
L’octogénaire Biden a énoncé son discours sur l’état de l’Union, truffé de contre-vérités et de fake news selon le Washington Post. C’est tout dire, car le digne journal qui appartient à Jeff Bezos, le patron d’Amazon, penche plutôt du côté de l’abîme bidenien. À tout hasard, ce discours, je l’ai lu. Car l’entendre et le subir était au-delà de ma patience. Ce n’est pas un discours de président, c’est une liste de comptable autosatisfait, qui n’oublie pas de rassurer Big Pharma, entre autres. Il faut aider ces braves gens à fournir de nouveaux « vaccins ». Etc.
Mais c’est aussi un comptable assez pervers pour se vanter de ses actions, passant directement de son soutien aux « Américains LBG-LGBTQ, spécialement aux jeunes transgenres » à Vladimir Poutine qui a « déchaîné sa brutale attaque contre l’Ukraine, un assaut meurtrier, évoquant les images de mort et de destruction dont l’Europe a souffert pendant la Deuxième Guerre Mondiale. »
Et il poursuit : « Ensemble, nous avons fait ce que l’Amérique fait de mieux. Nous avons unifié l’OTAN. Nous avons construit une coalition globale. Nous avons résisté à l’agression de Poutine. Nous avons résisté avec le peuple Ukrainien. »
Si ce n’est pas un programme d’hégémonie guerrière, je me demande bien comment le qualifier autrement.
Il est plus simple que je passe la parole à plus qualifié que moi : Sarah Huckabee Sanders, gouverneur de l’Arkansas. Sa réplique ne s’est pas fait attendre et elle a secoué son monde. C’est une série de chaudes pensées qui viennent du froid étalage de Biden. En voici quelques-unes :
« La plupart des Américains veulent simplement vivre leur vie dans la liberté et la paix, mais nous sommes attaqués par une guerre culturelle de gauche que nous n’avons pas commencée, et que nous n’avons jamais voulu combattre. »
Elle revient sur la politique « sociale » de Biden en lui opposant son action en tant que gouverneur de l’Arkansas :
« interdiction de la théorie critique de la race, abrogation des ordonnances COVID-19 et blocage de la législation de l’État qui interdit l’emploi des mots de genre neutre, comme latinx pour remplacer latino et latina, trop marqués hommes/ femmes. »
Tout cela est vrai et bon. Mais je me suis attaché surtout à l’une des réflexions de cette forte femme :
« La ligne de démarcation en Amérique n’est plus entre la droite et la gauche – c’est entre la normalité et la folie ».
Ici, je crois qu’il faut, non la contredire, mais l’assurer de notre total soutien en élargissant le champ d’action de sa déclaration : La ligne de démarcation en Amérique et partout ailleurs est et a toujours été entre la droite et la gauche comme entre la normalité et la folie.
Elle sermonne les Républicains sur lesquels il y aurait beaucoup à dire : autant que sur nos prétendus partis « de droite ». Aux USA on connait les RINOs (Republicans in name only : Républicains seulement de nom) : de fichus bêtes à corne. En France, il nous reste à trouver une image. Elle ne sera pas belle.
Le gouverneur Sanders a visé juste. Il faut revenir aux fondamentaux. Ces qualificatifs que nous appelons la Droite et la Gauche ne sont pas séparés par la ligne médiane de l’hémicycle parlementaire ou sénatorial, mais par une ligne de fracture entre deux mondes. Les stades de la normalité et de la folie, une fois dépassés, mènent directement au conflit entre la vie et la mort.
Chaque fois que la Gauche a été assez forte pour prendre le pouvoir et assommer la Droite, elle s’est jetée dans l’assassinat de l’humain réel pour le remplacer par son image emprisonnée, de camps de concentration nazis en goulag soviétique. Elle a cassé les structures intermédiaires du peuple et de la nation, pour les remplacer par un centralisme bureaucratique d’essence religionnaire et tyrannique. Elle a imposé les pires conséquences de ses idéologies mortifères, poussant aux guerres civiles et extérieures.
En réalité, il n’y a de Gauche qu’extrême, à l’affut de la moindre occasion de montrer son hideux et mortel visage. Lénine, Staline, Hitler, Pol Pot, etc, tout cela se ressemble tant, si mélangé, si mélenchonné soit-il.
Malheur aux pays et aux peuples qui laissent la porte entr’ouverte.
Antoine Solmer

