
Obsolescence programmée : la mode est au “recyclage” !
Chic ! On a un président, et même qu’il est recyclé ! La tradition (récente, mais bon…) de ce Blog est : une interruption pendant les vacances scolaires –où les gens vaquent à des choses réputées plus agréables – sauf événement important. Je n’avais donc pas prévu de commettre un “billet” à l’occasion de la réélection d’Emmanuel Macron à la Magistrature suprême qui est tout, sauf une surprise : nous l’avions annoncée depuis des semaines, voire des mois, et le suspense était nul, le “système’’ ayant soigneusement bouclé toutes les issues à double tour…
Depuis hier, le nombre de demandes de lecteurs est tel que je me sens obligé de m’exécuter. Je crois qu’il n’y en a jamais eu autant, et si vite après l’événement ! Je m’exécute donc, un peu à contre cœur, car la France étant devenue ce qu’elle ne devait pas être, et ‘’le monde étant… ce que nous voyons’’, une des tentations qui me taraudent depuis une quinzaine de jours est d’arrêter de passer 3 heures chaque jour à rédiger des notules qui, la courte tranche de rêve ’‘Zemmour” ayant fait long feu (“Big Brother” veillait !), ne peuvent plus être qu’universellement catastrophistes. D’autant plus que la question que vous me posez, chers Amis lecteurs, est précise. C’est : “Et maintenant ?”. Le titre choisi pour ce Blog à sa création, “Comprendre demain” (titre d’un livre qui avait assez bien “marché”, réédité 2 fois, et devenu introuvable) fait penser à tort que j’aurais des velléités d’oracle – ce que je serais bien en peine d’être. Mais jouons le jeu, un instant…
D’abord, à l’opposé complet de tout ce qu’on nous raconte pour nous faire peur, le paysage n’a pas été bouleversé et il n’y a aucun changement perceptible : le score de Marine le Pen est exactement le même que la fois précédente… pile augmenté du report des voix des électeurs de Zemmour… qui expliquent elles-mêmes l’effondrement de Pécresse. Mais si on veut qu’ils votent pour le loup, il faut que les moutons continuent de trembler de peur devant la menace “d’extrême droite”, même totalement inventée et parfaitement imaginaire : “Vous rendez-vous compte ? L’extrême droite est passée de 33 à 42 % ! Vite… Tous aux abris ! Et front uni aux législatives, ô braves gens qui suivez le droit chemin présidentiel…”
Tiens, puisqu’on en parle : les “Législatives’’ ! Chacun rêve de réécrire l’histoire à son profit. En réalité, ce qui va se passer, c’est que les braves honnêtes gens vont redonner à “Exécutif’’ tout pouvoir sur le “Législatif”, re-conduisant à peu de choses près le drame de ces 267 hyper-nuls, recrutés par petites annonces ou dans les déchets de feu-le PS et promus “représentants du peuple” (dans le genre “foutage de gueules”, ça se pose là !) qui siégeant indûment au Palais Bourbon, ont accéléré dramatiquement la chute de notre pauvre pays, devenue irrattrapable, par leur faute. Une autre manière de le dire, c’est de confirmer que “le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes” (dixit Martin Niemöller).
Depuis ce triste dimanche 24 avril au soir, je rigole (très jaune) tout seul en entendant notre nouveau-ancien président jurer qu’il a entendu le cri de désespoir des quelque 80 % de français qui ont dit, haut et clair, ne pas vouloir de lui (les 42% des bulletins pro Marine + les 27% d’abstentionnistes + quelque 9 % de “nuls et blancs”). En avant-première, je peux vous annoncer que le plan d’action pour les “réintégrer dans la communauté nationale” est déjà arrêté. Il est sur deux thèmes :
(A)– Pour les abstentionnistes et les blancs : répéter “il faut voter, c’est très mal de pas voter”. On va jeter l’argent pas les fenêtres en multipliant les ‘’spots télé’’.
(B)– pour les “fascistes d’extrême droite” : rejeter, ostraciser, diaboliser sans pudeur, insulter encore plus, pour pouvoir dire ensuite : “Vous voyez… Je fais ce qu’il faut pour tuer l’hydre. C’est eux : ‘’i’’ font rien que de pas vouloir penser comme moi !”.
