GUERRE ET PAIX, EHPADS ET « DÉSÉQUILIBRÉS »

UN PEU DE TECHNIQUE

Il y a deux types de peines de morts légales. En temps de guerre : le peloton d’exécution ; en temps de paix, jusqu’en 1981 : la guillotine. Une différence fondamentale les sépare. Dans un peloton d’exécution il y a toujours une balle à blanc. Ainsi, chacun des membres de ce peloton ayant ouvert le feu a une chance sur 12 de ne pas avoir tué. Et si par extraordinaire les douze avaient tiré à côté, reste l’officier pour donner le coup de grâce.

Mais pour les servants de la guillotine, avec leurs traditions familiales, il n’y aucune protection morale, sauf celle, bien trop commode, d’avoir obéi à un ordre, et de ne pouvoir exercer aucun autre métier. Ajoutons l’ivresse de l’exécution publique ayant trop souvent donné lieu à des scènes dégradantes. Le temps de paix ne garantit pas le minimum de décence qu’on puisse attendre. Dans les non-dits des abolitionnistes existe une répugnance instinctive et compréhensible face à ce spectacle lamentable. Dommage qu’ils passent sous silence les faits de l’assassin. Cette asymétrie systématique déconsidère totalement les arguments de la Gauche archaïque.

PEINE DE MORT : LAQUELLE ?

Alors, pour les cas où la peine de mort s’imposerait en temps de paix, je propose une peine de mort sociale : enfermement à vie (dans une cellule de volume minimum, totalement isolée (ni sorties, ni courrier, ni accès aux réseaux sociaux et autres, quelles que soient les raisons) : le strict minimum de la survie.

Et tous les trois ans, proposition au prisonnier d’une euthanasie. À lui de choisir. Il aura encore plus de chance que sa ou ses victimes.

Pourquoi cette proposition de mort sociale ?

D’abord parce que nous ne naissons pas pour assassiner.

Surtout parce que les erreurs judiciaires existent. Charge aux avocats et juges de faire leur travail si possible, uniquement sur les faits policiers, hors toute argutie juridictionnelle… parce qu’il n’y avait pas de papier dans la photocopieuse, parce que tel délai était dépassé, parce que telle signature était mal placée, etc.

On objectera le coût de cet emprisonnement à vie. Mais par rapport aux innombrables gaspillages de l’État en pure perte, sinon en quelques poches accueillantes…

Et si l’argument comptable devait rester le seul obstacle et qu’on rétablisse une peine de mort physique, alors, une fois de plus les bons bureaucrates se laveraient les mains. Ils ont l’habitude.

ENTRE EHPADS ET « DÉSÉQUILIBRÉS » UN PEUPLE CONDAMNÉ

Aujourd’hui, dans chaque Ehpad, des personnes âgées se laissent aller à ne plus vouloir vivre parce qu’on rejette les parents qui voulaient  les visiter. Des mourants s’en vont sans qu’un membre de leur famille ne leur tienne la main. Cela s’appelle une peine de mort bureaucratique, validée par les grandes tirades étatiques. Sous couvert de Covid, on a institutionnalisé la dictature de la peur, de la bêtise et de la gesticulation.

Par contre, dans les rues, chaque fois qu’un acte de guerre terroriste atteint des citoyens innocents, les mêmes responsables qui traitent comme on l’a vu les plus faibles d’entre nous, se débandent et se débondent. La non-assistance systématique à un peuple en danger, c’est aussi une condamnation à mort.

En marche ou pas, ça pue à tous les étages.

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