
Cela n’est pas une fake news, ni une phèque niouse, mais une dépêche de la plus haute importance : Macron (petit Emmanuel) et Braun (gros François de la Santé) se sont déclaré la guerre. Pas n’importe laquelle, pas une simple transgression de frontières, pas une cascatelle d’escarmouches (tsé-tsé ou à miel), pas une prise de becs type conflit de canards, non ! Une guerre, une vraie, une dure des dures, une où on se découd les boutons de culotte, où on se coince le zip de la braguette, ou pire… Le président et le ministre de la Santé. Le big boss qui chipe le turf du deuxième couteau.
Longtemps que l’Emmanuel se contenait, se contenait. N’en pouvait plus. Il a tout lâché. D’un coup. L’autre, qui voulait dégainer son masque, n’a rien vu venir. Il se cache derrière, maintenant. Et il tente de reprendre l’offensive. Je cite sa dernière presque-déclaration : C’est un coup bas qui vient de haut.
Faut dire, qu’on n’attendait pas l’Emmanuel nous refaire le coup de sa vie intime. Après Saint-Barth, et les déclarations de Benalla (Si j’avais été là, ces photos n’auraient pas eu lieu), le voici auto promu représentant en préservatifs.
Enfin, il n’occupe pas tous les créneaux : seulement les jeunes de 18 à 25 ans, en pharmacie, et à partir de 2023. En économie, cela s’appelle une niche. Et ce n’est pas une plaisanterie. C’est du sérieux, du dur, du raide.
Plus que quelques jours à attendre. Mais comme la moutarde, le paracétamol, l’amoxicilline, et autres courants électriques, attention à la tension. Et même à la rupture.
Il a quand même de bonnes raisons, le président. L’autre, ça faisait longtemps qu’il le rasait, surtout un Braun. Le masque et la barbe… Faire de la pub’ subliminale à ce point, ça commençait à sentir le roussi. Alors, en parfait politique, action ! Un bébé dans le dos !
Remarquez, ça se comprend, c’est logique. Un masque, ce n’est jamais qu’un préservatif qui fuit. Et un préservatif, ce n’est jamais qu’un masque qui étrangle. Et c’est ainsi que la politique de haut niveau devient une mascarade de bas niveau… presque de caniveau.
Cela dit, il est finaud, notre président. Les préservatifs, ça ne sert qu’une fois… en théorie. Le marché est vaste. Alors que les masques, on les lave, on les repasse, on les bichonne. Ça se confectionne, même. Mais un préservatif, essayez donc une fabrication maison ! Bref, ça eût payé. Mais ça paye pus ! J’imagine Fernand Raynaud reconverti en potard.
Enfin, une guerre déclarée, il faut la poursuivre. Sinon ça capote. Je vous le dis, Jupiter est un foutre… pardon, un foudre de guerre. Mais l’autre, l’Hermès, le dieu barbu, serait bien capable de décliner son masque en foulard. Succès garanti. Mais chut ! Je ne veux pas déclencher une guerre des brevets, en plus.
Je me suis laissé dire – raïte niouse – que ces deux-là se déchirent pour le PQ. C’est ce qui s’appelle un troisième front ce qui nécessite toujours des alliances de revers. Attention, ça va tomber comme à Gravelotte. Il y en aura des vertes et des pas mûres.
Si ça continue, on pourra dire qu’on aura tout vu, ou presque.
Et puis on relira Montaigne « Plus le singe monte haut, plus il montre son derrière. »
Antoine Solmer

