VACANCES N°2 : « VIVE LA RÉPUBLIQUE… ET VIVE LA FRANCE »

IIJ ZIN NSOPNFJ ? BBYUSVP!
IIJ ZIN NSOPANFIJ ? BBYUSVOP !

Vacances n° 2 : “Vive la république… et vive la France”

Dothraki, Klingon, Na’Vi, Sindarin… Ça vous dit quelque chose ? À moi, ça ne disait rien jusqu’à ce que je me souvienne des langues (qui n’existaient pas avant que Tolkien ne les fabrique de toutes pièces) qui sont utilisées (?) dans Le Seigneur des anneauxGame of Thrones, Star Trek ou Avatar…. Et pourtant, nous devrions nous intéresser à ces “novlangues” incompréhensibles : jeter les gens dans un univers non-défini et fictif crée un immense désarroi, et ne plus rien “piger” fait de vous une victime sans défense, ce que nous vérifions, pour notre malheur, à chaque instant.

Si je vous dis “Et Eärello Endorenna utúlien. Sinome maruvan ar Hildinyar tenn’ Ambar-metta !”, je ne suis pas certain que vous compreniez tout de suite que cela veut dire, “De la Grande Mer en Terre du Milieu, je suis venu. En ce lieu, je me fixerai, moi et mes héritiers, jusqu’à la fin du monde !”, en quenya, qui, comme vous le savez, est la langue des Eldaren Valinor, parlée par les Ñoldor (Elfes Savants) et les Vanyars (Elfes Blonds). La troisième tribu, les Teleri, installée à Alqualondë, la capitale des Falmari sur les Terres Immortelles du continent d’Aman, parlait une langue proche, le Telerin... Vous suivez ? Moi, non plus… depuis la 3e ligne : nous sommes dans l’univers onirique de JRR Tolkien, James Cameron, et d’autres – qui ont “fabriqué” des univers et des langages (?) dignes d’admiration. (NB : je crois utile de vous rappeler que le quenya descend de la langue des Eldar pendant leur grande marche de Cuiviénen vers le Valinor, l’eldarin commun, lui-même dérivé du quendien primitif des premiers Elfes. Tout le monde sait ça – enfin… peut-être !)

Si je vous raconte tout ça, c’est parce que le français contemporain, celui qui est utilisé dans le discours officiel, dans la presse et dans les programmes électoraux où il triomphe sans pudeur, n’a plus rien à voir avec ce qu’était le français. (Frémissons à la pensée de ce qui nous attend dans les 10 mois à venir). Notre langue autrefois admirée pour sa précision se rapproche désormais de ces iso-langages qui ne sont compris que par… ceux qui les inventent : c’est du grand n’importe quoi apparemment compréhensible : le spectateur-auditeur-lecteur-victime, s’il veut suivre l’action et les dialogues, est tenu de se taper les sous-titres… ce qui va poser un grave problème, très bientôt, lorsque les méfaits des pédagogues irresponsables, des syndicats de profs (et de gauche, bien sûr !), et des bobos progressistes, promoteurs de l’anti-culture, se seront répandus à la surface de “l’hexagone-sic” : les gens seront alors incapables de comprendre ce qu’ils ânonneront. On pense à ce film qui était “en version américaine avec sous-titres en anglais” (American version with english subtitles)... Nous sommes “en marche” vers : “VO en novlangue djeunz-reubeu, sous-titrée en souchien 1960”.

Lassé de commenter les séances de lectures sur prompteur que nous a imposées le président à 6 reprises depuis le début de la crise de nerfs dite “du covid”, je m’étais promis de ne pas gâcher vos vacances avec des dégâts collatéraux dont le contrecoup inévitable est de rappeler à chacun le quotidien –minable : l’été est fait pour “penser loisirs”, pas pour “ressasser “covid” ! Seul bon point : le chef – faisant pour une fois “le bon choix”– a tourné le dos au grammaticalement indéfendable “LA covid”. Dont acte. Pour le reste… la “provoc” est si violente que je renie ma promesse : il est des choses sur lesquelles on n’a juste pas le droit de se taire !

