IL(S) SE PAYE(NT) DE MOTS

ÇA SECOUE
ÇA SECOUE

Allons-nous bénéficier d’un remboursement d’impôts ? En effet, il n’y a aucune raison que l’actuel président reçoive ses 15203,81 € de salaire mensuel (de nos impôts) puisqu’il se paye de mots. Un festival. La dernière salve vaut son pesant de biffetons.

« Ne dites plus “confinement” mais “mesures de freinage supplémentaires”…. “Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier”… »[1]

Et il en rajoute : « “Ce qu’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité. »

Déjà, il faut se demander « qui freine qui ? » Lui, nous, le virus ? En même temps ? Par intervalles ? Le jour, pendant le confinement ? La nuit pendant le couvre-feu ? Nous aimerions avoir des explications. Et puisque qu’il parle de freinage, n’a-t-il pas eu son permis de conduire le char de l’État dans une pochette surprise ? Ses dérapages nous inquiètent. Vite un stage de mise à jour ! Faut-il débrayer en même temps ? Quand accélérer ? Jusqu’à quelle vitesse ? Et il prend sa ceinture de sécurité pour un masque ! Nous avons des raisons de vriller notre index sur le front.

La voiture présentée hier par l’article de Noël Pomin lui va comme un gant… sur une piste d’auto-tamponneuses. Oui, on comprend qu’il soit secoué.

Mais ça bouge aussi sur les autres sièges. Le gros aux hublots, qui doit être sourd, a « mangé le message ». Le voilà qui répète en boucle confinement ! Confinement ! comme un vendeur de moulinettes devant les Galeries Lafayette, mais sans le bagout de l’artiste. Et son compère l’excité qui agite ses neurones : « Est-ce qu’on peut parler d’un troisième confinement? Je ne sais pas quel nom il faut donner à ces mesures fortes qui sont prises. Mais il y a une différence qui est notable, qui est que nous nous tournons davantage vers l’extérieur. »

Finalement, cette réduction d’impôts se précise-t-elle ? Ils sont maintenant trois à se payer de mots. J’achèterai un gros bifteck pour mon chien Mat, qui en salive déjà. À tout hasard je lui fourre un biscuit sec dans la gueule. C’est toujours ça de pris, mon vieux ! Parce qu’avec ces zigotos, on ne sait jamais. J’ai l’impression qu’il me comprend. Depuis le temps que nous vivons ensemble… sans qu’un quelconque maniaque nous le répète dix fois par jour.

Je suis sûr que le président souscrit à notre vie commune, Mat et moi. Lui, il vient de découvrir le « vivre ensemble » avec le Covid. On en fera quelque chose de ce petit bonhomme. Il est en bon chemin. Un jour, quelqu’un lui apprendra que nous vivons avec les virus depuis des milliers d’années… au moins. Des millions, peut-être. Les années géologiques, ça inflationne tous les jours, comme les millions d’euros sortis du chapeau du prestidigitateur. On paye son billet en sortant, mais on finit toujours par payer, avec intérêts, pertes en lignes et majoration de retard.

Pour revenir à nos copains les virus, n’oublions pas leurs cousines les bactéries. Je dis cousines, mais dans ces familles, allez savoir ! Et comme dans toutes les familles, ça bastonne sec. C’est même pour ça qu’on les appelle bactéries, parce que les premières découvertes avaient l’aspect d’un bâtonnet. Une arme par destination ! Mais si vous préférez les raisins, allez au marché demander des staphylocoques. Et le côté amusant de l’affaire, c’est que, finalement, nous en profitons de ces guéguerres intestines qui dépassent les intestins. D’abord elles font partie de nos équilibres vitaux réalisés au cours des millénaires. Si nous en étions brutalement privés, notre risque de disparition serait maximum. Ensuite, dans la majorité des cas, les « méchants » sont « mis au tapis » par les « gentils ». Comme dans les meilleurs westerns de la grande époque.

Je vais vous révéler un secret. En commençant nos études de biologie, il y a quelques années, on découvrait le nom phage, ou bactériophage si vous préférez. Ces phages sont des virus qui se font un méchant plaisir de « bouffer de la bactérie »… au point qu’on a pu les utiliser à la place de traitements antibiotiques, surtout dans les pays de l’est qui avaient une belle avance en ce domaine. Au point aussi qu’on commence à s’y intéresser dans certains laboratoires français… si les vendeurs de vaccins et d’antibiotiques leur laissent une voix au chapitre ! Et les guerres de virus entre eux, ça marche aussi.

Donc, « Monsieur le président et Messieurs qu’on nomme grands », puisque je ne suis pas déserteur devant le Covid, je vous engage à ouvrir grand les fenêtres de votre véhicule cabossé, à tomber le masque, à nous accompagner au grand air, de façon à stimuler l’immunité collective, qui est le meilleur moyen de vivre avec le virus. Et tant pis pour Pfizer et consorts !

[1] https://www.huffingtonpost.fr/entry/macron-refuse-quon-parle-de-confinement-pour-les-16-departements-prives-de-deplacement_fr_6054c336c5b6f12839d41920