
Y a-t-il encore des médecins en France ? La question semble indécente. Elle ne le semblera qu’à la foule des vaccinés contre la compréhension de la réalité, trop nombreux, hélas ! La mort à l’hôpital d’une femme non vaccinée impose ce questionnement. Mais, en dehors de ce fait divers tragique, il reste chaque jour d’une actualité plus que brûlante, tuante, assassine. La suite, ci-dessous.
QU’EST-CE QU’UN MÉDECIN ?
Un médecin n’est pas seulement un « soignant » armé de quelques lectures et d’une certaine pratique, c’est avant tout et autant que possible un obstacle à la mort toujours menaçante. Tel est son premier devoir. Et en attendant celle-là, qui gagnera la bataille finale, rester vainqueur pendant les escarmouches initiales que sont les maladies et autres accidents.
Un médecin est doté – une dot intellectuelle trop négligée – d’un serment renié en notre société décadente. On reconnaît plusieurs critères pour diagnostiquer cet état de décadence : l’un de ceux-ci est la valeur accordée par le pouvoir à l’acte médical et à la pensée armée de technique qui le guide. Avec Macron et sa troupe de médicastres trop près de ses bottes, c’est carton plein.
Un médecin soigne, comme le précisait Hippocrate il y a 25 siècles en ses aphorismes, « par le couteau, la plante et la parole. » Autrement dit il s’occupe de chirurgie, de médicaments, et il sait réconforter, annoncer, accompagner, mais aussi s’élever contre les conditions sociales qui dégradent la santé publique et celle de ses patients. La psychiatrie contemporaine a continué sur cette lancée. Un médecin travaille en temps de paix et en temps de guerre, et alors, sans distinction de camp. Le blessé du champ de bataille perd toute nationalité sur la table d’opération.
Enfin, un médecin est techniquement indépendant, et selon le code déontologie dans son article 2 : « Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. ». C’est bien ce que veut dire pratiquer une profession libérale, ce qu’il ne faut pas réduire à un accord quelconque avec un organisme de payement, dont les arrière-fonds financiers intéressent bien des syndicats, et autres.
Mais ne lisons pas trop vite cet article 2. Au besoin, relisons-le. Nous constatons que l’individu est placé avant la santé publique. C’est la vraie grandeur du vrai médecin, qui exclut de ce champ les statisticiens de paperasse qui occupent le paysage audio-visuel.
Et cela est tellement vrai que les commentaires de cet article 2, tels que publiés par le Conseil national de l’Ordre des médecins ajoute :
« Le praticien doit honorer le contrat moral qui le lie à un patient, répondre en conscience à une confiance et accomplir un devoir qui lui est propre. La société lui a confié un rôle privilégié : donner des soins aux personnes malades, mais aussi, être le défenseur de leurs droits, des personnes fragiles ou vulnérables (mineurs, majeurs protégés, personnes âgées handicapées ou exclues des soins …), lutter contre les sévices quels qu’ils soient et quelles que soient les circonstances.
Il doit être un acteur vigilant et engagé dans la politique de santé publique, qu’il s’agisse de la prévention, de l’épidémiologie ou de l’éducation à la santé.
Toutefois, le médecin doit se garder, dans cette action de santé publique, des effets pervers d’une prévention collective autoritaire. »
L’INFLUENCE AMÉRICAINE INVERSE CETTE RELATION
La prédominance de soin envers le malade par rapport à la santé publique en France s’oppose – ou devrait s’opposer frontalement à la position anglo-saxonne déjà ancienne qui affirmait dès 1847 (oui, 1847 : premier code de l’American Medical Association) :
« Le premier objectif de la profession médicale est de rendre service à l’humanité, en respectant pleinement la dignité de l’homme et les droits des patients. »
Une fois de plus, les grands principes d’une « humanité » vue par la lorgnette d’oncle Sam. Ainsi s’explique que les études sur l’espérance de vie aient été amplifiées aux USA par les compagnies d’assurance pour des raisons évidentes de rendement optimum dans lesquelles la santé servait de cache-sexe.
Idem pour l’énorme série d’étude dites « de Framingham » où cette petite ville du Massachussets a été mise en « coupes réglées » depuis 1948 avec participation de ses habitants (le volontariat est un facteur important de la vie sociale aux USA). Cette étude multifocale, se poursuit et nous en sommes à la troisième génération. Il faut avoir lu les protocoles pour avoir une idée de ce camp de concentration de données médico-sociales.
