Pendant sa séance chez un psy… qui n’est autre que lui-même, notre ami Claude saute la barrière des interdits et batifole à coeur-joie dans les décombres à venir de notre joli pays en pleine macronerie, mais pas seulement. À lire avec délectation, rage au ventre, et furieuse envie de faire le ménage, ou d’essayer, même pas pour l’honneur, juste pour le plaisir.
Arrêt-minute chez un psy… spi
Pourquoi tout va-t-il si mal, en France ? En y réfléchissant, être élu Président de la République, ça doit être à la fois grisant et tout-à-fait déstabilisant, sur la distance. Comment, en effet, ne pas s’imaginer que la France entière (villes, villages, plages, campagnes, montagnes et îles lointaines) a décidé que vous seul aviez les qualités (donc l’intelligence !) pour dessiner l’Histoire, dont vous allez faire partie ? On doit se répéter : ’‘Entre Louis XIV, Napoléon, De Gaulle et moi, il y a continuité : ils étaient ce que je suis, je suis ce qu’ils furent’’. Oubliés, les petits arrangements, les compromissions, les reniements, les mensonges, la chance… et le hasard !
Et, dans le cas de Macron – qui est notre problème du moment – comment oublier, en outre, le travail de sape que ses prédécesseurs ont mené depuis Mitterrand, comme une idée fixe mais électoralement payante, pour savonner la planche à la famille le Pen, en la rendant socialement infréquentable ? Comment oublier le faible pourcentage des suffrages exprimés, qui réduit une élection prétendue “au suffrage universel” à une mini-représentativité plus étique qu’éthique ? Comment oublier le rôle d’une Presse corrompue par les subventions étatiques et tout aussi inculte qu’esclave de la mode, qui va chercher à Gauche-toute la totalité d’idées-toutes-faites dont elle est incapable de comprendre la perversité et le caractère mortifère ?
On peut supposer qu’il n’est pas dans la nature d’un candidat à la présidence – par définition narcissique, sinon il n’aurait pas été là où il fallait être, ni fait ce qu’il fallait faire, ni dit ce qu’il fallait dire pour se retrouver dans la “short list”– de regarder en arrière, de s’arrêter aux détails, de se remettre en cause, et de se voir tel qu’il est ! Le premier “pré-requis” pour “candidater” à la présidence de la République, c’est d’être prêt à tout, à tout dire, à tout faire, à tout avaler, à tout travestir, à tout oublier – pour tuer, moralement, civilement, voire physiquement (pour Fillon, par exemple : les trois !) ceux qui vous gênent ou pourraient vous faire de l’ombre (NB – on pense aux mensonges XXL contenus dans “anaphore” qui fit élire Hollande en 2012 : il était l’archétype grandeur nature… de ce qu’il reprochait à tort à Sarkozy !). C’est pour éviter des Giscard, Chirac, Hollande, Macron – et même, à un degré moindre, Sarkozy–, que j’avais voté “Non” à ce référendum (comme aux huit autres) : la probabilité statistique d’avoir un second De Gaulle était vraiment très, très faible !
Oui, mais voilà… le jour du scrutin arrive et “c’est vous le gagnant” (et nous les grands perdants). Et c’est dès cet instant précis qu’éclate la différence entre un petit joueur et un De Gaulle – auquel nous devons, pourtant, l’idée de cette élection présidentielle façon “roulette belge” (5 balles et un seul “blanc”, son homologue dite russe ayant 5 blancs pour une balle !) : il suffit de lire la liste des successeurs du Général et de Pompidou : la cause est entendue ! Seul ennui : le seul qui ne l’a pas compris, c’est notre actuel vainqueur des 2 dernières “courses au trésor” : comme Mélenchon – dit “méchencon” par les gens lucides –, il se croit “le Président de tous les Français”… (ce qu’il se donne un mal de chien pour ne pas être, en plus), grâce aux suffrages de 27% de 65% des électeurs, ce qui fait 17 % du corps électoral, soit une très très petite non-majorité d’idées et de ralliement à son absence totale de programme, et se croit autorisé de proclamer : “La République, c’est Moâ !”.
