
L’Islamo-gauchisme – ( I ) : mythe ou réalité ?
Le covid nous fait oublier le plus grave : la menace islamiforme permanente, et sa collusion avec les plus irresponsables de nos gauchistes, ceux qui osent prétendre que le terme “islamo-gauchiste n’a aucune valeur scientifique”, comme si leurs autres bobards (islamophobie, décolonialisme, culpabilité intrinsèque de l’homme blanc et autres stupidités) en avaient jamais eu ! Les “grandes consciences” (sans science) clament que l’islamo-gauchisme serait un mythe inventé par la droite (extrême, évidemment)… ce qui est un mensonge, comme tout ce qu’ils racontent.
Car cette arme de ‘’mass murder’’, conceptualisée sur un dévoiement de la pensée de gauche, a été revivifiée par Chris Harman, leader trotskiste du Socialist Workers Party. Il écrivait le premier, en 1994 que “les islamistes, en reprenant la vulgate anti-impérialiste, construiraient des groupes sociaux importants dont la colère devrait être canalisée vers des objectifs progressistes” (The prophet and the proletariat ).
Et en fouillant plus profond, cela fait bien plus longtemps que l’islam exerce une vraie fascination sur les mouvements d’extrême gauche. Longtemps après que Hitler et le grand Mufti d’Al Azhar eurent partagé des idées proches et communié dans leur phobie des juifs, l’avocat gauchiste Jacques Vergès (avec qui, sans du tout être “son ami”, j’avais co-écrit ’‘Des hommes et des valeurs’’ -Ed Hatier, 1994) s’était converti à l’islam, tout comme “Carlos”, le terroriste vénézuelien Illitch Ramirez Sànchez, qui avait fait de même. L’islam et le gauchisme, c’est une vieille liaison coupable, une complicité sur des doctrines mortifères. qui, chose étrange, s’excluent l’une l’autre… chacun espérant être celui qui bouffera l’autre tout cru…
L’islamo-gauchisme se définit comme un vide plein de rien, et les preuves de cette “non existence” sont nombreuses et en progression, au point que Frédérique Vidal, l’inutile et transparente ministre des universités et autres lieux de perdition (on dit, en novlangue macronienne : “de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation”) avait demandé au CNRS ’’un bilan de l’ensemble des recherches’’ en cours en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme. Courageuse, elle avait même vu que cette pandémie-là “gangrène la société dans son ensemble, car l’université n’est pas imperméable : il y a des gens qui utilisent leurs titres et l’aura qu’ils en tirent pour porter des idées radicales ou militantes” (Oh ! les vilains !). Et d’ailleurs, “des universitaires se disent empêchés par d’autres de mener leurs recherches, leurs études” a-t-elle affirmé, ce qui a révulsé certains réseaux sociaux, car dans ce sens-là, tout est permis ! “Z’avaient qu’à faire des recherches sur ce qui nous plaît, à nous, Na !”, disent les chantres de l’ouverture… fermée au Vrai, au Bien, et au Bon – pour l’Homme.
Les prêcheurs de mort (qui se croient “insoumis” parce qu’ils sont opposés à tout ce qui marche et favorables à ce qui n’a jamais fonctionné nulle part, fût-ce un tout petit peu), hurlent au loup : comme chaque fois que quelqu’un a une bonne idée, ils avalent leur dentier de rage non-maîtrisée. Faisant semblant de se demander “à quoi la ministre peut bien faire référence” (sic !), ils ont dit être “choqués par une chasse aux sorcières digne d’un autre régime” –un des cinq ou six clichés qui leur sert d’’ersatz d’intellect. “Vous n’avez rien d’autre à faire que de lancer une police de la pensée ?”, avait osé demander la députée Bénédicte Taurine (LFI) lors des questions au gouvernement. Comme toutes les gesticulations déraisonnables de ce qui reste de ce qui fut la Gauche, tout cela prêterait à rire si la société française n’était pas si gangrenée (mais attention ! Le truc n’est pas mort, il remue encore !).
“L’Islamo-gauchisme est une énième invention de la droite” répètent à satiété nos politicards incultes, nos faux intellectuels et nos syndicalistes engagés, la presse contaminée, les militants de gauche et des enseignants-chercheurs (on les confond : ils sont interchangeables !). Le diagnostic inverse, celui de Jean-Michel Blanquer, parle plutôt d’une “matrice intellectuelle venue des universités américaines et des thèses intersectionnelles”. Quant au philosophe Pierre-André Taguieff, ancien conseiller de Chevènement – donc pas un “frontiste” convaincu– il avait défini en 2002 ce mariage pour tous de la carpe et du lapin comme “une alliance militante de fait entre des milieux d’extrême gauche se réclamant du marxisme et des mouvances islamistes de diverses orientations (Frères musulmans, salafistes, djihadistes), une prise de pouvoir du décolonialisme à l’Université”. Cette nébuleuse floue englobe ces féministes voilées qui ont été incapables de condamner les actes de Tariq Ramadan lors du colloque “Stigmatiser : normes sociales et pratiques médiatiques”, à Paris II, au motif que “toute critique de l’islamisme est une posture néocolonialiste” (Ah ! les belles âmes ! Les honnêtes gens ! La belle moralité !).
Dans les domaines qui touchent à la sociologie, les universitaires non contaminés sont d’ailleurs choqués par la violence de ces escouades de fanatiques très peu nombreux mais bruyants comme dix fois plus, pour qui il est inconcevable de tenir un autre discours que celui de Philippe Poutou ou de la députée LFI Danièle Obono sur les questions de laïcité. Ces minorités très actives, se dressent vertueusement contre tout ce qui ne leur convient pas, créent des bâtons de justice viraux de type “hashtag”, afin de poursuivre sur les réseaux ceux qui osent ne pas sacrifier sans limites à tous leurs fantasmes mortifères – et mensongers, cela va sans dire.
La réalité, que quelques politiques et de rares médias pas encore ravagés par cette idéologie de fin du monde commencent à entr’apercevoir, est que cela fait une bonne décennie que, dans l’ombre et avec la complicité des “pantoufles”, l’islamo-gauchisme gangrène nos universités. Sur les bancs de nos ‘’facs’’ ou dans la recherche en sciences humaines, la gauche, désormais obnubilée par le bien-être des islamistes plus que par celui des ouvriers, a mis un pied et demi dans ce cloaque dont l’influence est grandissante dans nos universités. Un seul exemple ? A l’université Tolbiac (Paris), on assiste à une véritable bataille idéologique rangée , depuis que Jean-Michel Blanquer a nommé et pointé le péril que fait courir “l’islamo-gauchisme’’, au point que le Président ne sait plus comment camoufler sa trouille d’honorer Napoléon aussi bien qu’il le mérite… Pauvre France ! (à suivre)
H-Cl.