C’est sous les fortes et intéressées études de Framingham que l’on oblige à la diminution progressive des seuils de normalité, pour la tension artérielle, le fameux cholestérol, etc. Ce qui permet d’augmenter les ventes des produits correspondants dans des proportions énormes. Et cela n’est que le sommet de l’iceberg.
Non Big Pharma ne se nourrit pas seulement de prétendus « vaccins », qu’il faut maintenant appeler VAXASSASSINS.
MAIS L’INFLUENCE AMÉRICAINE EN RAJOUTE AVEC L’EBM
Que veut dire EBM ? En anglais : Evidence Based Medecine ou Médecin fondée sur des preuves.
Au passage, admirons l’impérialisme méprisant. Avant ce machin statistique, la médecine française, allemande, espagnole, italienne, etc. n’était qu’un sous-produit de dégénérés mentaux qui attendaient sans comprendre la révélation statistique américaine !
Je n’ai pas le temps ni la place de revenir sur la mise en place de cette EBM que j’ai vécue et qui est une machine de formatage intellectuel (si tant est que l’adjectif intellectuel s’applique encore).
Toute la séméiologie précisée par la méthode anatomo-clinique qui avait fait la grandeur des médecines européennes a été écrasée par le rouleau compresseur US.
Le résultat, est que tout étudiant ayant une vague teinture médicale, peut entrer dans cet arbre décisionnel, sans réfléchir un instant à ce qu’il valide. Puisque ce sont des statistiques, l’ordinateur fera le tri, indiquera les pourcentages de validité du diagnostic, etc.
D’ailleurs, on attend avec impatience (on représentant quelques bras de la pieuvre) pour que chaque individu sur terre soit obligé – santé mondiale first – d’acheter un programme EBM grâce auquel il deviendra médicalement libre et acteur validé, ce qui permettra de se débarrasser des derniers hurluberlus qui oseraient ce raccrocher aux poils de cette vieille barbe d’Hippocrate.
REVENONS AU FAIT DIVERS INITIAL
LES TITRES DES MÉDIAS
Tout d’abord, les titres des médias se disputent la palme du raccourci désinformatif et accusatoire. Au hasard :
- Une femme meurt du coronavirus à l’hôpital après avoir fait croire aux médecins qu’elle était vaccinée [1]
- Faux pass sanitaire: Ce que l’on sait après la mort d’une patiente non-vaccinée à l’hôpital de Garches [2]
- VIDÉO – Faussement vaccinée, elle meurt du Covid à l’hôpital : son mari témoigne [3]
- Covid-19 : une femme faussement vaccinée meurt à l’hôpital [4]
UNE EXPLICATION ? EXTRAIT JOURNALISTIQUE
« Une femme de 57 ans qui s’était procuré un faux certificat de vaccination est décédée du Covid-19 dans un hôpital francilien, a indiqué vendredi le chef du service de réanimation de l’établissement, appelant les patients non vaccinés à ne pas le dissimuler aux médecins.
La patiente, sans antécédents médicaux, avait été admise à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine, munie d’un faux pass sanitaire acheté à un médecin, assurant qu’elle était vaccinée. Elle souffrait d’une forme grave de la maladie « qui a progressé rapidement vers une atteinte respiratoire sévère », a déclaré Djillali Annane, chef du service réanimation, interrogé sur RTL.
Or, si les médecins avaient su que la patiente n’était pas vaccinée contre le Covid-19, ils auraient pu « précocement lui administrer des anticorps neutralisants, dont on sait qu’ils sont efficaces pour réduire le risque de progression de la maladie ». Un faux certificat de vaccination « ne protège pas contre le virus et peut aiguiller faussement le médecin qui vous prend en charge », a-t-il souligné [5].
DÉCRYPTAGE
Sans avoir connaissance du dossier , il est difficile de se prononcer précisément. Mais en lisant bien les lignes ci-dessus, qui sont reproduites à peu près partout, on observe plusieurs biais cognitifs.
- Appeler les patients non vaccinés à ne pas le dissimuler, c’est bien. Mais la première fonction d’un médecin est d’interroger le patient et son entourage immédiat.
- Interroger n’est pas lire une suite de questions d’EBM, mais utiliser la bonne pratique d’interrogatoire qui doit mettre en doute toute réponse, surtout si le tableau clinique est discordant. Un interrogatoire n’est jamais fini, affirmait-on – nous les pré-EBM – et parfois on précisait : l’interrogatoire doit être policier. Cela s’apprend-il encore ? Pas dans les schémas pré-programmés.
