
LE LAVAGE DE CERVEAU
L’Europe c’est la paix ! Ah, ce slogan. Ou plutôt ce lavage de cerveau ! D’abord, l’Europe, c’est quoi ? Fondamentalement une zone géographique morcelée en une bonne quantité de pays et de peuples. Et le placage nommé Union européenne reste ce qu’il est : un placage qui s’est installé par lambeaux, qui ne sait pas vraiment rabouter ses morceaux, qui s’acoquinera ou non avec des collaborateurs extérieurs plus ou moins bienveillants. Bref, un canard boiteux à on ne sait plus combien de pattes. Ça cancane, ça caquette, il fut même un temps où ça nasillait. Oui, ça peut surprendre, mais c’est officiel. Enfin, ça, c’était plutôt pour des canards sauvages à nuance brune.
Donc, l’UE et non pas l’Europe, car c’est déjà le mensonge fondamental. L’UE est et reste, et pourrait bien rester un magma de marchands mal déguisés en bienfaiteurs auto-proclamés de l’humanité, associés pour le pire, sans oublier le meilleur de leurs porte-monnaies, à une colonie de bureaucrates déchaînés.
DU TEMPS DES FOIRES CE N’ÉTAIT PAS LA FOIRE
Si encore il n’y avait que des marchands ! Cela ne mériterait pas plus le nom Europe, mais on lui trouverait une appellation adéquate. Par exemple : la nouvelle Hanse, ça aurait de la gueule. Remonter à l’esprit du XIIIe siècle, s’associer avec Bergen, en Norvège, avec les villes du nord de l’Allemagne, avec leurs consoeurs de la Baltique, avec les splendeurs de Novgorod, sans oublier Londres, à l’autre bout, fidèle à sa politique inchangée et inchangeable de vouloir mettre ses pieds dans tout ce qui bouge en Europe continentale.
Certes, les États-nations sanctuarisés par les traités de Westphalie de 1648 ont porté un coup fatal à la vieille Hanse. Mais, on ne sait jamais. Si l’UE se cassait la g… comme cela est souhaitable…
Attention ! Ne nous oublions pas. Par exemple, la foire du Lendit, peut-être créée au VIIe siècle par Dagobert, vit son blason redoré au XIe et dura jusqu’en 1793. Elle attirait des marchands par milliers venus de toute l’Europe. Tout cela à Saint-Denis. Les temps changent.
Quant aux foires de Champagne, datant des Mérovingiens, antérieures à l’établissement de la monarchie française, elles furent valorisées et protégées par les comtes de Champagne, dès le XIIe siècle. C’était déjà un commerce international mis en valeur et en protection par les seigneurs du lieu. Sans intervention de quelconques hurluberlus calfeutrés en leurs bureaux bien chauffés à mille lieues de là, dans leur monde de petites haines recuites et de grands privilèges hargneux.
Il a fallu que cet autocrate de Philippe IV dit le Bel y fourre son nez et ses grosses pattes gluantes et captatrices pour casser ces belles réussites. Déjà la bureaucratie avide.
SANS FOIRES, C’EST LA FOIRE
Sommes-nous loin de « L’Europe c’est la paix ? ». Non ! Nous y sommes en plein.
L’Europe, la vraie, pourrait « être la paix » à certaines conditions.
D’abord que ce soit une véritable union de nations fortes, fières, indépendantes, liées, plus et mieux que par des traités, mais par une concentration de forces de cohésion supérieures aux forces de dissension et d’éclatement.
Cela suppose d’évacuer des zones de pouvoir tous les bureaucrates professionnels, les petits rats de fromage, les pondeurs de circulaires et de normes tueuses de vie.
