POURQUOI ET COMMENT LA JUSTICE EST-ELLE DE GAUCHE ?

SYNDROME DE DIOGÈNE
SYNDROME DE DIOGÈNE

LES INSANITÉS

Il suffit que nous lisions ou écoutions les informations concernant des affaires juridiques en cours pour que nous en soyons écœurés. Tantôt c’est un criminel libéré par manque d’une signature, par défaut de papier dans une imprimante, ou autre fadaise qui ferait mettre à la porte tout responsable d’un tel scandale dans la moindre des petites entreprises de France et de Navarre. Tantôt c’est un homme agresseur de ses enfants ou de sa femme qui oblige en toute légalité sa femme à trouver refuge ailleurs, mais conserve la garde des enfants. L’écœurement atteint un niveau presque maximum.

LE MUR DES CONS CHEZ LES SUPER C…

Et l’on monte encore d’un cran quand on se rappelle l’affaire du « mur des cons » emblème sinistre du Syndicat de la magistrature, ce tableau où étaient épinglées comme de vulgaires bandits, les photos de parents ou d’amis de victimes, et autres personnages « de droite » qui avaient osé – les malheureux – s’élever contre le laxisme de juges ou qui déplaisaient à cette tanière de gauchistes. Que croyez-vous qu’il arriva ? La responsable de ce syndicat (nous sommes en France, mais je rappelle qu’en anglais le mot syndicate fait référence à une union de gangsters, et qu’on se prend parfois à douter), la responsable ne fut condamnée qu’à verser quelques cacahouètes, bien des années après la découverte de cette ignominie en 2013.

Mais comme si cette lamentable cacophonie ne suffisait pas, l’avocat de ce « syndicat » avait osé sortir : « Cette affaire pose tellement de questions compliquées en droit de la presse qu’il faut manifestement aller jusqu’à la Cour de cassation, et éventuellement la Cour européenne, pour pouvoir trancher [1]. »

Cette déclaration vaut d’être comprise. Oublions tout de suite la classique réponse fourre-tout de l’avocat indigné qui défend le plus misérable. Voyons-y plutôt une platitude, ou plutôt une « aplatitude » ou un exemple « d’aplaventrisme ». Mais cela ne regarde que lui.

Plus grave, cela montre l’assise – sans jeu de mots – de la pyramide pharaonique qui prétend dire « la Justice ». Pour peu que ces chats fourrés se haussent de quelques étages supplémentaires, et aussi du col, ils se prendront pour les habitants des empires célestes, dont nous, misérables vermisseaux, n’aurons qu’à subir les oukases.

UN FONDEMENT DE LA GAUCHE ARCHÉTYPIQUE

Et c’est l’association de ces étages imbriqués comme tuyaux de poêle, et du mépris monstrueux de ceux qui se disent détenteurs de la Vérité qui représente un des fondements de la Gauche archétypique.

Car, en plus, leurs représentants, au lieu de fermer leur g… et de faire amende honorable (ce mot perd ici toute sa valeur), eurent le culot de mentir, de lancer des injures publiques, d’accuser le journaliste Clément Weill-Raynal qui avait rendu l’affaire publique, et de se tortiller comme des anguilles voulant échapper au filet. Il faudra attendre le 12 janvier 2021, pour qu’un minimum de logique de la Cour de cassation rejette les pourvois de Françoise Martres, la présidente du dit « syndicat »… qui entretemps avait été nommée à un poste de première vice-présidente adjointe au tribunal de grande instance de Bordeaux [2].

MAIS N’OUBLIONS PAS LES BASES GAUCHIES DU SYSTÈME

Il ne se passe pas de jours que des commentateurs ne dénoncent l’insuffisance des moyens accordés à la « Justice ». Mais c’est ici qu’ils font fausse route. Car la justice ne manquerait ni de moyens ni de personnel, si l’on s’employait dans ses cours à traiter d’affaires entre humains sans les rendre inhumaines par l’accumulation de la paperasse.