Il serait donc prudent de nous préparer, pendant les 5 ans qui viennent, à entendre les mots “extrême droite” à longueur de discours, à voir ceux qui en sont accusés sans raison être partout et la liste de leurs péchés inventés se multiplier : un progressiste a toujours raison – puisqu’il le dit – c’est eux qui ont tort. “Refaire l’unité nationale”, c’est donc seulement les faire taire, et surtout pas les écouter !
La suite ? Elle est écrite… Élections en “sa’’ faveur, avec juste ce qu’il faut de “remontada” mélenchonienne pour justifier l’épanouissement de tous les mauvais tropismes “à gauche” qui sont partie intégrante du progressisme… Les pauvres “hors système” vont rester non représentés à quelque 60 à 70% ou plus des Français, ce sur quoi nos dirigeants (trop contents, en vérité !) feront semblant de se désoler… sans rien faire qui atténue cette monstruosité constitutionnelle… et surtout sans rien infléchir dans leur envie de tout casser : puisqu’il n’y aura plus le moindre frein à leur folie dite réformatrice – en réalité haineuse, destructrice, ravageuse, et, peu à peu, “terminale”– nos faux progressistes / vrais émules d’Attila vont pouvoir raser le monde ancien. Il ne restera pas pierre sur pierre de tout l’édifice – magnifique – construit par nos pères et les leurs, “à la sueur de leur front”.
Pour les progressistes, c’est une très bonne nouvelle : ils détestaient tout, et préfèrent le vide abyssal de leurs non-solutions absolues, à l’ordre antérieur. Finie, la France, vive l’Europe… en nous faisant croire que c’est dans cet abandon de tout que réside notre nouvelle liberté, notre nouvelle puissance, un nouveau bonheur à inventer. Le progressisme, triomphant puisque réélu, va être très chatouilleux sur la poursuite de ses programmes mortifères et de toutes ses insultes permanentes à l’intelligence : “Le voile, c’est la liberté… le futur de la culture est dans le multi culturalisme… l’asservissement aux normes et aux dadas mortels de Bruxelles, c’est la puissance de la France… l’avortement jusqu’au 9e mois inclus, c’est la vie… etc… etc… pour finir, un peu plus tard, par... ’’et il n’est de Dieu qu’Allah” ! Pour nous, les 80% rejetés par le “système”, c’est, en gros et à termes variables (item par item) la fin de tout : notre liberté, nous goûts, nos choix, notre civilisation, notre harmonie, nos modes de vie, notre sécurité, tout ce qui était si doux à vivre. Mais croyez-en le côté noir de mon expérience : on peut même se persuader, au bout d’un certain temps, que la charia’a, c’est pas si insupportable qu’on le croyait !
Pour répondre à la question posée, il ne devrait faire de doute pour personne que notre pays est pris (ou plus exactement : “s’est auto-piégé”) dans un contre-modèle progressiste qui ne peut que déboucher sur des catastrophes en série :
il ne peut rien y avoir de bon dans un fatras conceptuel qui ne se résume qu’à détruire l’existant (même imparfait… mais on n’en est plus là !), pour le remplacer… soit par rien, soit par le néant : un pays qui n’aura même plus de souvenirs de sa gloire passée.
Par exemple, dites-moi quel est le projet de Macron pour la France dans 5 ou 10 ans ? Mieux vivre ? Être plus riches ? plus aisés ? plus heureux ? Retrouver notre ancienne joie de vivre ? Être plus libres ? Retrouver notre rang de 5e puissance au monde ? Ne plus connaître la violence, ni les quartiers interdits, ni toute une jeunesse perdue et haineuse, ni la violence anti-chrétienne ? Avoir définitivement tourné le dos à la libanisation du pays ? Redevenir enfin un pays réunifié autour ses vraies valeurs séculaires ?
Rien de tout ça … mais le flou parfait… J’en veux une seule preuve, mais elle est éclatante : tous les nuls de Bruxelles se réjouissent (Charles Michel et Ursula van der Leyen les tout premiers, c’est tout dire !) de cette réélection. Il n’y a plus rien à rajouter. En somme et comme il a été dit, nihil novi sub sole… Et c’est bien dommage pour la France !
H-Cl.

