SALMANOFF, MÉDECIN DES HUILES

SALMANOFF, MÉDECIN DES HUILES
SALMANOFF, MÉDECIN DES HUILES

L’érudition et les connaissances utiles se découvrent partout, y compris dans les « gratuits », ces « petits journaux » qui en remontrent parfois aux prétendus « grands ». Tel est le Saint-Germain Magazine,  n° 60 de mars 2022, dont la couverture nous offre un « feu rouge » propre à arrêter le regard, et que bien des infortunés auraient voulu fuir. Mais la vie des peuples en a voulu autrement. Faisons avec et tâchons de ne plus jamais y revenir.

Le Saint-Germain Magazine est édité par la Société d’édition Le Petit Versaillais. Loin des « gratuits » sur papier de dernière qualité, nous y apprécierons le glaçage, la belle tenue, et une esthétique toujours maintenue. C’est un critère de la maison. D’ailleurs ce n’est pas la première fois que je tombe sous le charme des publications de cette maison d’édition qui s’étend depuis son domaine originel de Versailles.

Tout au long des pages se succèdent les personnages divers de la vie communale qui se dévoile. J’avoue préférer les acteurs de base, toujours plus réels, finalement plus vivants, aux discours ampoulés caractéristiques de politiques de toute origine. Ceux-là  se croient intelligents en alignant des formules creuses ou en tambourinant hors toute harmonie leur « moi, je… moi, je… » Il en faut pour tous les goûts, c’est nécessaire. Mais ce n’est pas le mien. Surtout quand on décline seulement les avantages d’une réalisation de façon à en masquer les inconvénients ou les difficultés. La vie réelle me va mieux, ni toute noire, ni toute blanche.

J’en viens au héros de ce journal, le Dr Alexandre Salmanoff, précurseur de la naturopathie et de l’hydrothérapie. Vous le découvrirez comme moi dans ce bel article de trois pages par un entretien exceptionnel venu d’outre-tombe, puisque ce praticien né en 1875 en Biélorussie, termina sa vie en 1965 enterré à L’Étang-la-Ville dans le département actuel des Yvelines.

Mais pendant ces quatre-vingts ans, quels périples ! Certains furent de convenance personnelle, et d’autres de nécessité tout aussi personnelle mais par la volonté de personnages peu fréquentables. Imaginez, être Juif en ces contrées et périodes obligea à bien des voyages, pour ceux qui le purent de leur plein gré. Mais d’autres « voyages » détestables se préparaient par d’étranges « chefs de gare ». La vie déchirante et déchirée, telle qu’elle nous en donne des exemples périodiques.

Revenons au futur docteur Salmanoff qui devint polyglotte (français, anglais, allemand et italien) sans oublier de suivre des cours d’histoire russe, d’histoire générale, de linguistique comparée. Comme si cela ne suffisait pas, ses tribulations l’amenèrent à pratiquer divers petits métiers, à passer plusieurs semaines en prison, à obtenir trois diplômes de docteur en médecine, dont le premier en Allemagne, le second en Ukraine à Kharkov, et le troisième en Italie. Pas mal !

L’hydrothérapie dérivée des procédures musclées du pasteur Sebastian Kneipp fut son « baptême de l’eau ». Mais franchement, ça devait faire frissonner. Je vous laisser le découvrir dans l’article de Guillaume Hyvernat.

Curieux, à tous les sens du terme, Salmanoff s’intéressa ensuite à la physiologie des capillaires dont le mécanisme venait d’être découvert par August Krogh qui reçut le prix Nobel en 1920.

Pour mémoire, les capillaires sont ces minuscules vaisseaux qui font le lien entre les dernières limites du réseau artériel (les artérioles) et la reprise par le branches initiales du réseau veineux (les veinules). Ils sont plus fin qu’un cheveu et forment un réseau (ou lit capillaire) d’une longueur totale de plusieurs milliers de kilomètres. Ils permettent la vie de nos cellules par apport des nutriments (dont l’oxygène) et emport des déchets (dont le gaz carbonique). Autant dire que si ces « mini-cheveux » se mettaient en grève, nous ne donnerions pas cher de l’équilibre vital dont nous sommes dépendants. Une petite leçon de politique au passage…

Revenons au docteur Salmanoff, à l’eau et aux capillaires à soulager dans leur travail. Il lui suffisait d’une belle intuition, de tester  quelques mixtures d’huiles essentielles et les « bains Salmanoff » étaient nés. Je vous laisse en découvrir les recettes dans l’article du Saint-Germain Magazine.

Au passage, l’un des composants utilisé par le Dr Salmanoff était la « térébenthine, le principal élément des huiles essentielles de pin ». Eh bien, nous retrouvons les épines de pin parmi une série d’inhibiteurs et neutralisants de la fameuse protéine Spike liée au Covid ou aux effets néfastes du vaccin. Amusant, non ? *

D’une hydrothérapie musclée à une hydrothérapie balnéaire, les patients se multiplièrent. Certains célèbres, dont Lénine (d’où l’illustration de couverture), d’autres du même acabit (Plekhanov. Clara Zetkin, Rosa Luxembourg) et, bien entendu, ceux dont l’Histoire n’a pas retenu les noms. Qui aurait deviné l’intérêt de Vladimir Illitch Oulianov pour les cures thermales, et les bains thérapeutiques ? Un émule de Marat ?

Que dire de plus ? Lisez le Saint-Germain Magazine, ou le livre du docteur Salmanoff, Secrets et Sagesse du corps aux éditions de La Table ronde.

Ah ! J’oubliais ! Conseil au rédacteur de l’article, qui est très bien, mais qui tout de même m’a fait « hurler ». Le mot auscultation ne signifie rien de plus que l’écoute des bruits de certains organes du corps (dont le cœur, les poumons, etc.).  À ne pas confondre avec l’examen clinique (au « lit » du malade) qui comprend fondamentalement l’interrogatoire, l’inspection, la palpation, la percussion, l’auscultation, et d’autres techniques (tout ce qui n’entre pas dans les domaine des examens para-cliniques).

C’est une faute qui se répand à la vitesse de la décadence générale de l’enseignement. Comme ce n’est le but, ni de geocortex.site ni de Saint-Germain Magazine (laissons ce soin à l’Éduc’ Nat’), multiplions l’usage des bons dictionnaires (il en reste), et ne suivons pas l’exemple du Québec, où la cause me semble perdue.

Antoine Solmer

* How to Detox Spike Protein After COVID or Vaccine
https://www.theepochtimes.com/world-council-for-health-reveals-spike-protein-detox_4304171.html