ALEXIS CARREL, RÉFLEXIONS SUR LA CONDUITE DE LA VIE, EXTRAIT N° 9 / RÈGLES POUR L’ASCENSION DE L’ESPRIT DANS LA RACE

CHARLES LINDBERGH
CHARLES LINDBERGH

PRÉSENTATION DU NEUVIÈME EXTRAIT

Le grand mot est lâché : race. J’entends déjà les coups de marteau sur les clous du pilori. Mais tant qu’on les entend, rien n’est grave. Donc, continuons, sous la douce férule de notre prédécesseur, Alexis Carrel, médecin par la technique, mais surtout, médecin dans l’âme (encore un « gros mot ». Tant mieux !).

PROPOSITION D’ALEXIS CARREL

Comment pouvons-nous contribuer au progrès spirituel de nos enfants, des enfants de nos enfants, de notre race ? Notre premier devoir est de ne pas mettre d’obstacle à ce progrès.

Il est loin d’être sûr que l’ascension de l’esprit dans les formes vivantes soit irrésistible. Nous ignorons totalement la nature des facteurs qui ont fait quadrupler le volume du cerveau de certains mammifères en quelques millions d’années, et ont émancipé nos ancêtres de l’automatisme, de l’instinct animal.

Nous ne savons pas non plus sous quelle influence l’homme s’est élevé de la condition mentale du Pithécanthrope ou du Sinanthrope à celle de Léonard de Vinci, Pascal ou Napoléon.

Est-il au pouvoir de l’homme d’arrêter cette évolution ? Comment l’artificialité de l’existence moderne agit-elle sur le progrès anatomique et fonctionnel de l’espèce ?

À ces questions, nous ne pouvons donner en ce moment aucune réponse. Il est sage cependant de nous demander si la suppression des modes naturels de la vie n’oppose pas aux forces évolutives de l’esprit un obstacle infranchissable.

RÉFLEXIONS PERSONNELLES

Je présente cet extrait tel qu’il a été choisi et limité par une personne que je ne connais pas et que je remercie, qu’elle ait ou non l’occasion de lire ces lignes. Bien sûr, dans le livre que je possède par ailleurs, le texte développe des réponses à la question fondamentale du jour : « Comment pouvons-nous contribuer au progrès spirituel de nos enfants, des enfants de nos enfants, de notre race ? ». Pas progrès ! Pas spirituel ! Mais progrès spirituel. Tout est là.

Nous savons bien, que le mot race est piégé par les dynamiteurs de la pensée occidentale, d’abord, et que, par la suite, ils s’attaqueront à tous les « racisés » qu’ils ne pourront plus voir en peinture. Ces dynamiteurs sont de gauche, toujours de gauche, toujours d’extrême gauche. Car la gauche est toujours extrême, quels que soient les oripeaux de bonne conscience sous lesquels elle veut se masquer. La gauche est toujours en gésine d’une révolution qui mangera ses géniteurs. Pas d’ennemi à gauche, telle est la devise des guillotineurs jouisseurs. Son paradis terrestre serait de s’auto-cannibaliser, s’auto-digérer, et de laisser au vide le soin de l’avenir.

Mais revenons à Carrel et à sa question première. Il est surprenant qu’il invoque tout de suite une réponse dont nous pressentons l’anxiété sous-jacente : « Notre premier devoir est de ne pas mettre d’obstacle à ce progrès. »

C’est logique. Pour qu’une voiture avance il ne faut pas la bloquer. Mais qui aurait idée d’agir ainsi ? Quel conducteur attentif ? Aucun. Par contre, un Icare poussé par une idée folle, par une rage destructrice, par une imbécillité navrante, tel un écologiste pris dans ses tourbillons de folie furieuse…  Pauvre Alexis Carrel, qui rêvait d’un monde en progrès, mais pas n’importe lequel !

Je l’imagine, mesurant la capacité cérébrale d’un de nos lointains ancêtres, délaissant son compas, et rêvant sur cette boîte actuellement vide. Déjà, dans son lointain passé, elle abritait cette gigantesque galaxie de neurones, qui n’en finirait pas de se développer, de se multiplier, pour nous la délivrer en cadeau à transmettre. Oui, on peut rêver devant un crâne, de même qu’en levant les yeux vers le ciel par une nuit étoilée.

On peut aussi craindre qu’une catastrophe cosmique ne dérègle cette fantasmagorie du Créateur. On peut d’autant plus la craindre que l’homme, cette étonnante,  merveilleuse et maléfique marionnette, est attaché à trop de fils. Alors, il joue à les tirer à tort et à travers, juste pour voir, juste pour se prouver qu’il peut se croire le maître tout puissant, dirigeant d’un hue et d’un dia une bourrique qui pourrait n’être que lui-même.

Et si cette longue phrase tournicotante et tarabiscotée, n’était qu’un mauvais scénario dont le titre serait : « l’artificialité de l’existence moderne » ?  Une artificialité qui nous ramène aux meilleures et aux pires de nos créations. L’artifex latin était l’ancêtre de nos merveilleux artistes et artisans qui ont enfanté notre quotidien dans sa pratique. Et puis sont advenues les dérives artificielles, artificieuses, avec leurs jets de poudre aux yeux, dont redemandent les pires aveugles, ceux qui prétendent posséder la vue la plus claire. Une vue transhumaniste, dirait-on de nos jours.

Peut-être, ose demander Alexis Carrel, devrions-nous chercher à nous appuyer sur « les modes naturels de la vie ». Voilà qui explose à la gu… des dynamiteurs de gauche. Alexis Carrel n’est pas un raciste borné, bien au contraire. C’est notre civilisation et sa race qu’il jauge et qu’il juge. Et nous sentons bien qu’une nausée n’est pas loin de le prendre. Pourtant, il se sent l’âme d’un bon berger, lequel doit d’abord garder son troupeau avant de vouloir changer le sens de rotation de la Terre.

Oh ! Surtout, n’imaginez pas que sa réflexion se soit arrêtée là, qu’il soit parti faire son pain et garder des chèvres. Attendez la suite ! Imaginez pourquoi la figure de Charles Lindbergh illustre cet extrait.

Antoine Solmer