L’Islamo-gauchisme – ( II ) : les idiots utiles du djihad…
Le gauchisme “à la papa” a bien changé : de peuple, de cible, de recrutement (j’allais écrire : de victimes). Ayant perdu “le vrai peuple” (qu’il n’a jamais eu.
Mais il croyait l’avoir !) par sa bêtise, ses errements et ses dévoiements, par la vacuité de ses analyses et la perversité des solutions qu’il ne proposait pas, par son déni du réel et de l’évolution du monde, il s’est “rattrapé aux branches” en catastrophe, en racontant qu’il avait trouvé dans l’islam un prolétariat de substitution qui, espéraient les idéologues de cette erreur qui se rêve Terreur, allait voter pour lui et lui assurer la continuité de son pouvoir et la continuation de ses prébendes.
Ah ! les cons !…
Il n’y a pas besoin d’être “voyant extra-lucide” pour constater qu’une religion, quelle qu’elle soit, n’est ni un lieu de compromis, ni un terrain d’entente idéal, ni une variable d’ajustement éventuelle, mais qu’elle est une force qui peut soulever tout un peuple, contre son souverain et sa police, contre un régime, un mode de vie, un monde. Les djihadistes sont donc prêts à tolérer un temps des compagnons de route et même à leur faire croire qu’une alliance est envisageable, pour et avec eux. Cet (anti)raisonnement a, par exemple, amené le syndicat étudiant Unef à se rapprocher des Étudiants musulmans de France qualifié de bras armé des Frères musulmans par Mohamed Louizi (Pourquoi j’ai quitté les frères musulmans -Ed. Michalon). En croyant sauver quelques meubles lors des élections, elle se fait bouffer par plus vicieux qu’elle ! Résultat : l’Unef n’est plus écoutée sur les sujets sérieux, comme la précarité étudiante en temps de covid. Et… c’est bien fait !
Cette énorme faute de jugement, presque un crime contre la pensée, ne date pas d’hier : on se souvient de ces militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui faisaient alliance avec des islamistes radicaux obnubilés par “l’américano-sionisme” et prônaient, au nom de la “lutte contre l’impérialisme”, l’élimination de l’État d’Israël. J’ai en mémoire le Forum social européen accueillant en grande pompe le faux prédicateur-vrai violeur Tarik Ramadan à Saint-Denis, invité (on croit rêver !) comme “leader religieux, représentatif d’une partie du prolétariat” ! Même le Nouvel Obs avait titré une Une digne du Figaro : “Confusion au Forum social européen : Les gauchistes d’Allah”.
Des bribes de vérité apparaissent dans les feuilles de chou les plus contaminées, même si, dans Libération, une Clémentine Autain revendique le titre d’islamo-gauchiste… que ce quotidien classe dans les ’‘insultes policées et intellectuelles’’ (NDLR – ce qui n’a aucun sens !). Elle précise même, comme pour s’assurer que personne ne peut savoir de quoi elle parle : “Je ne comprends pas exactement ce que veut dire le mot, mais si ça désigne l’intersectionnalité des luttes, alors oui, c’est ça qui me préoccupe. Je suis de gauche, et je me bats contre le rejet des musulmans en France”(sic !)… Mais a l’opposé, on lit sous la plume de Pierre-André Taguieff, que ‘‘entre les islamo-gauchistes du Parti des indigènes de la république (en lutte contre la domination blanche et le peuple blanc) et les islamo-fascistes qui massacrent des infidèles au nom du Djihad, la différence est mince“.
De son côté, Franz-Olivier Giesberg évoque la ’’décomposition intellectuelle d’une certaine gauche française”. Et même Bernard-Henri Lévy (qui ne fait pas partie des gens que je lis ni ne respecte mais dont je sais citer un court extrait lorsqu’il a une brève crise d’intelligence) écrit : “il suffit de lire Foucault pour prendre la mesure de la tentation identitaire, racialiste et, au fond, darwinienne qui n’a jamais cessé de hanter la gauche française, et de la longue généalogie de cette façon d’assigner les opprimés à leur origine, de les enfermer dans leur couleur de peau et leur ethnie”.
