
Notre ami Claude Henrion commence une série sur l’islam. Faisons confiance à ses connaissances et à ses pirouettes verbales pour nous faire réfléchir et sourire, ce qui est un comble en cette matière. Mais l’humour profond sied davantage aux sujets sérieux qu’aux tristes pantalonnades (ou dépantalonnades) de certains hommes dits politiques à différents niveaux de l’État. Quoi qu’il en soit, nous ne manquerons aucun de ses billets, et en ferons bel et bon usage pour l’élection à venir, et même après.
Antoine Solmer
Pourquoi il faut parler de l’islam… ( I )- “L’islam, c’est pas ça”
L’islam a pris dans la Res publica une importance hostile dont on ne se rend pas toujours compte. Dans la seule journée d’hier :
(1) un vote absurde et criminel de l’ONU qualifie d’islamophobie la moindre critique…
(2) niée car dérangeante, on a redécouvert une volonté de remplacement des peuples européens, appuyée sur un plan stratégique dont nous reparlerons…
et (3) – on a pu vérifier la terrible myopie de l’Occident et de la France en période électorale : plus les éléments déchaînés menacent la barque à la dérive, plus ses passagers ne pensent qu’à réciter tous les poncifs responsables de leur situation désespérée…
(4) et enfin, l’heure fatidique approche : bientôt, il sera trop tard. Il FAUT connaître l’islam. ‘’Yallah !’’ Au boulot !
Grâce à son courage, Eric Zemmour, qui est le seul des candidats à avoir une idée valable de ce que veut dire “islam” (ses contradicteurs sont au mieux des amateurs non éclairés et au pire des théoriciens sans théorie), a su faire des dérives de cette “religion-mais-pas-que” le sujet principal de l’élection présidentielle 2022. Les politicards et la presse-aux-ordres ont tout fait pour que le “pouvoir d’achat” (certes, important, mais d’une autre essence : ses causes comme les solutions remontent loin dans l’histoire et sont planétaires, et ne ressortissent donc pas d’un programme électoral !) se retrouve à cette première place, mais ils n’y parviennent que sous la réorientation artificielle des sondages et sous le viol psychologique des sondés.
La seule vraie problématique du moment est une opposition frontale entre “C’est pas ‘ça’ l’islam…” des uns, et “L’islam et l’islamisme sont liés et dépendants” des autres. C’est une autre formulation de l’habituel dilemme : “tous les musulmans ne sont pas islamistes mais les islamistes sont tous musulmans”. La “bien-pensance dite correcte” interdit avec violence de se poser le bonne question, qui est multiple :
(1)- L’islam est-il victime, prescripteur, coupable, responsable ou spectateur passif ?
(2) – Est-il compatible avec autre chose qu’avec lui-même ?
(3) – L’islam est-il, au fond, séparable de l’islamisme, et vice-versa ?
(NDLR – on me demande souvent pourquoi je ne mets pas ou peu de majuscule au mot “islam”. La réponse est double : d’abord parce que le concept de majuscule n’existe pas en arabe, et ensuite parce que nos règles typographiques mettent une minuscule devant les noms de religions et leurs adeptes. Donc “islam” avec un /i/ minuscule désigne la religion et les croyants, et “Islam” avec un /I/ majuscule veut dire : la civilisation).
Comme toutes les religions et toutes les iso-croyances politico-philosophiques, des trois monothéismes au laïcisme le plus dogmatique, en passant par les ‘’sagesses’’ asiatiques, les diverses formes d’animisme ou les “systèmes philosophiques”, l’Islam-religion peut être vu et lu de plusieurs manières qui vont du plus beau au pire, selon l’intention de celui qui en parle. Plutôt que de ressasser les reproches habituels des uns et les justifications rituelles des autres, penchons-nous sur les liens qui peuvent exister entre les références (le Coran et les Hadiths) et les dérives radicales qui nous frappent durement chaque jour, et nous menacent plus encore…
Que cela plaise ou non aux professeurs de morale bobo (si une telle chose peut exister !), l’Islam-religion a un rôle prépondérant dans les drames actuels, rôle frénétiquement « mis en touche’’, au motif infamant de racisme ou d’islamophobie de tous ceux qui osent ne pas souscrire à l’islamophilie à la mode, et il est donc officiellement interdit de dire que l’arrivée de migrants par millions (présents ou à venir) cache des arrière-pensées planifiées. Pourtant, nous savons, depuis 1940, qu’un vrai exode dû à la guerre, c’est “autre chose”, avec d’autres destinations et d’autres gens – comme les ukrainiens sont en train de le confirmer horriblement…
Les foules de faux “réfugiés” de ces dernières années – même très à plaindre – abritent nombre de jihadistes ‘’dormants’’, missi islamici in partibus infidelium (si j’ose !) qui ont juré la mort de l’Occident honni, alors que pour les naïfs qui ont fait vœu de myopie, le takbîr “Allahou akbar” n’est pas utilisé par des fanatiques, mais par des fous : tout tueur qui invoque le nom d’Allah est en réalité un doux dingue qui s’ignore. Padamalgam, vocifèrent les myopes profonds responsables indirects des tueries, qui reprochent l’Inquisition aux chrétiens mais refusent tout lien entre l’islam et ses dérives, ce qui revient à nier tout lien possible entre l’arbre et le fruit !
