MORT ET PEINE DE MORT : UNE PARENTÉ INDISSOLUBLE

NOUS DANS L’UNIVERS

La même loi de Nature qui donne la vie impose la mort. Elle s’applique au vivant sous toutes ses formes, l’homme n’en étant qu’une variante parmi tant d’autres. Elle s’applique aussi aux créations humaines dont nous sommes si fiers (réfléchir au sort des civilisations dans La Crise de l’esprit de Valéry). Bien plus elle s’applique à la matière dite inanimée. Les étoiles meurent aussi. Que notre égotisme humain nous force au compte anxieux de nos quelque dizaines d’années ou que l’astrophysique accumule les trilliards de millénaires n’y change rien.

Oublions momentanément la flamboyance poétique des éclats d’étoiles. Limitons le problème aux êtres dits vivants qui nous intéressent au premier degré, nous-mêmes. Revenons au limon et aux sanies terrestres de nos morts attendues, inattendues, de toutes leurs expressions, des plus glorieuses aux plus insupportables, des plus empanachées aux plus éviscérantes, avec leurs regards ternis, leurs râles ou leurs cris, leurs dissociations protectrices avant leurs supplices. Revenons à l’homme, dont on doute qu’il soit la meilleure des bêtes, mais dont on peut affirmer qu’il surpasse la pire.

CACHE-CACHE AVEC LE RÉEL

Revenons à cette réalité commune pour faire émerger la réalité des peines de mort. Car il n’y a pas « une » peine de mort. Ce n’est qu’une expression bien commode imposée par Badinter et consorts. Avant la peine de mort légale et légitime, il y a eu un ou plusieurs assassinats, des peines de mort anticipatrices.

Il y a autant de peines de morts que de condamnations et d’exécutants, qu’elles émanent de corps constitués drapés dans les habits de circonstance, ou des pires pulsions sadiques de la dernière des gouapes. Qu’elles se cachent dans un quelconque code ficelé par des juristes pulsionnels… ou qu’elles portent à la jouissance le pervers illuminé. C’est la même réalité qui parcourt tous les barreaux de l’échelle sociale, n’en omet aucun, si haut soit-il. Et ce n’est pas parce que ces frétillements obscènes se distribuent du dernier des assassins au premier des magistrats qu’il faut croire la question réglée en promulguant une loi faite de trémolos et de crispations de mâchoires.

Aucune question vitale n’a jamais été éliminée par cette petite construction prétentieuse qu’on veut appeler loi, alors qu’elle n’est jamais qu’une norme, toute semblable dans sa construction à celles qui définissent le débit des chasses d’eau. Aucune loi de nature ne peut être abolie par une norme humaine. Pire, le « législateur » –un simple normalisateur d’occasion – en abolissant la peine de mort, a créé une situation totalement asymétrique, assurant aux assassins une assurance-vie gratuite. Or toute assurance-vie a un prix. Celui-ci est physiquement et moralement réparti sur l’ensemble de la société. Rajoutons dans l’horreur : dans le cas d’assassinats en série, la peine de mort étant unique, tout se passe comme si l’assassin était gracié d’autant. Une fois de plus, nous retrouvons dans cette pensée aussi illuminée que frelatée, la trace de la Gauche archaïque, de ses illusions, de ses haines de l’homme réel.

TROIS CAS D’ÉCOLE, TROIS PENSÉES

Le crime passionnel impulsif

C’est le coup de sang du conjoint surprenant un adultère en pleine activité, emporté par une folie aussi brusque que brutale, et tuant l’un ou les deux « coupables ». Parfois, son suicide conclut le drame. Sinon, sa vie en est détruite à jamais. Ce type de personnage ne récidive pas. À mon sens, il n’y a aucune raison de lui faire subir la peine de mort.

Les assassins avec circonstances aggravantes, non traitables médicalement, les récidivistes de toute nature, pervers ou autres  

Je suis favorable à la peine de mort.

Les faibles sous emprise

Je préfère cette dénomination à la poussée provocatrice et séparatiste du terme féminicide dont je comprends l’émergence pour des raisons « publicitaires », mais que je récuse car il s’agit d’une faiblesse chronique indépendante du sexe ou de l’âge, parfois étendue à une famille complète secouant le joug d’un tyran domestique. Je ne suis pas favorable à la peine de mort, mais complètement défavorable à des contorsions juridico-médiatiques pour en faire des victimes bien blanches. Une punition exemplaire s’impose.

À SUIVRE…

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2 réponses sur “MORT ET PEINE DE MORT : UNE PARENTÉ INDISSOLUBLE”

  1. Avec quelle vigueur et quel réalisme se trouve brossés les sujets de la mort.
    Cette méditation sur la mort – donnée, provoquée ou naturelle – quoique prenant appui sur les aspects juridiques, sociaux, humains – omet encore à mon avis l’aspect religieux des choses.
    Mais, comme il y a tellement de temps maintenant que la « religion intérieure constituée » a été dissociée – et dans nos églises – du sentiment de la mort vraie, ça n’a, à mon sens, et pour la logique du raisonnement, aucune importance.

    J’abonde au fait que le juridique crée une fausse hypothèse de la mort, donnée, provoquée ou naturelle.
    J’abonde aussi à la diversité des circonstances dont on ne peut parler avec un seul trait de plume.
    Bien malin celui qui se sentira en exercice de juger. (À moins que les juges ne soient très malins !)

    Au vu de la variété et de la pluralité des problème soulevés, de la méditation opérée, il m’apparaît que la question ne peut être, à ce point, entièrement tranchée – sinon par la guillotine de la mort au rat 🤡 😎

    J’ajoute ma petite pierre à ce monument de réflexions : la vraie question ne consiste-t-elle pas à répondre à l’énoncé : « sommes-nous des rats ? »
    Peut-être le grand Blaise Pascal aura-t-il répondu.

    Il me semble juste cependant que Antoine Solmer dénonce avec raison les ambiguïtés de position sur cette magistrale enclave légale dite « peine de mort », faussement proposée à la létalité de notre condition.

    Quant au meurtrier du monde courant, c’est encore un autre aspect des choses 🙂

    1. Bonjour,

      C’est un parti-pris dans mon approche de ne tenir compte ni de la morale, ni des religions. Pas de morale, car celle du simple citoyen n’est pas celle de l’homme d’État. Cela dit, nous n’avons que des politicards de seconde zone. Pas de religion car il en est toujours une pour contredire l’autre -comme la morale – et qu’à mon avis un État doit s’appuyer sur une religion sans devenir une théocratie.
      Quant à la question, « sommes-nous des rats ? » si l’on considère l’évolution de la création dans la nature, il vaut peut-être mieux être un rat en attente de mutation adaptative qu’un humain ramené au rang de chose inerte, même pas un esclave, ce vers quoi le « deep state » nous y mène. Des bras à vendre ! Des utérus à placer ! Du sperme aux enchères, conserves garanties par UBPT (Universal Body Parts Tranfer) ! Des paires de cou… ! Non personne n’en veut plus. Hélas…

      Merci pour ce suivi créateur

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