
DES PROGRAMMES PLUS QUE FUMEUX : NORMAL POUR DES FUMISTES
Deuxième tour de cochons, demain dimanche 27 juin.
J’ai bien lu les « programmes » de ces messieurs-dames qui vantent tous leurs qualités morales, leur sens élevé du bien commun, leur souci du monde meilleur, et en filigrane, non seulement leur avancée vers Le meilleur des mondes, mais aussi l’enfumage caractéristique de cette foire aux lampions : on éclaire suffisamment pour faire venir le populo, on roule des mécaniques pour attirer le gogo, et on passe sous silence les questions du jour, quitte à exclure le questionneur irrévérencieux.
Que les sceptiques relisent ces programmes, et y trouvent, s’ils le peuvent, tout ce qui les concerne directement : les taxes d’habitation vont-elles augmenter ou diminuer ? Serai-je contraint de présenter un « passeport sanitaire » pour prendre l’avion, le train, le bus, le métro, mon vélo ? Suis-je autorisé à planter ma tente devant la mairie de Paris comme les 560 « migrants » qui, illico, ont été logés ? Que dois-je faire face à un chien de classe 1 sans muselière ? Comment payer une voiture neuve, alors que la mienne, parfaitement entretenue, techniquement contrôlée, est interdite de rouler sous prétexte d’un vague papillon « Crit’air » ? Que faire contre la bousculade des deux roues sur les trottoirs ?
Rajoutez les questions qui vous viennent à l’esprit, car elles impactent notre vie quotidienne.
Vous n’aurez comme réponse – si tant est qu’il y en ait une – que délayage, noyade de poisson, prétextes alambiqués, promesses dans le vent, et vide intellectuel, quand ce n’est pas déviation vers les chantiers pharaoniques « pour votre bien » autour desquels gravitent tant de portefeuilles très intéressés.
Voilà ce qui me pousse à ne pas perdre mon temps ce dimanche dans ces isoloirs-abattoirs.
MAIS PIRE : LES MORALISATEURS
Fumiste, c’est bien. Moralisateur c’est mieux… dans la chasse à l’électeur cocu.
Tous ces braves gens sur leurs grandes photos de réjouis professionnels se demandent pourquoi les méchants citoyens ne sont pas venus les applaudir à leur grande fête. C’est qu’ils se sont donné bien du mal pour l’organiser. On n’imagine pas, nous, dans nos petits appartements. Pour un peu, on les plaindrait. Ah ! Comme ils se fatiguent pour nous ! Ah ! comme ils se dépensent pour nous ! Ça doit leur coûter des mille et des cents !
Euh… Pas vraiment ! J’ai même l’impression que nous participons plus que de raison pour leur payer les lampions, et plus encore.
Et tout cela pour quoi ? Pour nous tourner le dos dès le lendemain. Que dis-je ! Dès le soir venu, tous, sélectionnés comme éliminés. Tous ensemble, car ils participent du même jeu où les braves cocus sont admis à recommencer.
Mais de là à ce qu’ils se posent des questions sur leur responsabilité dans ce désamour… Vous n’y pensez pas ! Car ils se tiennent comme larrons en foire. Ils régleront leurs vrais comptes, la répartition du gâteau, dans les arrière-cours. Le reste, les pseudo-étripages, les étalages d’indignation répétées devant la glace, c’est pour le public, le bon populo, entre les jeux à gratter de la Française et le match de foot. La religion forcée, en quelque sorte.
PERMETTEZ-MOI DE PRÉFÉRER LE BON SENS DU VRAI PEUPLE
En tout cas, d’espérer qu’il en reste encore assez. Ce qui semble décliner jour après jour.
Enfin, comprenne et suive qui se sent encore investi d’une parcelle du véritable honneur, celui de la liberté, qui consiste à dire « NON ».
Je parle de la vraie liberté, non pas celle des bateleurs d’estrade, mais celle de notre vie quotidienne, celle qui consiste en « libertés » au pluriel : celle de circuler librement, et non « à condition de… » celle qui consiste à porter un jugement en conscience, et de ne pas céder à des folies liberticides en -isme ou en -phobie, celle qui consiste à huer le roi nu, et à lui dire d’aller se rhabiller, etc.
Ce concept porte un nom : l’objection de conscience, laquelle s’associe intimement au droit de retrait.
Pour moi, l’abstention s’impose comme objection de conscience, avec l’espoir qu’un jour…