Ceux qui ne savent rien (je dis bien : rien !) de ce dont ils parlent, psittacisent : “L’Islam, c’est pas ça … ”, contre-vérité qui force à rejeter toute parole officielle et les antennes du docile service prétendu public. De sinistres ignares blatèrent sur une religion dont ils ignorent tout, comme le lamentable Juppé, qui avait été obligé piteusement de reconnaître qu’il n’avait jamais lu ce Coran sur lequel il récitait d’énormes contre-vérités, à “On n’est pas couchés”, le 25 mars 2015. (NDLR : un commentaire “perso”, très inhabituel : né et élevé dans un pays arabe que j’aime, arabophile assumé et arabophone imparfait mais certain, c’est dès l’âge de 14 ans que j’ai lu pour la première fois le Coran, dont quatre différentes traductions vivent dans ma bibliothèque, je souffre en écoutant ceux qui pérorent à contre sens, car, ô malfaisants diffuseurs d’idées mortifères, l’Islam, c’est (ou ça peut être) ça, AUSSI !). Une précision fondamentale : le mot islamisme est une invention de l’occident à la recherche de mauvaises raisons pour justifier sa pusillanimité. En arabe, il n’existe qu’un seul mot : l’islam, comme Allah dont il vient, est insécable !
Si, d’après vous, “l’Islam, c’est pas ça”, sortez vite de vos palais dorés et de votre “entre-soi” germanopratin aseptisé, et allez donc expliquer aux salafistes et aux djihadistes qu’ils ont tout faux ! Attention, tout de même : ils ne vont pas être faciles à convaincre, eux qui “savent” qu’ils sont l’Islam et qui se revendiquent “purs” (hounafa)… car, je le répète, “l’islam, c’est aussi ’’ça” ! Cependant, quand vous irez leur prêcher votre bonne parole – confondante d’ignorance et d’inconséquence –, assurez bien vos arrières : la majorité des musulmans installés dans nos pays (plus ou moins intégrés… ou refusant carrément de l’être), partage un socle commun avec les fous d’Allah : refus de toute évolution de la doctrine (intangible puisque dictée par Allah)… interdiction de quitter la “vraie religion” (la leur)… suprématie de la charia’a sur toute autre loi surtout civile… supériorité indiscutable de la loi divine sur la démocratie (incompatible avec la primauté d’Allah)… nostalgie d’un Khalifat unissant l’Oumma’t islamyya… et espérance de la venue du Mahdi Mountadhar… “qui plantera son drapeau noir sur le sol de Jérusalem lorsque, tous les survivants s’étant convertis à l’islam, la paix prévaudra dans le monde” (cf. Hadith al Fath ul Moubine). Tout cela est connu, vérifiable et indiscutable… sauf par les cuistres qui affirment le contraire sans la moindre intelligence… sauf avec l’ennemi, puisque Macron a décrété l’état de guerre… sans savoir ce que cela voulait vraiment dire !
Lorsque vous récitez que l’Islam est une religion de paix et d’amour… c’est vrai pour “les croyants”, mais c’est faux pour le reste de l’humanité…. ce qui n’est pas rien. Il est écrit que “tout homme est créé musulman”, et si les circonstances peuvent lui faire adopter d’autres croyances (cf. Hadith sur la Fitra), c’est sa perte : il sort de la vraie humanité et n’est passible (Coran 9 – 29) que du statut de Dhimmi (’’protégé”, au prix de la perte de son identité : il devient un “soumis”) ou du statut de Kaffir (“objet” seulement passible d’esclavage ou… de mort). La paix et la charité sont donc bien inscrites dans les textes, mais elles sont réservées aux seuls musulmans ! La tiédeur de la réaction des musulmans de France ne doit donc pas étonner (ne parlons pas du ’‘jus solis“) : les musulmans, restés bien plus proches de leur Dieu que nous ne le sommes devenus du nôtre, se doivent d’éprouver de la sympathie pour ceux qui partagent la même foi. Cette préférence du “prochain-pareil’’ est inscrite dans les gènes de l’humanité : au lieu d’en nier l’existence, tirons-en les conséquences ! “Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire” (Einstein).
L’Islam-religion n’est sans doute pas seul responsable des catastrophes que nous vivons, mais sans l’existence de cet Islam, les morts des attentats seraient vivants. Est-il condamnable, coupable, victime ? L’histoire sera ce que nous la ferons. Si la France redevenait lucide et se mobilisait contre ce qui veut la détruire (et le monde entier avec elle) elle retrouverait, au moins, son âme et son honneur (à suivre).
H-Cl


Connaissant la profondeur de votre pensée – et son ironie – et son éclat, je ne manquerai pas de vous lire avec attention.
Dans le contexte actuel, je reçois pour ma part une foule de « révélations virales » quant aux systèmes d’information – faute jusqu’ici de recherche plus approfondie peut-être.
De plus, mensonges flagrants des médias, tandis que : Zemmour, Poutine (expliqué dans « Xavier Moreau – Stratpol »), proximité électorale, Marion Maréchal, etc., donnent une nette accélération à mon devoir de m’informer dans le cœur des choses, pas dans une dînette gouvernementale écoeurante.
Fidèlement,
Noël Pomin
Pas tant de compliments, cher Noël, bien que cela fasse plaisir. Mais le contexte actuel oblige à polir nos pensées et à les partager. Le malheur ne peut pas se propager sans s’accompagner de biens inattendus.
Tout à fait d’accord, le regard de Xavier Moreau est nécessaire. Et Stratpol a aussi d’autres rédacteurs de talent. C’est un organe de réflexion nécessaire.
Amitié « geocortexienne »
A. S.