et promu par des modéliseurs d’épidémies, des infectiologues et des réanimateurs-urgentistes, aussitôt promus “Experts” par des énarques sans le plus petit don naturel pour la réflexion, la remise en cause, la recherche de progrès : un énarque, ça SAIT, par définition, et ça n’éprouve donc jamais le besoin de se demander si ce qu’il sait (ou croit savoir) est adapté au problème à résoudre.
Résultat : le covid était une urgence absolue, et devait donc devenir sans attendre le seul élément de prise de décisions, au détriment de tous les autres paramètres de santé (la vraie “santé” puisant à de multiples sources, c’est évident). Ils ont donc abandonné (ils disent “déprogrammé”, dans leur “volapük” irremplaçable) toutes les autres pathologies infiniment plus graves. Et puisque c’était -avaient-ils décidé- une maladie infectieuse, il n’a plus existé qu’une seule vérité (réputée “scientifique” contre toute évidence) : la réduction des transmissions virales, alors que Richard Horton, rédacteur en chef du “Lancet” répétait qu’on se trouvait à la croisée de deux types de pathologies qui interagissaient : l’infection Sras-Cov2 d’une part, et d’autre part un éventail de maladies non transmissibles (obésité, cancer, troubles cardio-vasculaires ou respiratoires, et le facteur si mal connu qu’est le grand âge).
En fait, ce que nos dirigeants, prisonniers de leurs affreux “modèles”, n’ont toujours pas compris, c’est que nous ne sommes pas (et n’avons jamais été) devant une épidémie ni devant une pandémie, mais en présence d’une “syndémie” (néologisme qui caractérise un mélange complexe de maladies et d’infections avec des facteurs biologiques et environnementaux en une synergie qui aggrave les conséquences de ces maladies sur une population)., ce qui explique que ce sont les personnes plus fragiles économiquement ou qui cumulaient les comorbidités qui ont payé le plus lourd tribut au covid 19 et à la manière lamentable dont il a été géré, les conséquences des confinements sociaux étant caractéristiques. Delfrassy, Salomon, Véran et même le couple Buzyn, ces regrettables oiseaux de mauvais augure, n’ont d’autre raison de nous avoir pourri la vie que cette erreur énorme.
Et comme si on avait besoin “d’en rajouter une couche”, voilà que certains découvrent que tous nos malheurs récents tiendraient, en ultime ressort, à un manque chronique de quelques centaines de lits techniques, dans quelques hôpitaux dans quelques régions de France… ce qui est un autre des mensonges caractérisés qui sont la trame de notre quotidien que tout cela transforme en drame permanent : des milliers de lits attendent, vides, inutiles… mais ils ont le tort d’être “dans le privé”, ce qui est une tare ineffaçable aux yeux de certains syndicats hospitaliers. Et… vous savez quoi ? Nos virils (?) rouleurs de mécaniques, toujours prompts à priver toute la population de ses droits les plus élémentaires, de toute joie de vivre, de travail et de tout futur, capitulent devant ce ‘’diktat’’ insensé…
Résumé de cette pantomime dramatique : on continue, a dit le grand homme tout petit, et même on en rajoute un coup : les deux premiers confinements n’ont servi à rien ? Qu’à cela ne tienne, on remet ça, mais en changeant 1 heure par ci et 10 km par là. Et non seulement il n’est pas question de reconnaître qu’on s’est trompé et “qu’on a tout faux”, mais plus de la moitié de la barbante prestation primo-ministérielle a été consacrée à s’auto-congratuler en rond (mais tout seul) de toutes les décisions antérieures. Une bonne nouvelle : ceux qui auront le courage de se mettre devant leur ‘’télé’’ pourront assister demain à la vaccination de notre Premier Ministre en direct et torse nu. Une répétition de la nuit des Césars ? On ne méritait pas ça ! Bon courage, amis de confinement pas plus convainquant que les autres !
H-Cl.

