LES DÉCISIONS ET LEURS REPRÉSENTATIONS (IV)

CHARLES RENOUVIER : L'UTOPIE DANS L'HISTOIRE
CHARLES RENOUVIER : L’UTOPIE DANS L’HISTOIRE

QUELQUES IDÉES

Ayant renouvelé notre regard sur les monades et, de cette façon, remis en selle l’homme sur le cheval Philosophie, il nous reste une étape à accomplir : ouvrir notre esprit sur ce qu’il se représente, sur ce qui est représentatif pour lui, dont il finira par établir sa propre représentation. Nous revenons sur nos pas pour mieux comprendre notre chemin.

Nous avons déjà parlé sur la nature représentative de la monade, vue par Leibniz et reprise par Jankélévitch.

Ici, nous ne pourrons passer sous silence les cartésiens, dont le plus connu d’entre eux qui posait que l’esprit ne connaît pas directement les objets, qu’il ne se les soit préalablement représentés par des idées. Ces idées pourraient donc en être les signes premiers. Remarquons que d’un signe à une signature, il existe une proximité non dénuée de risque. Si le signe indique, montre, suggère, la signature valide. Le doute possible inclus dans le premier terme est affirmé par le second qui s’engage.

Reconnaissons cependant que Descartes a aperçu l’écueil et a navigué pour l’éviter, quand il affirme :

« Par le nom d’idée, j’entends cette forme de chacune de nos pensées par la perception immédiate de laquelle nous avons connoissance de ces mêmes pensées…[1] »

Arnauld reprendra cette base dans sa discussion contre Malebranche :

« J’ai dit que je prenais pour la même chose la perception et l’Idée. Il faut néanmoins remarquer que cette chose, quoique unique, a deux rapports : l’un à l’âme qu’elle modifie; l’autre à la chose aperçue, en tant qu’elle est objectivement dans l’âme; et que le mot de perception marque plus directement le premier rapport, et celui d’idée le dernier [2]. »

Tentons une synthèse des mots forme (non traité ici), idée, matière, monade, perception, non dans leurs développements historiques des branches et écoles de la philosophie, mais dans une utilisation pratique et personnelle.

CETTE SYNTHÈSE PORTE UN NOM : REPRÉSENTATION

Comment expliquer facilement cette « représentation » ?

Tel est le défi, à mon avis relevé avec élégance par l’Académie de Montpellier qui présente Charles Renouvier (1815 – 1903) :

« C’est être arriéré, à son avis, que de ne tenir aucun compte de ce que Kant a acquis à la science, à savoir que le sensible n’est dans les phénomènes, dans ce qui nous apparaît, qu’un élément, et qu’il y en a un autre sans lequel il ne saurait apparaître, et qui consiste dans les formes sous lesquelles nous le saisissons et qui sont de notre fait, ces manières de comprendre que Kant, après Aristote, nomma les catégories. Le positivisme, comme les doctrines matérialistes en général, prend les phénomènes en dehors de notre conscience, comme se suffisant par eux-mêmes, et sans considérer aucunement ce que nous leur donnons de forme et d’unité. Avec Kant, Renouvier remarque, au contraire, que le phénomène n’est ce qu’il est pour nous que dans la représentation que nous nous en faisons [3]. »

De ce fait, élaguons la discussion sous forme télégraphique : ma réalité est autant objective que subjective.

FINALEMENT, VOTER !

Nous en revenons au début, mais maintenant nous sommes armés pour mieux nous représenter certains personnages, en particulier le plus obsédé de la seringue, celui qui néglige la santé des enfants, qui passe sa vie entre deux mensonges, qui joue de la carotte et du bâton avec un professionnalisme qui trahit son mépris et son sadisme envers le peuple français, et s’il n’y avait que ça…

Une seule approche s’impose : nous le représenter tel qu’il se représente et se trahit en permanence, et s’en débarrasser.

En l’état de danger mortel dans lequel se trouve la France, une seule solution : Zorro contre le zéro !

Toute référence à des personnages réels… coïncidence !

[1] Ideae nomine intelligo cujuslibet cogitationis formam illam, per cujus immediatam perceptionem ipsius ejusdem cogitationis conscius sum. Réponses aux secondes objections. Définitions, 2.

Connoissance : forme ancienne de connaissance.

[2] Arnauld, Des vrayes et des fausses raisons, Fayard, p. 44

[3] https://lyc-renouvier-prades.ac-montpellier.fr/l-etablissement/qui-est-charles-renouvier

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