L’ANSM OU COMMENT MENTIR « SCIENTIFIQUEMENT »

LE MENSONGE ET LA CONFIANCE
LE MENSONGE ET LA CONFIANCE

 

Je reproduis ci-dessous un extrait du point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19 en date du 14 janvier 2021, produit par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Cet extrait est repris intégralement par La Revue du praticien.

« Pour cette troisième semaine, l’ANSM[1] a également été informée du décès d’une personne résidant en Ehpad et vaccinée contre la Covid-19 le 13 janvier avec le vaccin Comirnaty. Le décès est intervenu environ deux heures après l’acte vaccinal, mais aucun effet indésirable immédiat n’avait été constaté (pas de signes physiques de réactions allergiques) : au regard de ces éléments, des antécédents médicaux et du traitement lourd de la personne, rien ne permet de conclure que ce décès est en lien avec la vaccination.[2]  »

Le lecteur non informé en tire la conclusion optimiste : ce pauvre homme n’a pas eu de chance, mais s’il avait « des antécédents médicaux » et un « traitement lourd »…

Mais, le lecteur non informé – je veux dire non habitué à ce type de rapport – reste non informé du fait qu’on lui ment.

LA PREUVE DU MENSONGE

La preuve du mensonge nous est donnée par le Dr Vincent Rouyer dans son article de ce jour sur Boulevard Voltaire [3]. Ce médecin est président de la Commission médicale d’établissement (CME) d’un CHS (centre hospitalier spécialisé) qui comprend plusieurs services de psychiatrie, services de soins de longue durée et un EHPAD. À ce titre il est informé des incidents ou accidents survenant dans l’établissement.

C’est le médecin gériatre qui lui signale « le décès d’un résident vacciné quelques heures auparavant par le vaccin Pfizer. Il s’agissait d’un homme de 70 ans souffrant d’une pathologie psychiatrique sévère, mais en parfaite santé physique jusqu’à présent. »

Comme c’est régulier, encore plus en cette période déjà suffisamment houleuse, le Dr Rouyer « conseille de de différer la signature du permis d’inhumer et de contacter les services de l’ARS (agence régionale de santé), pensant qu’ils avaient prévu une procédure en pareil cas. » Mais, précise-t-il : « À ma grande surprise, rien n’avait été prévu. »

Donc, la machinerie administrative se bloque. Une fois de plus, et sous quelles influences ? La bêtise bureaucratique inhérente au système ou une quelconque circulaire non destinée au public ?

La suite est simple. Le médecin gériatre signale le cas au service de pharmacovigilance. Mais « en l’absence d’autopsie et de prélèvements post-mortem, il sera impossible d’établir un lien de cause à effet entre le décès et la vaccination. Les deux n’ont peut-être rien à voir, mais on ne le saura jamais. »

UN VRAI DISCOURS DE MÉDECIN

Nous apprécions la conclusion du Dr Rouyer : « Disons qu’on joue sur les mots, car pour pouvoir parler d’effet indésirable, il faut pouvoir établir un rapport de cause à effet. Mais si, à chaque fois qu’un tel rapport est suspecté, on ne se donne pas les moyens de le confirmer ou de l’infirmer, cela pose tout de même problème. Je tiens enfin à préciser que je refuse de me situer dans une polémique pro ou anti-vaccin. Si l’autopsie avait été réalisée et avait permis d’écarter la responsabilité du vaccin, cela aurait eu pour effet de rassurer les personnes qui ont pris la décision de se faire vacciner. Ce qui importe avant tout est de savoir pour pouvoir prendre les bonnes décisions. »

Un courant d’air frais qui nous change du prêchi-prêcha de nos médecins de télé gouvernementalisés.

Espérons que ce courant d’air frais ne lui sera pas fatal. Une attaque de « grippe administrative » ou de « complication ordinale » n’est jamais à exclure. Combien de médecins en ont déjà senti les effets !

REVENIR SUR LE MENSONGE DE L’ANSM

Quelle différence entre le communiqué officiel (pas de signes physiques de réactions allergiques… antécédents médicaux…traitement lourd de la personne) et le dossier médical (pathologie psychiatrique sévère, mais en parfaite santé physique jusqu’à présent).

On fait l’impasse sur l’absence d’autopsie qui aurait pu amener des informations probantes.

Sans compter la phrase comminatoire : « rien ne permet de conclure que ce décès est en lien avec la vaccination. » Car la réalité, la simple logique et l’honnêteté auraient imposé d’écrire : « Rien ne permet de conclure quant à la cause de ce décès », ou bien encore « la cause du décès n’a pu être déterminée. »

En conclusion, si rien ne permet de conclure quant à la cause du décès, tout permet de conclure au travestissement de la réalité par l’ANSM. Cela s’appelle mentir. Cela s’appelle bafouer, la logique et la médecine. Cela s’appelle démériter de son titre, de son salaire et de toute confiance. Ce n’est pas ce dont le peuple français a besoin actuellement. Juste le contraire.

[1] https://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-COVID-192

[2] https://www.larevuedupraticien.fr/article/surveillance-des-effets-secondaires-des-vaccins-que-dit-le-dernier-rapport

[3] https://www.bvoltaire.fr/dr-vincent-rouyer-en-labsence-dautopsie-il-sera-impossible-detablir-un-lien-de-cause-a-effet-entre-le-deces-et-la-vaccination/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=dr-vincent-rouyer-en-labsence-dautopsie-il-sera-impossible-detablir-un-lien-de-cause-a-effet-entre-le-deces-et-la-vaccination&mc_cid=9ae919c908&mc_eid=82726536ed