DIX ANS C'EST DEMAIN
DIX ANS C’EST DEMAIN

Dans 10 ans… environ

  Je profitais hier du calme relatif que me vaut la parution “à mi-temps” de ce blog confiné un jour sur deux, pour paresser sur ma terrasse dans un joli rayon de soleil. Les “bruits de la ville” ont été très atténués par la paralysie qui nous est imposée, et j’entends plus clairement qu’‘avant’’ les trilles joyeuses des merles qui enjolivent les jardins de l’Ambassade du Portugal, dont les frondaisons, sous mes fenêtres, sont comme un écrin à l’élégance de la Tour Eiffel qui coupe finement le panorama en deux… Tout était calme et volupté (surtout le premier !)… Et puis tout-à-coup, une pensée inhabituelle s’est imposée à moi : Que restera-t-il de tout ça, dans 10 ans ?

La première étape d’un tel processus divinatoire consiste à se demander si le narrateur, moi en l’occurrence, sera encore là. Si vous le voulez bien, nous allons supposer que “oui”, car dans le cas contraire, le peu d’intérêt de la question posée… disparaît. Supposons donc que nous serons tous encore vivants. Mais dans quel état, grands dieux ? En route vers mes 97 ans, je ne chevaucherai plus mes destriers à 2 roues : le temps qui passe est rarement porteur de bonnes nouvelles pour nos carcasses, et il sait inventer mille douleurs (“petites”, dans les meilleurs cas) qui limitent mouvements, rêves et ambitions plus et mieux que toute décision de Castex de faire de nous des larves, des gibiers pour flic en manque de PV à 135 €, des masques de carnaval ou des cibles pour seringues en goguette…

Cette digression n’étant ici que pour “planter un cadre”, une question infiniment plus sérieuse est, évidemment : “Dans quel état sera la France ?”, suivie des mêmes inquiétudes pour l’Europe, pour l’Occident et la civilisation occidentale, et le monde –s’il existe encore ! Et là… quel que soit le côté par lequel on aborde ces sujets, aucune fresque souriante ne se présente spontanément, même si on s’est bien armé, avant de ‘’s’y coller’’, d’une sérieuse résolution de ne pas sacrifier aux marottes actuelles que sont l’angélisme béat, le complotisme, l’anti-tout-ce-que-vous-voulisme ou, à l’opposé, la mauvaises-nouvelles-o-phobie et la volonté (et là, il en faut, une sacrée dose !) de croire Véran et tous nos spécialistes ès-bobards…

La France, d’abord : on cherche en vain ce qui pourrait, dans les dix ans, donner envie de se réjouir : si elle finit par arriver, la sortie de la ‘’crise du covid’’ laissera notre économie en asthénie chronique, et nous-mêmes meurtris, voire détruits, à force que soient dressées les unes contre les autres les composantes de ce qui fut une Nation et qui n’est plus qu’une juxtaposition d’intérêts divergents, de croyances intransigeantes incompatibles entre elles, de “chacun contre tous les autres”, de “quartiers” qui s’entre-tuent réciproquement, et d’institutions vidées de tout sens (et de tout bon sens) par une caste de politicards inconscients des dégâts que cause chacune de leurs idées, plus anti-humaines les unes que les autres… Heureux encore si nous avons échappé, d’ici-là, à cette guerre civile que prévoient les pessimistes et que redoutent les optimistes… mais dont personne n’écarte la possibilité. Les perspectives sont sombres. Et ce n’est pas moi qui ai annoncé, ce matin,  que la reprise mondiale est bien là, mais que la France est très en retard dans la réforme de son modèle de croissance : c’est l’OCDE, pour qui nous ne faisons plus partie des “bons élèves” : notre PIB/habitant est inférieur de 18 % à celui des grands pays développés. Faut-il parler de déchéance ou, déjà, de déclin ?

