
Réfléchissons sur quelques lignes extraites de la présentation de l’éditorial de Natacha Polony sur les gesticulations forcées ou forcenées de Macron au Qatar, avant pendant et après le match de finale [1]. Cet éditorial est titré « Un concentré de Macron ».
« Dans les vestiaires, sur la pelouse câlinant un Kylian Mbappé indifférent, éructant dans les tribunes… On s’interroge sur la très visible présence d’Emmanuel Macron lors de la finale de Coupe du monde : qu’est-ce qui émeut autant notre Président ? »
Incontestablement, la question qui se pose et se repose, devient nécessaire et les réponses pourraient être inquiétantes. En effet, quelles forces internes sont-elles assez fortes pour faire d’un digne représentant d’une République française un agité de la sorte ? À quelles décisions dommageables pourraient-elles mener ?
Natacha Polony a la finesse de diriger ses réponses vers la politique, son cynisme attendu et ses contraintes professionnelles. Cela ne l’a pas empêchée de commencer par cette phrase qui en dit long :
« On savait que le Qatar concentrait à peu près tous les maux de l’époque, atteinte aux droits de l’homme, homophobie. Il ne manquait que les frotteurs. Eh bien, c’est fait. En tout cas c’est ce qu’on a pu constater à la fin de la finale France – Argentine, puisque, visiblement, une personne s’est introduite sur le terrain pour s’approcher des joueurs de l’équipe de France et avoir des contacts physiques, les toucher. Alors c’était un peu gênant… »
Ainsi, Natacha Polony, d’un ton très mesuré, semble prendre la mesure de l’homme Macron comme une sorte de dybbouk du président de la République française. Ce n’est pas ce terme qu’elle emploie, mais c’est bien l’idée qu’elle porte lorsqu’elle s’étonne du comportement intempestif du personnage, de ce qu’il traduit de ses réactions chez un responsable élyséen de la politique française.
Je reprends la simple définition d’un dybbouk :
- « un esprit malin, habituellement l’âme d’une personne décédée qui pénètre dans une personne vivante avec qui le mort a eu un différend ;
- un démon qui prend possession de quelqu’un et le rend fou, irrationnel, vicieux, corrompu [2].
Comme elle dit : C’est un peu gênant… ». Apprécions l’euphémisme, mais cette gêne, nous l’éprouvons tous. Emmanuel Macron ne se contient-il plus ? Ou croit-il que son exhibitionnisme lui assurant une fricotée de côtes lui assurera une côte de popularité ?
Car ce n’est pas la première fois. Après le syndrome de Stockholm de triste mémoire, va-t-il devenir nécessaire de décrire le syndrome de Saint-Barth’ ?
Retenons bien les images et les mots employés par Natacha Polony ou la présentation de l’éditorial : « câlinant, frotteur, éructant, émeut… ».
Je voudrais que l’on me dise qui, où, quand, dans quelles conditions un plus haut responsable de la République française s’est jamais conduit ainsi en public ?
Cet homme est-il atteint d’un « mal des montagnes politiques », ou tient-il à ce point à nous exposer ses fantasmes ? Cette exubérance n’est-elle qu’une émergence enfantine, ou un comportement d’adulte libéré d’autres contraintes ? Quelques personnes ont peut-être des réponses, mais elles ne nous intéressent pas. Le domaine privé doit le rester.
Seules nous importent les conséquences. Quand, comment et à propos de quoi va-t-il « craquer » ?
Antoine Solmer
[1] https://tv.marianne.net/focus/finale-au-qatar-un-concentre-de-macron?autoplay=true&utm_source=nl_quotidienne&utm_medium=email&utm_campaign=20221219&xtor=EPR-1&_ope=eyJndWlkIjoiNTk4MGVmZDc2ZWZmZjQ4MWJjZTI2Mjk0MjZiNDRhYWIifQ%3D%3D
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Dibbouk

