VOTER… POUR ZEMMOUR BIEN SÛR

Chaque jour qui passe, chaque minute de ces jours de folie nous ramène au plus fou de tous qu’est le Macroneur numéro 1 que des Français plus qu’imbéciles ont osé pousser au pouvoir. Il faut donc revenir à Audiard et augmenter la portée de sa célèbre définition toujours d’actualité sur ceux qui osent tout.

Je souhaiterais, j’aurais souhaité, qu’avant même qu’ils n’osent, on sache les reconnaître. C’est simple : ils osent cette première réponse lorsque vous leur exposez le problème et ses conséquences prévisibles : « Vous n’y pensez pas ». Parfois ils ajoutent un point d’interrogation sous-entendant que vous êtes le benêt de service, et parfois un point d’exclamation qui, dans leur esprit, vaut le balai des chiottes dont vous n’auriez jamais dû sortir.

Et dans la Ve République, fondée sur un coup d’État et une Constitution telle que Louis XIV n’a jamais eu de pouvoirs aussi extravagants, le risque de catastrophe n’en est que plus augmenté.

Oui, des Français plus qu’imbéciles, des c…s, ont élu une “intelligence de trahison portée par des amis qui nous veulent du bien”. Et maintenant ils pleurnichent leur « je ne savais pas ». Oui, personne ne savait, c’est l’une de leurs phrases préférées.

Mais lorsque le bilan s’impose, lorsque la connerie est réalisée, prouvée, mesurée, les mêmes qui vous balayaient de de leur mépris, s’obligent à se défausser : « Qui aurait pu prévoir ? » Et ils sont capables de vous le rebalancer dans les dents, vous négligeant une fois de plus.

Cela s’appelle des « journaleux », à savoir des résidus d’accouplement entre le journaliste et le journalier, des penseurs au jour le jour. Ici je demande pardon – ­ je me sens bien coupable – ­ à ce que représentait un journaliste du temps d’Albert Londres, ou un journalier du temps où ceux-ci cultivaient la France. Vous ne me croyez pas ? Intéressez-vous à la toponymie, c’est très instructif. Vous trouverez dans la Somme une quantité de parcelles nommées 20 journaux, 30 journaux, etc. (autres variantes dans le Sud, dans l’Est). Ce journal ou journeau est une ancienne mesure agraire d’environ 33 ares, parfois une quarantaine. Je traduis pour l’idiot économique du village qui ne pond que des romans salaces et des salades économiques : 3300 m², soit un tiers d’hectare… mais aussi la surface approximative pour une journée de gros travail d’un « journalier ».

Toutefois, la connerie, disons la bêtise extrême du « je ne savais pas », ne résume pas toute la question pendante des votes si prisés en « démocratie ». Je vote, donc nous sommes en « démocratie ». C’est mon devoir de voter car nous sommes en « démocratie », etc. Et comme, maintenant « je sais » clament ces faux Jean Gabin.

Ils « savent ». Ils vont « voter utile ». Sont-ils assez bêtes pour ne pas comprendre qu’en affirmant cette ineptie ils affirment que leur vote précédent était inutile ?

Ah oui ! Ils se camouflent derrière la grande “sagesse” démocratique : « au premier tour on choisit et  au second on élimine. » Mais un choix est déjà une élimination. Tout dépend du nombre de candidats, mais aussi du sens sous-entendu que véhicule le verbe “éliminer”.

Remarquez bien que l’inverse aussi vaudrait d’être mis en pratique, surtout en le précisant : « au premier tour on élimine, et si c’est impossible, au second on choisit, si c’est possible. Cela imposerait de prendre en compte les abstentions, ainsi que les votes blancs ou nuls. On pourrait ainsi ­ quantifier la légitimité,  ce qui devrait être obligatoire. Hou-hou ! Macron, es-tu là ?

Sinon, on entre dans la comédie des « je te tiens tu me tiens par la barbichette ». Cocu d’avance, le démocrate si intelligent. Et comme aucun programme, aucune déclaration politique n’est impérative (n’oblige à sa mise en pratique), la course aux mensonges est lancée, valorisée et plébiscitée. C’est beau, c’est grand, c’est généreux, c’est c… et surtout dangereux.

Dangereux ? Pourquoi ? Simplement, parce que la masse s’habitue aux demi-vérités ­ quand ce n’est pas aux dixièmes de vérité – elle ne comprend plus, elle se laisse aller, elle abandonne et retourne au loto ou autre jeu à gratter.

Admettons que cela soit néanmoins une bonne solution, adaptée à l’esprit des masses molles, et aux petits arrangements entre copains et coquins, l’ensemble tournant à petite vitesse pour donner l’illusion de la tranquillité. Oui, tout était calme, élégant et esthétique, y compris l’orchestre qui jouait sur le Titanic.

Dans la réalité, la menace de l’iceberg politique est toujours présente, avec les mêmes conséquences : plus de cadavres que de survivants, plus de faillites que d’enrichissement, plus de requins que de dauphins. Nous y sommes, grâce aux cons, qui, abrités derrière leurs « je ne savais pas », deviennent des coupables par non-dénonciation. Les « macroneurs » ne sont pas tous dans les ministères ou autres lieux fourrés de prébendes. Ils ne sont pas tous des actifs, ils sont aussi des passifs, englués dans leurs petites cervelles farcies d’inepties. Et ce pays se prétend voué au culte du doute cartésien portant à la raison ! On voit le résultat.

Vient donc un moment, où il faut voter ou ne pas voter. Mais compte tenu des dernières déclarations des uns et des autres, il faudra voter pour les candidats de Zemmour. J’en dirai plus dans un prochain article.

Antoine Solmer