L’Europe, ensuite, une belle idée que des sectateurs rétrogrades ont transformée en archétype catastrophique d’institutions perverses, coupables de non-assistance à peuples en danger et qui ne peut que s’enfoncer dans son idéocratie mortelle, criminelle pour les peuples. Que de regrets ! Etre passé si près… et avoir tellement raté la cible ! A force de nier le “grand remplacement” que revendique l’islam et ses “–istes”, une infime minorité de malfaisants va contraindre les français à subir la dictature idéologico-religieuse d’une submersion démographique et contre-culturelle dont ils nient l’existence… en la regardant s’installer. Dans ces dix ans, on verra un désastre démographique dans toute l’Europe, le suicide d’une Allemagne devenue colonie de peuplement de la turcophonie, l’islamisation galopante des Pays-bas et des pays ex-scandinaves, une marée migratoire ravageuse en Grèce (“mais pas que”… : voir ci-dessous), une catastrophe humaine, culturelle, démographique et économique en France, et même une lente chute de la Suisse… Les seuls signaux d’espoir continueront à venir des pays dits “du Pacte de Visegrad”… qui, en s’alliant avec ce qui restera du Royaume entre temps désuni, aura forgé une Europe-bis, vraie, contre-bruxelloise donc chrétienne, respectueuse des patries, des Histoires, des cultures et des spécificités qui sera la seule chose qui marchera encore… Mais nous autres, français survivants rongés par la culpabilité que nous ont instillée des dirigeants incultes et masochistes, ne comptons pas trop sur cette porte de sortie : c’est de nos dirigeants –et de nous– que sera venue l’impossibilité à les suivre…

  Et le monde, enfin. On doit redouter que les dix ans qui viennent ne voient un conflit frontal entre la Chine (devenue première puissance économique) et les États-Unis –qui digéreront mal leur place de second– sans doute à propos de Taïwan : ce vieux conflit est un volcan endormi ! S’il se réveille un jour… nous serons tous plus ou moins vitrifiés, soit tout de suite, soit un peu plus tard : fin de l’Histoire. Mais même si cela n’est pas,.. il reste beaucoup d’autres “farces et attrapes” possibles ! La Chine, d’abord, décidément bien menaçante : Chine-Taïwan, donc, mais Chine-Japon, Chine-Philippines, Chine… tous les autres… La Turquie, ensuite : on ne voit pas comment la couardise des européens évitera un conflit avec la Grèce… ‘’mais pas que’’, parmi lesquels la Russie et nous. Mais à la différence de Chine-USA, les interventions se feront en se cachant, en vendant des Rafales de seconde main, en imposant à Erdogan (qui n’aura que 76 ans) des sanctions économiques (on lui défendra d’acheter… les produits qu’il fabrique pour nous les vendre !), ce qui lui assurera une victoire finale… mais pas facilement. Cela, bien sûr, à moins qu’un conflit entre la Russie et l’Ukraine,  soi-disant ‘’local’’ mais ne demandant qu’à se répandre, ne vienne mettre tout le monde… “pas d’accord” : le torchon brûle, et les armes de la 5 ème générations sont prêtes. Elles font très peur : des sous-marins semeurs de tsunamis et des missiles “hyper-hypersoniques” (Zircon, à 9600 km/h,   Kinjal, à 10 000 km/h ou Avangard et ses Mach 20. Il faut trembler d’avance !). Mais dans ce cas également, nous n’aurons même pas besoin d’attendre dix ans !   

Et planant par dessus tout cela, sur la terre entière –y compris sur Erdogan lui-même (en se réfugiant à Gauche, on est sûr de voir surgir des gens plus à gauche que vous) : la menace terrible de la pandémie islamiste… ce qui n’ira pas sans heurts avec l’Inde, le Japon ou l’Iran et déchaînera des violences inouïes dans toute l’Afrique subsaharienne, majoritairement chrétienne (500 millions de chrétiens contre 300 millions de musulmans, l’an dernier. Le double, dans 10 ans, sans doute, ou plus : en l’absence de méga-pandémie et de guerre entre tous, l’Afrique sub-saharienne devrait tendre vers un double puis triplement de ses populations ! ). On est bon pour un “remake” de la guerre des Grands lacs, ce qui résoudrait une partie du problème démographique mondial, mais d’une manière intolérable !

Croirez-vous que je suis sincère, lorsque je répète que je suis heureux, à titre personnel, d’avoir l’âge que j’ai ? La seule chose qui m’empêche de désespérer lorsque je pense à mes petits et arrière-petits enfants, c’est que je prie sans cesse pour m’être trompé dans mes prévisions, ce qui est, après tout, l’hypothèse la plus probable : on connaît cette boutade qui affirme qu’il est toujours risqué de faire des prévisions… surtout sur le futur. Il suffirait –en France, en tout cas– que se dresse, à Droite, une candidature qui force au silence tous les “pros” de la politicaillerie, ces “anti-ce-qui-n’est-pas-moi”, qui sabordent depuis des décennies, par leur seule présence, les chances de ce courant de pensée pourtant tellement majoritaire sauf dans les urnes. Pourquoi pas, après tout ? L’écheveau pourrait –qui sait ?– se dérouler alors dans l’autre sens… Plaise au ciel et aux dieux que j’aie tout faux…

H-Cl.