Notre président, juste avant de psittaciser le rituel et ridicule “vive la République” (comme si elle était en danger ! Il se croit en l’An II ?) suivi, après un léger suspens, de “et vive la France”, a nié, devant 22 millions de téléspectateurs, la principale raison d’être de notre République : notre “tous pour un, un pour tous”, l’égalité de traitement, et la fraternité si haut proclamée. “C’est aux non-vaccinés de payer l’addition, pas à ceux qui m’ont obéi” ! Cette création de deux classes de citoyens, les “bons élèves” et des “cancres égoïstes”, est une grande première, un scandale d’État, un rejet de tous les principes républicains, un déni moral, la mort en direct, à la télé, de la notion-même de Nation, de société, de civilisation, d’Humanité, et la fin du principe de solidarité et de l’antienne “il n’existe qu’une seule catégorie de Français” que nos fausses belles âmes invoquent si facilement, lorsqu’il s’agit de terroristes, de délinquants, de multi-récidivistes en actes anti-français… Chanter la République et ses bienfaits, d’accord. Mais pas pour les parias ! Pour les gens intelligents (càd les “piqués” !), être vacciné ouvre des lendemains qui chantent. (NDLR : tu parles ! Attendons la suite. Déjà, on parle de la troisième piqûre, en attendant l’obligation d’un abonnement à vie, etc…).

Revenons sur la structure du discours : tout d’abord, “tout ce que nous avons fait était ce qu’il fallait faire”.  En résumé : “Bravo, Moi !”. Ensuite, une nouveauté : faire croire aux Français que “nous l’avons fait ensemble”… Au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, c’est en accord avec lui que vous avez laissé votre vieille grand-mère mourir toute seule dans son Ehpad et ne pas avoir d’enterrement, c’est vous qui avez supplié d’être confinés ou “couvrefeu-isés”, et fait passer à vos enfants un bac sans la moindre signification ! Après cette séance d’auto-satisfaction béate (même si on commence à avoir l’habitude, ça reste insupportable !), on est entré dans le vif du sujet : “Faites-vous vacciner, et… tout le reste vous sera donné de surcroît” : un avenir radieux vous attend, puisqu’on vous le dit ! Et ceux qui gênent ? Sous le tapis ! Ostracisés, punis, condamnés, insultés, “jetés”.

 Emmanuel Macron nous a donc annoncé qu’il faisait ce qu’il avait promis de ne jamais faire : rendre la vaccination obligatoire, aux soignants pour commencer puis, grâce (?) à l’extension du “pass sanitaire” (je persisterai à écrire “passe”), à tous les lieux accueillant du public d’ici août, avec sanctions et privation de salaire dès le 15 septembre (NDLR – Quand on pense au refus par système de “sucrer” les “allocs fam” aux terroristes et délinquants récidivistes, on se demande s’il n’y en a pas qui sont plus égaux que les autres !). Il n’empêche : en faisant le choix de rendre iso-censitaires certains actes élémentaires de la vie, il entame lourdement ce qui nous reste de libertés, même si la situation sanitaire demande de l’action. Mais “quoi qu’il en coûte”, il continue à tout miser sur l’obligation vaccinale, l’extension liberticide du passe sanitaire, le déremboursement des tests PCR… oubliant que d’autres armes existent pour lutter contre l’épidémie. Dans le piège de cette vision rétrécie et condamnée d’avance, voilà une “Quatrième vague”, dite Delta (faut pas faire de peine aux indiens – sic ! On n’en rate pas une !) en attendant les suivantes, devant lesquelles le roi sera nu : de delta à oméga, il a de beaux jours devant nous !

Le menton mussolinien, le verbe tranchant et en affirmant le contraire, il a virilement rendu la vaccination obligatoire : punir les gens par l’économie, la vie quotidienne, les vacances, le salaire, le mépris, les loisirs, le boulot, les transports, les promesses de sucettes et que sais-je encore… c’est les prendre pour des idiots ! On se demande ce qu’il va faire si ces décisions liberticides entraînent une levée de boucliers, ce qui, même peu probable devant la capacité d’encaisser de ce peuple totalement anesthésié (qui fut célèbre pour son aptitude à ruer dans les brancards), reste tout de même une éventualité. Car personne n’a dit mot de la prolongation jusqu’au 31 décembre du “régime transitoire d’état d’urgence sanitaire” décidée hier : après tout il ne s’agit que de nos libertés de base !

Aujourd’hui, en France, on peut raconter impunément, dans la même phrase, n’importe quoi et son contraire, comme si on parlait en “Tokien”… Avec notre accoutumance progressive aux restrictions de nos libertés, nous apercevons la fin de l’ex-“société de consommation” et l’entrée dans une “dictature dite sanitaire”… porte ouverte à une “société de soumission” qui va rendre plus facile l’instauration de la soumission sacramentelle et institutionnelle qu’est l’islam… fût-il totalement dévoyé et une arme de guerre pour les dealers, les pousse-au-crime professionnels et les révolutionnaires en tous (mauvais) genres. Mais que tout cela est triste…

H-Cl.