LA LIGUE CONTRE LA VIOLENCE ROUTIÈRE : AVEUGLE, DONC COMPLICE

NICE UNE DES VICTIMES OUBLIÉES
NICE UNE DES VICTIMES OUBLIÉES

Il n’est pas un outil qui ne soit utile et dangereux. Avec un marteau on plante des clous et on fracasse un crâne, avec un médicament on soigne ou on intoxique, avec une voiture on se déplace ou on cause un accident, etc. Bref tout dépend de l’usage, et finalement de la main de l’homme.

Pourtant, je ne connais pas de Ligue contre la violence des marteaux, non plus que contre la violence des médicaments. Par contre nous connaissons depuis longtemps, trop longtemps, la Ligue contre la violence routière fondée en 1983.

Ses objectifs premiers sont louables. Qui n’y souscrirait ? Les motivations des fondatrices sont cruelles : leurs familles ont été lourdement éprouvées. Qui ne le comprendrait ? Elles ont porté leur attention sur des facteurs de sécurité essentiels, c’est bien. Mais leur focalisation sur la vitesse est absurde, contre-productive et finalement anti-vitale. Ce n’est pourtant pas ce point que je veux discuter ici, non par manque d’arguments, mais pour porter l’estocade de la honte à cette avalanche de bons sentiments.

En effet, depuis des années maintenant, les rodéos dans les « cités » se sont multipliés, les cortèges de mariages bloquant les routes sont devenus monnaie courante, les cambriolages en force avec voitures-béliers ont fleuri, les agressions par véhicules « fous » (sic) comme sur la promenade des Anglais, ou ailleurs en France, en Angleterre sont devenues communes, et plus récemment encore, la jeune femme traînée sous une voiture sur des centaines de mètres, la gendarme assassinée par percussion volontaire d’une voiture, le cycliste tué à Paris par une voiture (sans conducteur ?) tentant d’échapper à la police, et j’en oublie, et nous en verrons encore tant et plus si une poigne de fer ne prend pas le pouvoir.

Eh bien, pour tout cela la Ligue contre la violence routière se mure dans son silence obstiné. S’enferrer à ce point dans cet aveuglement volontaire c’est devenir complice objectif. Et en plus, Mme Perrichon se plaint d’être menacée. Mais qui menace-t-elle, elle, par son silence complice sur le reste ?

Ne souhaitons rien de mal, ni à cette personne ni à son groupe de pression, si ce n’est d’ouvrir les yeux sur toutes les réelles violences routières et d’agir en conséquence. Sinon, annoncez clairement la couleur : Ligue anti-automobile, à direction variable et dérapages mal contrôlés.

 

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