Il faut oser le dire, le système dit « de la justice » n’est qu’un empilage de juridisme où l’on trouve associés un narcissisme mégalomaniaque teinté de paranoïa dant une ambiance de névrose obsessionnelle surnommée « syndrome de Diogène » des entasseurs pathologiques.

En effet, comment qualifier autrement l’inflation constante des 73 codes officiels, périodiquement consolidés (il faut voir comment), les 29 codes abrogés, l’ensemble des lois (pondues à un rythme qui épuiserait la plus forte des poules en batterie), le tir tendu des décrets-lois, ordonnances, décrets, arrêtés, sans oublier les documents que vous ne verrez jamais : les notes internes, les circulaires d’application, et autres recommandations. Des dizaines de milliers de pages basiques, auxquelles viennent s’ajouter les codes de procédure et l’acharnement démoniaque à ajouter des jurisprudences, qui elles-mêmes, etc.

Il faut oser dire que tout cela est délirant. Mais que ce délire engraisse les chats fourrés qui s’en pourlèchent les babines, lesquels ne sont jamais responsables de leurs bévues. C’est aux pauvres hères qui les fréquentent à subir leurs manquements les plus divers. Qu’ils fondent leur vision sur des calomnies, qu’ils oublient de dater leurs décisions, qu’ils refusent de prendre en compte une pièce fondamentale, ou qu’ils lui fassent dire le contraire de ce qui y est écrit, pas de problème. Ils règnent du haut de leurs assises.

Ce délire croissant qui croit tenir la Vie, la vraie Vie, dans la contrainte serrée de textes aussi abscons qu’abstrus est une offense à toutes les victimes laissées sur la bas-côté de leur toute impériale et impérieuse. Cette négation organisée, systématique, valorisée,  ne serait que loufoque s’il elle s’était contentée de stimuler le crayon d’un Daumier, la verve de Courteline, et la célèbre phrase de Rabelais : « Si on m’accusait d’avoir volé les tours de Notre-Dame, je m’enfuirais au plus vite. »

En réalité il ne faut pas donner plus de moyens à cet empire monstrueux. Il faut au contraire lui saper les bases, le réduire à la pure logique des faits et abolir les délires de leurs représentants. Alors, nous aurons une petite chance de nous approcher d’une justice plus simple et plus véridique. Parfaite ? Non, car cela n’existe pas et n’existera jamais. Humaine et en bonne santé morale, cela serait déjà un progrès insigne.

LA TRISTE GAUCHE EN SES ÉTATS

On croit en rire, mais c’est triste, profondément triste et dangereux. C’est « la Gauche » en ses délires qui a pris le pas sur la nécessaire indemnisation des victimes. Ce n’est pas la même chose.

Cela se décline en combien de cas chez les trop fameux JAP (juges d’application des peines) : l’agresseur, pauvre diable qui a été provoquée par le bijou de la vieille dame, et autres f… aises.

Si vous allez au Louvre, négligez la Joconde, encerclée par les hordes de voyeurs, et rendez-vous plutôt dans les salles des antiquités mésopotamiennes. Vous y trouverez la célèbre pierre noire (rien à voir avec 2001 Odyssée de l’espace) où est gravé le Code d’Hammourabi datant de 1750 av. J.-C. En lisant les travaux consacrés à ce monument, vous y verrez l’importance de l’indemnisation due à la victime.

Et même :

« Si un juge a rendu une sentence, formulé une décision, libellé une tablette, si ensuite il a annulé cette sentence, on fera comparaître ce juge pour l’annulation de la sentence qu’il avait rendue, et la revendication de ce procès, il l’acquittera douze fois, et publiquement on l’expulsera de son siège de justice, il n’y retournera plus, et ne siégera plus avec des juges dans un procès [3]. »

Antoine Solmer

[1] https://www.lejdd.fr/Societe/Justice/quest-ce-que-le-mur-des-cons-4009067

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_%C2%AB_Mur_des_cons_%C2%BB

[3] https://monbalagan.com/29-israel/sources-israel/1637-1750-le-code-de-hammurabi-premier-code-civil-texte.html