Quand avons-nous perdu les pédales ? ( I ) : l’égalitarisme.

Permettez-moi de vous présenter une “petite série” d’articles signés par Claude qui devraient entrer dans les oreilles de nos dirigeants-vers-le chaos,   de force si nécessaire. Aujourd’hui : panorama et égalitarisme.

  • *       *       *       *       *       *       *  

En plus de onze ans d’existence de ce “Blog”, je crois n’avoir jamais reçu autant de mails sur un sujet d’actualité. On sent une inquiétude qui, sourde et cachée jusque là, aurait soudain besoin de s’exprimer. Avec la généralisation des coups de couteaux (qui est la conclusion prévisible de leur terrifiant et irresponsable “ vivre ensemble”), un cap semble avoir été franchi dans l’horreur, révélant l’impossibilité grandissante d’être, simplement, “heureux, chez soi, normalement”, en France.

Le “système” a aussitôt étouffé ce qu’il s’entête à désigner, contre toute intelligence, par “des impressions de…”. Nos nuls-au-pouvoir se répandent en mots creux : “intolérable, inadmissible, inacceptable”, et puis… ils tolèrent, ils admettent et ils acceptent. Ils prennent un air viril (?) pour lâcher des : “c’est inqualifiable’’, à propos d’événements qui, pourtant, sont faciles à qualifier : il suffirait d’oser enfin appeler ’‘chat”, un chat… Mais eux n’iront pas plus loin que d’annoncer un “Grenelle” de plus, évidemment aussi inutile que tous les autres.

Car la vérité est ailleurs, et je suis si révolté devant la nullité et la trouille permanente de notre personnel politique, que, pour une fois, je vais “me lâcher”, en espérant ne pas trop choquer de lecteurs. Si certains détestent mes analyses sur ce sujet grave, je leur demande pardon et je les supplie de me garder leur amitié : la Vérité plaît rarement ! Simplement, pour ne pas rendre la lecture de cet éditorial trop indigeste, nous étalerons sur trois ou quatre jours la description des tares responsables de tout ce qui va si mal autour de nous :

(1)- Tous nos concepts égalitaristes, qui ont déjà commencé à détruire notre civilisation…

(2)- Leurs conséquences les plus aveuglantes…

(3)- Le refus persistant de voir que se profile l’effroyable “Umm el-Herb”, cette Mère des batailles qui doit (?) opposer l’islam – ou plutôt : ce qu’il devient – d’un côté, et… tout le reste de l’humanité, de l’autre.

Et (4)- une des coupables de tout ce qui précède… et qui hélas n’a pas fini de nous assassiner : l’Europe, telle que réinventée par les progressistes..

(1)- Nos folies conceptuelles. Fils indignes des soi-disant Lumières, nos lumignons progressistes de Gauche ont tenu à garder le “software” des années 1750… dans un monde où règnent l’ordinateur, les réseaux, et l’intelligence artificielle ! Dans tout l’outillage créé par les Encyclopédistes, ils ont tenu à conserver le concept-fou d’égalité. Pour ces dystopistes, tout doit être “égaux ensemble” (sic !) à tout le reste, contre toute évidence. La seule finalité de leur nouveau monde redéfini par l’absurde consisterait à mettre le signe “égal” ( = ) entre tout et n’importe quoi, surtout s’il est évident qu’une telle égalité ne ressemble à rien de sensé ! Par exemple : en quoi et sur quels critères un Homme et une Femme sont-ils “égaux’’ ? le poids ? la biologie ? la taille ? les performances ? la volonté ? la résistance ? la force morale ? la configuration interne ? les modes de pensée ? Or tout notre édifice actuel repose sur cette énorme erreur d’analyse !