Qu’il est facile, lorsqu’on cumule la triple malédiction de l’irresponsabilité, du pouvoir de nuisance et de l’ignorance obstinée de la vraie vie, qu’il est facile de tuer la vraie vie des peuples et de s’en laver les mains au robinet de l’argent qui déborde. Bruxelles, Strasbourg et autres lieux, qu’il serait utile et bienvenu qu’une série de « frappes chirurgicales » nous débarrasse du cancer qui nous y ronge. Rêvons, rêvons ! Mais on ne sait jamais, avec les vents d’est qui soufflent.
La deuxième condition serait de retrouver la bonne et ancienne hiérarchie des valeurs qui tient aux relations apaisées des trois grands ordres : le prêtre, le guerrier et le marchand.
L’UE a voulu se créer sur un seul ordre : les pires des marchands dominés par les pires des parasites de bureaux. Pas de transcendance, pas de force. Autrement dit, perte totale de ce qui guide les hommes et les assure sur les chemins de traverse.
Il y a des années… combien, je ne sais plus… j’étais abasourdi que la fameuse EU ne commence pas par organiser une armée intégrée, qu’elle veuille devenir un colosse aux pieds d’argile. C’était oublier que ce colosse mou n’était qu’un mannequin préparé par le célèbre Jean Monnet, le porte-pistoles des USA, sorte de représentant en aspirateurs de pouvoir, illusionniste qui vendit aux démocrates-chrétiens le fameux drapeau aux douze étoiles, lesquelles étaient censées faire référence à la Vierge Marie. Comme quoi, le pouvoir des mots et des images… bref, on a vu ce qu’il en est advenu.
Et puis, l’Europe du « couple franco-allemand » a bien montré ce que devait donner ce mariage de la carpe et du lapin : la politique de la valse musette tentant de surmonter les fanfares de Siegfried et des Walkyries. L’or du Rhin, c’est l’euro à la sauce allemande, à sa meilleure valeur marchande… pour l’Allemagne. De là-haut, Wagner s’esclaffe à en perdre son béret de wanderer.
Quant à l’armée de l’UE, il n’y en a qu’une, celle des bureaucrates. Autant dire peau de balle et ballet de crin.
DONC, L’EUROPE C’EST LA GUERRE
Pas d’armée, donc, la guerre. Voilà qui va choquer le sens commun, et pourtant. Combien de fois faudra-t-il répéter la vieille devise latine : Si vis pacem, para bellum ! Si tu veux la paix, prépare la guerre. Combien de fois, de dizaines de fois, de centaines de fois pour que les abrutis qui se disent nos gouvernants comprennent cela !
En effet la préparation de la guerre a trois vertus guerrière et une vertu civile.
Première vertu guerrière : montrer sa force pour que l’adversaire éventuel hésite à lancer la sienne.
Deuxième vertu guerrière : savoir et pouvoir répondre avec les moyens nécessaires si l’adversaire a finalement franchi le Rubicon
Troisième vertu guerrière : vainqueur ou vaincu, on s’assied bien plus commodément à la table des négociations finales sur une chaise d’honneur que sur un strapontin dépareillé.
Quant à la vertu civile, elle est fondamentale : rendre fiers et solidaires entre eux des citoyens, qui, sans cela, ne resteraient que de vagues collègues de bureau.
Alors, bien sûr, on entendra toujours les voix discordantes bêler au désarmement, à la paix universelle, aux con…ies du disque rayé. C’est la voix de la Gauche, toujours à contretemps, jamais en retard d’une stupidité, et finalement responsable de l’impréparation mais laissant alors le pays réel monter au combat dans les pires conditions. La Gauche, toujours la Gauche, le pire ennemi d’une nation.
Et quand cette gauche décérébrée (sauf pour conserver ses privilèges) s’appelle UE, qu’elle s’est inféodée à l’OTAN, qu’elle valide par sa bêtise et sa lâcheté le mépris des traités qui auraient dû établir l’équilibre entre les USA (mal masqués sous le vocable OTAN) et la Russie, nous avons la guerre. L’Ukraine a trinqué en premier. D’une façon ou d’une autre, nous allons suivre. À votre santé !
Antoine Solmer