La Presse française sortirait-elle de son rituel aveuglement coupable ? Dans une enquête du Figaro Magazine sur ’’les agents d’influence de l’islam’’, les journalistes Judith Weintraub et Vincent Nouzille dénoncent “les relais intellectuels de l’islamo-gauchisme, responsables politiques ou acteurs associatifs’’ qui, écrivent-ils, ’’investissent l’espace médiatique”. Dans cette enquête, on croise, sous des formes et à des degrés divers, les sociologues Edgar Morin, Geoffroy de Lagasnerie et Raphaël Liogier, l’islamologue (?) Tarik Ramadan, l’historien Jean Baubérot, le démographe Emmanuel Todd, le géopolitologue Pascal Boniface, les journalistes Alain Gresch et Edwy Plénel (qu’on est certain de retrouver dans tous les “mauvais plans’’), les politiques Jean-Louis Bianco, Caroline de Haas, Clémentine Autain, Benoît Hamon et Danièle Obono ou encore des personnalités associatives telles que Marwan Muhammad, Houria Bouteldja et Rokhaya Diallo. Il ne manque à leur liste que Benjamin Stora, qui a entrepris d’inventer une nouvelle histoire réécrite de l’Algérie, de lecture très macronienne, c’est tout dire ! On en reparle bientôt, promis.
Mais s’il n’y avait que les islamistes comme groupe organisé coupable de volonté de conquête ! Ce serait oublier le climat de complicité intellectuelle et morale dans lequel les soldats d’Allah poussent leur avantage dans la sphère médiatique, intellectuelle et universitaire, qui se résume en deux mots : domination, d’un côté et pour les uns, et trahison de l’autre, pour les autres… sur tout ce qui touche au capitalisme, au christianisme, à l’Occident et à son histoire, et à Israël… (qui est intrinsèquement coupable, et son adversaire, même agressif, même radical, même terroriste, bénéficie donc de la bienveillance que l’on doit aux damnés de la terre). Il faut trouver une soif de justice dans la violence, la trace d’une faute dans celui qui la subit. En fin de compte, la question à 10 balles est : qui, du gauchisme ou de l’islamisme a pollué l’autre, et lequel sortira vainqueur de ce mano a mano ?
Mais quand, soi-disant au nom d’une minorité, d’une cause ou d’un mensonge historique, de beaux esprits très vilains veulent déboulonner les plus belles figures du patrimoine artistique, musical, littéraire, historique et militaire ou à arracher les plaques de rues au nom de grands hommes… on n’a même plus besoin de talibans pour dynamiter les statues ! Pourquoi donc les fous d’Allah s’épuiseraient-ils à faire taire nos cloches quand ils peuvent compter sur nos élus, en guerre contre le ’’séparatisme catholique” ? Et quand un Florent Boudié, rapporteur général du texte de loi sur ce qui aurait dû être “Séparatisme” et qui n’est plus que… rien du tout, établit un parallèle entre les enfants qui font leur première communion et un viol incestueux, ou quand le pitoyable Eric Coquerel (LFI) affirme que le voile d’une mariée est le symbole de la soumission de la femme à son époux, que faut-il penser, sinon qu’ils sont idiots ? Ce sont des maniaques de la diversité qui traquent toute infraction à leur code d’effroyable “bonne conduite” et qui terrorisent ceux dont la plume, le dessin ou le verbe défendent la liberté d’expression. Tendez l’oreille ! Pour les “idiots utiles du djihad”, la seule vraie menace qui pèserait sur nos institutions, ce serait la première communion des petites filles… alors qu’ils donnent la main à ceux qui rêvent d’abattre la République. Mon Dieu, qu’ils sont cons !
Un dernier point doit inquiéter ceux qui ne sont pas encore contaminés ou “porteurs malsains’’ : l’accès de courage de notre ministre inconnue a vite été réorienté vers des terrains contrôlés par la bien-pensance : charger le CNRS d’une enquête, c’est assurer une fois de plus le parfait suivi de l’intenable et mortel ’’et en même temps” macronien : un coup à droite (’’Tremblez, canailles ! On lance une enquête…’’), et un coup à gauche (’’… mais on l’oriente vers un organe qui va la classer’’). ’’Je suis oiseau, voyez mes ailes… Je suis souris, vive le chats’’. On sait dans quel état d’esprit sera abordée la demande de Frédérique Vidal : le CNRS est à la pointe des faux travaux de fausse recherche sur la prétendue écriture dite inclusive, sur la “race” en tant qu’arme de guerre, ou sur “Sexualités, identités & corps colonisés’’ (sic !), dans Ed CNRS-2019. C’est tout un programme !). Il faut tendre encore l’oreille…
‘’Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines….’’ ?
H-Cl.