Dans le fond, c’est Macron et lui seul (plus son inexpérience, ses échecs, son manque d’existence, sa superficialité, son mépris pour ses “sujets”, son absence dramatique de “vista”, son progressisme mortifère, sa superbe, et son autoritarisme omni-présent (et omni-malfaisant : il ne faudra jamais oublier “son” confinement –plutôt le nôtre, et si peu “finement” mené ! – ses conséquences et l’entêtement puéril à les nier. Cette tache est si énorme qu’elle suffit à tout rejeter en bloc. Pareil, pour l’immigration, niée perinde ac cadaver (= à mort), et pour la priorité donnée aux analyses de Greta Thunberg, contre toute réalité)… qui est l’obstacle qui empêche, jour après jour, la France de se redresser, d’être elle-même, de vivre heureuse, comme elle en rêve… et, tout simplement, d’avoir un futur. Avec le temps qui passe, les défauts de ce système se révèlent dans toute leur horreur, aggravée par le fait qu’une partie des castes qui se croient “supérieures” (Ouaf, ouaf, ouaf !) et de la bourgeoisie ont été “eues” par le chant de cette pseudo-sirène masculine…
En toute honnêteté, la vérité est à chercher aussi, au-delà de Macron, dans les fautes graves des nuls qui ont précédé l’actuel : entre les pertes de souveraineté signées et con-tresignées, les abandons, les négligences, les “laisser pisser” (Je demande pardon. Mais c’est tout de même ça, le seul ‘’fil conducteur’’ de notre politique étrangère et européenne, depuis Pompidou !), nos présidents successifs ont enfermé la France dans une impuissance structurelle permanente au profit (?) d’une Europe devenue cauchemardesque – la grosse commission de Bruxelles y est pour beaucoup, du corrompu (et stupide) Jose-Manuel Barroso à la walkyrie du wokisme Ursula von der Leyen, en passant par Jean-Claude Junker, saoul comme un polonais dès 9 heures du matin, et qui racontait ses “discussions avec les chefs des autres galaxies” (sic ! La vidéo est encore visible, sur le Net !). Un proverbe affirme que “le pouvoir rend fou’’, ces trois exemples lui donnent amplement raison.
Mais qui dit “impuissance structurelle” dit : plus aucun impact possible sur “le futur de nos enfants’’ – comme le dit si drôlement Macron, qui n’en a pas. Notre totale dépendance aux États-unis, ces ex-amis devenus “drogués à leur première place” contestée (par la Chine) pour la première fois de leur courte histoire, nous paralyse et nous ringardise depuis le superbe “coup de gueule” de Dominique de Villepin contre la néfaste intervention américaine en Irak (NB : pensez comme le monde irait mieux, sans cette immense connerie… et sans la nôtre, parallèle, en Libye !) : nous sommes condamnés à suivre les erreurs de jugement d’un vieillard sénile qui risque de nous mener à une vitrification de l’Europe par haine “perso” envers Poutine (qui, d’accord, n’est que ce qu’il est, lui aussi… mais c’est un autre sujet).
Il y a plus grave encore : nous avons lié notre destin à une Europe confisquée et dénaturée par des technocrates progressistes qui, telle qu’elle est, ne peut nous entraîner que de catastrophe en catastrophe… Ces deux paralysies forcées ne sont, en dernier ressort, que le résultat d’un manque total de vision… doublé d’une trouille permanente d’agir pour sortir de ce piège, ce double handicap expliquant pourquoi nos “dirigeants” à qui il ne reste rien à diriger, en sont réduits à meubler leur temps vide à… ce qui leur reste permis, comme aire de jeux : tout casser !
Alors… à grands coups le lois scélérates dites à tort “sociétales”, ils font joujou à détricoter la France, son Histoire, sa culture, sa langue, ses amitiés historiques, sa société, sa joie de vivre, ses richesses, ses sites (par l’adjonction, exclusivement contre-productive, d’éoliennes écologiquement indéfendables), son identité – et celle de ses habitants – dont une autre partie du jeu consiste soit “à les emmerder parce qu’on a envie”, soit à nier leur existence et à les remplacer par des “migrants” (sic !) qui ont pour seul but de prendre leur place (Si vous en doutez, foncez sur le net, et tapez “la gestion de la barbarie”. Vous trouverez-là un “manifeste du Grand Remplacement’’, vous savez… ce “truc” que tous nos hommes politiques et 97 % de la Presse affirment être un épouvantail inventé par l’extrême droite –comme si son auteur, le sinistre Abou Bakr Nagy, avait pu être autre chose qu’un islamo-gauchiste devenu monstrueux ! (mes références : Al Arabiya Institute for Studies).
Impuissance géopolitique organisée, abandon de toute référence nationale, capitulation sans condition devant le néo-jusqu’au boutisme des démocrates américains et la folie des progressouillards bruxellois, volonté de “détricoter” la France –ce “petit village gaulois qui résiste à l’envahisseur” (en criant, comme les pirates d’Astérix : “Les GAU… les GAU GAU… les Gauchistes” !)– un nouveau monde rêvant d’un monde nouveau… mais jamais défini : il est impossible, mortifère et létal, tout à la fois : un rêve, pour nos malfaisants !
Ce petit arrêt rapide sur le sofa d’un psy-speed aura peut-être permis à certains de comprendre pourquoi tout va si mal, dans ce qui reste de ce qui fut la France : le serpent se mord la queue, et la boucle est bouclée. Seul ennui : tout semble être bien verrouillé, et on ne voit pas, à ce jour, d’où pourrait venir une solution !
H-Cl.