Première conséquence de cette horrible amputation de la Femme : elle l’a privée de la richesse de sa palette – tellement plus variée, en fait, que celle de l’Homme – en la ratatinant à la quête d’une égalité financière et hiérarchique qui, si elle est possible, bien sûr, ne peut avoir que des conséquences dramatiques : il a fallu la remplacer, dans un des rôles où elle est totalement irremplaçable, par des cohortes de gentilles “cap-verdiennes” ou autres, bien braves et qui donnent ce qu’elles peuvent donner – c’est-à-dire, en gros, rien : elles n’avaient (et n’ont) rien à dire, rien à transmettre, rien à dispenser, rien à enseigner, et pas la moindre “valeur ajoutée” à offrir… Deux ou trois générations plus tard, allez vous étonner que “nos enfants” – comme dit Macron – soient, comme lui, glacés, désinhibés, sans “sur-moi”, comme “étrangers”– et n’affichent plus ces vertus que leurs Mamans avaient transmis pendant des siècles, dans toutes les classes sociales, “socle” sur lequel avait pu se développer, vivre et palpiter notre formidable civilisation !

Et la seconde : si “la Femme est et n’est plus que l’égale salariale des hommes”, les dits hommes en perdent leur courtoisie, leur “bonne éducation”… et leur virilité, ce qui veut dire, un peu plus tard : plus de bébés !). À force de faire joujou avec des trucs qui nous dépassent et nous échappent en totalité, on abandonne à leur naturel – qui est bien loin des “bisounours” rousseauistes – tous les “nos enfants” dont se gargarise Macron… Mais ceci est une autre histoire, celle d’une, puis deux générations de parents en tout ou partie démissionnaires : que pouvaient-ils espérer d’autre… qu’un fort pourcentage de petits cons mal élevés et hermétiques à “l’autre”… et, hélas, quelques iso-monstres ? (Je réitère mes excuses à ceux qui voient les choses autrement).

N’étant qu’un petit “blogueur” de quartier et pas un sociologue, je m’interdis tout jugement sur le bien-fondé de cette compétition sur l’égalité salariale : sur un sujet aussi grave, chacun doit juger suivant ses “croyances” philosophiques ou religieuses et son expérience. En revanche, je répéterai toujours qu’il faut avoir conscience des conséquences de chacune de nos décisions importantes. Or, sur ce sujet, la conséquence (prévisible et inévitable) était simple : en une ou deux générations, ce choix, voulu, d’une suppression de toute “transmission” a détruit des siècles de processus de civilisation.

Toutes les bases d’une “société” digne de ce nom ont été négligées puis oubliées, à commencer par toutes les pratiques inspirées par la Révélation christique : des règles morales jusqu’à la manière de se tenir à table, des anciennes aménités quotidiennes jusqu’à “la bonne éducation”, la politesse, la galanterie ou le respect pour “l’autre”… tout a été englouti dans le tsunami de la non-transmission. Et avec elle, notre école, notre sécurité, le retour de la violence, la peur de l’autre, devenue “normale”,sans oublier les couteaux… Bref, ce que nous constatons tous les jours… Et le bonheur de l’enfance, en prime.

Après deux générations de démission, non seulement il ne reste rien ou très peu de l’ancien édifice protecteur de la société, et “nos enfants” sont en passe de devenir ces “sauvageons” que croyait voir Chevènement. Pensons à ce qu’ils pourraient-être à la troisième génération, au train où vont les choses… On a le droit de “flipper”! Mais la nature ayant horreur du vide et les Hommes ne pouvant exister sans invoquer “des choses qui les dépassent”, des progressistes (NDLR : donc : des dangers publics) ont remplacé toutes les anciennes vertus chrétiennes devenues folles (le mot est de Chesterton) par des folies bien plus mortifères, que nous considérons “normales”, parfois..

Bien entendu, ici comme en toute chose, d’autres facteurs sont à prendre en considération : il est évident que ce seul crime contre la pensée, le bon sens et la raison n’a pas engendré tout seul les horreurs qui nous ont conduit dans l’actuelle impasse – d’où nous ne sortirons pas en fermant les yeux sur nos propres erreurs. Mais qu’il se soit pas seul en cause et seul responsable n’est tout de même pas une raison suffisante pour refuser d’en voir les conséquences dramatiques… (à suivre).

H-Cl

Abonnez-vous à notre lettre d'information et rejoignez les 14 autres abonné·es.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *