
Demandez le programme… (suite)
À la veille d’un scrutin, un électeur peut-il s’interroger sur autre chose que sur l’impéritie de nos dirigeants ? Nos gouvernants successifs s’acharnent à se tromper de combat, d’ennemi et de réponses et à refuser de voir les vrais problèmes. Élus, mais défaillants à en être nuisibles, ils n’offrent que des non-remèdes inopérants : mobilisation de fausses valeurs ringardes, rapports confiés à des personnalités douteuses, incantations mensongères, « promesses-à-ne-pas-tenir », faux-fuyants rebaptisés « sociétaux »… et chasse à l’homme contre tout ce qui ne partage pas leur vision du monde… alors que s’étale une immense crise de notre civilisation.
Crise de civilisation ? L’histoire connaît deux sortes de circonstances dans lesquelles une civilisation disparaît brutalement : la première est une subduction de type plus ou moins militaire où (B) remplace (A), et la seconde est la perte de confiance en ses dieux tutélaires. Des exemples ? L’Empire Byzantin pour la première, et les civilisations d’Amérique centrale ou du Croissant fertile pour la seconde. (Bien des « guerres » proto-historiques ont vu le remplacement de dieux locaux par d’autres, importés. Il arrive que la greffe prenne, mais c’est très rare.).
Notre civilisation occidentale est dans une situation où se retrouvent ces deux facteurs d’effondrement :
(1)- une forme de subduction islam-ique ou –iste, réelle et violente bien que jusqu’ici sans agression frontale, sous une forme démographique de « Dérive des continents »,
et (2)- notre abandon volontaire de nos « totems protecteurs » dont les deux principaux sont :
(a)- nos valeurs judéo-chrétiennes (NDLR : les vraies ! Pas les pseudo-valeurs fast-food rebaptisées « républicaines » qui ont été ratatinées à l’anti-racisme + le « pro-LGBT-isme » + le politiquement correct +une fausse tolérance sélective + le déni de la réalité et une « Doxa » mortifère ! Nous en reparlerons)…
(b)- et surtout notre foi en notre Dieu… à qui nous semblons avoir tourné le dos, par négligence ou par enfermement dans des discours dystopiques qui n’ont jamais mené à rien de bon, dans aucun pays…
Les faux problèmes auxquels nous nous heurtons depuis deux ou trois siècles, mais plus encore depuis une cinquantaine d’années, ne sont que les conséquences de cette crise de civilisation profonde dont nous avons parlé plus haut. S’il en avait été autrement, depuis le temps qu’on ressasse les mêmes idées contre-productives, il y aurait eu des résultats, ici ou là ! Mais aucun sparadrap politiquement correct ne sera jamais de la moindre utilité tant que les racines du mal seront interdites dans le débat public. La seule question est : les hommes sont-ils devenus plus heureux aujourd’hui qu’« avant » ? Je crains que la vraie réponse ne soit jamais « Oui ».
Pardon à ceux que cette manière de décrire le monde qui est le nôtre pourrait étonner ou surprendre : l’expérience nous montre, chaque jour, que les seules réponses susceptibles de nous conduire vers des lendemains qui seraient « moins pires » que ceux qui nous sont proposés, ne sont ni économiques, ni politiques, ni même morales, mais culturelles. Et contre-dogmatiques. Les Occidentaux en général, peut-être parce qu’ils ont été trop longtemps gavés de richesses jusque-là insoupçonnées, ont « oublié » (des on plus ou moins bien intentionnés les ont aidés – nous parlions des « références » de la Presse) que l’Humanité est, même si elle s’en défend, dépendante de ses racines, de son histoire, de ses limites physiques.
De très nombreux sujets ne font plus partie des soucis de nos contemporains, en ces temps troublés et pleins de menaces, alors qu’ils sont, peut-on dire, « de source ». En tête de cette liste, on va trouver Dieu, et les éléments de civilisation apportés dans pratiquement tous les domaines de l’activité humaine par la Révélation chrétienne, trésor qui est souvent oublié, contre toute sagesse et toute prudence… et aussi Allah et l’Islam, cette religion-mais-pas-que-ça et ses évolutions, dont, hélas, un islam d’exportation, inamical et très envahissant.
Ce n’est qu’après avoir réintégré dans notre « quotidien » les fondements de notre corpus iso-éternel qu’il sera ensuite possible de porter un regard nouveau sur l’immigration, que Lénine aurait sans doute qualifiée de « maladie infantile de notre postmodernité » et sur tout ce qui en découle ou va en découler : notre vision et notre compréhension du monde ne peuvent sortir que grandies d’une meilleure analyse sans aucun a priori des raisons profondes de notre détresse actuelle.
En fait, à la veille des 2 tours de scrutin des jours qui viennent, les menaces et les dangers dépassent l’entendement, et ils sont, tous, absolument absents de toutes les préoccupations, de tous les discours, de toutes les promesses qui sont contenues dans ces programmes dont nous avons dit tout le mal qu’il faut penser ! De quoi aurait-il fallu qu’on nous parle ?
(1)- Du parti-pris d’une presse sans morale (et d’autant plus susceptible et vétilleuse) qui a osé fabriquer de toutes pièces (mais au bon moment pour la gauche, sa seule référence : une si belle coïncidence est un vrai miracle laïc !) pléthore de faux complots (dont personne ne s’était jamais préoccupé jusque-là, et pour cause !), pour essayer d’en faire des points de rupture dans la majorité sociologique du pays. De la stratégie soi-disant anti-covid à la folie des dépenses, ou des ponctions fiscales assassines à la dette mortelle, ces sujets devaient être autant de rengaines dans les prochains scrutins.
(2)- De l’islam, ensuite, qui est une menace en progression iso-géométrique : sa nouvelle violence institutionnalisée, ses dérives imprévisibles et le refus pathologique des idées de gauche, au pouvoir, de regarder la réalité en face font de lui un danger d’autant plus réel que quelques cuistres, tels Mélenchon et ses sectateurs, refusent de voir la réalité. Seul ennui : face à un islamisme en guerre, mensonges et aveuglements risquent de peser lourd sur la sécurité et le sentiment d’appartenance à la Nation. En appelant à tort « métissage » ou « multiculturalisme » (une très mauvaise idée en soi, déjà : citez-moi un seul cas, un seul pays, un seul moment dans l’histoire où un seul de ces concepts pourris ait marché !) ce qui est « entrisme », « volonté revendiquée de subduction » et « communautarisme », quel que soit le futur des relations entre le monde occidental et l’islam, on pourra parler de l’échec historique de la pensée de la Gauche hystérique ! Mais nous le savions…
(3)- Du phénomène Macron, en troisième lieu. La vraie question est : comment le microcosme et la presse-aux-ordres sont-ils arrivés à ce qu’une fausse valeur fasse illusion chez tant de braves gens ? Les pouvoirs officiels ou occultes sont prêts à tout pour imposer leur idéologie, même démontrée inopérante, voire dangereuse (par exemple, le « quoi qu’il en coûte », le « et en même temps », ou le culte d’une Europe déjà condamnée dans ce qu’on attendait d’elle et qui n’est plus qu’un gigantesque outil de coercition !). Chacun des discours emphatiques de Macron étant une entaille à la vérité, au bon sens et à l’Histoire, l’idéal aurait été qu’il se réveille et rétablisse lui-même la vérité historique, économique, sociologique, ou culturelle. On n’en prend pas le chemin, mais il ne faut jamais désespérer…
Moralité : tout ça est très joli (d’aucuns diront sans doute : « un peu rasoir »!). Mais pour qui voter, ce dimanche et dans quinze jours ? Il ne m’appartient évidemment pas de donner quelque indication que ce soit : au nom de quoi, dans mon immense insignifiance, le ferais-je ? Je me permettrai, très timidement, de recommander de ne pas se fier aux « Programmes », tous menteurs, tous coûteux, tous électoralistes, tous dépassés avant même d’avoir été votés… mais à la personnalité, à la droiture, à la réputation individuelle, aux réalisations passées, au patriotisme, à la conformité des discours avec ce qui compte réellement à nos yeux à nous… et à la capacité à refuser tout ce qui est responsable de notre détresse actuelle et de remettre en ordre le gigantesque bordel qu’est devenu notre système de référence, pourri dans la masse et qui est voué à une catastrophe… annoncée !
H-Cl