- Dire qu’un patient est non vacciné impose maintenant des précisions complémentaires, puisque la définition du « non-vacciné » est devenue : « personne ayant reçu sa deuxième injection depuis moins de 15 jours. »
- Pourquoi cette définition apparemment absurde ? Tout simplement pour ne pas prendre en compte les complications de la « vaccination » qui s’étendent – actuellement mais pour combien de temps ? – à cette période. Alors, quid de cette patiente ?
- « si les médecins avaient su que la patiente n’était pas vaccinée contre le Covid-19… » cette déclaration nous oblige à revenir sur la valeur d’un interrogatoire médicalement dirigé et répété à la moindre discordance.
- « … ils auraient pu « précocement lui administrer des anticorps neutralisants dont on sait qu’ils sont efficaces pour réduire le risque de progression de la maladie ».»
- Alors on se prive d’une thérapeutique efficace parce qu’on imagine que la patiente est vaccinée ? Pourquoi ? Je vois trois réponses à cela :
- Parce qu’on n’a pas le produit
- Parce qu’on n’ose pas le donner pour ne pas sortir de l’EBM et de ses directives
- Parce qu’on craint, croyant à un effet adverse du prétendu vaccin, d’augmenter les risques en injectant un sérum anti-covid (les fameux anticorps neutralisants… s’ils neutralisent).
Dans une médecine normale, comme dans toute structure bien organisée où un accident se produit, ce cas tragique devrait entraîner une étude spécialisée dite « de retour d’expérience », indépendante de toute intervention judiciaire.
L’ambiance s’y prête-t-elle ? Je ne saurais l’affirmer, mais j’en doute. En tout cas, la vérité n’en sortira que feutrée.
Mais une chose est sûre : si l’on avait pratiqué sans pression de guides qui ne sont que des attrape-nigauds, cette patiente aurait eu une chance de plus. Et la perte de chance est une notion légale très lourde en médecine quand les juges s’en occupent.
DONC, LA QUESTION FONDAMENTALE SUR LES MÉDECINS EN FRANCE
Y a-t-il encore des médecins en France, compte tenu du code de déontologie médicale et de la prééminence à accorder à l’individu sur la santé publique ?
Éliminons les faux : président de la République, Premier Ministre, ministre de l’Éducation nationale et tous leurs sous-fifres qui devraient un jour – je le souhaite – répondre de leur conduite de cette « guerre » qui vise surtout les Français.
Oublions – si possible – les médecins de paperasse, les fantômes qui n’ont pas vu de malades depuis qu’ils hantent les ministères, les experts qui changent d’avis comme le président de chemise, et leurs comités dont les comptes-rendus de réunion passent à la trappe du secret
Et que penser des généralistes (ou autres spécialistes) courbant le cou sous la guillotine des sanctions administratives, des ukases des ARS, de la « Sécu » si prête à les persécuter, alors que ses comptes devraient intéresser un peu plus la justice que les syndicats qui s’en occupent ?
Mais oui, il en reste. Et plus qu’on ne le croit. Et ils parlent de plus en plus fort, et avec une audience qui augmente. Ils s’appellent Raoult, Pérone, Wohner, Fouchet, etc (il faudra y revenir) et tous ceux qui, dans l’anonymat, poursuivent la vraie médecine.
Ceux-là sont exclus de télé, mis au piquet ! Un comble, alors qu’on devrait n’y voir que les ânes de service.
Antoine Solmer
[1] https://www.franceinter.fr/societe/une-femme-meurt-du-coronavirus-a-l-hopital-apres-avoir-fait-croire-aux-medecins-qu-elle-etait-vaccinee
[2] https://www.huffingtonpost.fr/entry/faux-pass-sanitaire-ce-que-lon-sait-apres-la-mort-dune-patiente-non-vaccinee-a-lhopital-de-garches_fr_61b5b224e4b0bb13fd087e53
[3] https://www.lci.fr/societe/video-covid-19-faussement-vaccinee-elle-meurt-du-covid-a-l-hopital-de-garches-son-mari-temoigne-2204346.html
[4] https://news.konbini.com/societe/covid-19-une-femme-faussement-vaccinee-meurt-a-lhopital/
[5] https://news.konbini.com/societe/covid-19-une-femme-faussement-vaccinee-meurt-a-lhopital/

