LA GUERRE D’ALGÉRIE CONTINUE À LA CHAMBRE

Quand finira-t-on par comprendre que la guerre d’Algérie se poursuit en France depuis et avant 1962, date du prétendu cessez-le-feu ?

Outre les « sentiments d’insécurité » bornés et de Borne, nous en avons deux autres preuves récentes.

La première : le rejet de la proposition de résolution visant à dénoncer l’accord franco-Algérien gaulliste de 1968. Une fois de plus, la patte du fameux « finisseur » de l’Algérie française, secondée par les macrogneux de service.

La deuxième : les invectives d’une députée EELV Sabrina Sebaihi envers Michèle Tabarot, qui, elle est au LR. Selon cette peu drôle de dame qu’est Sabrina Sebaihi rageant au sujet de la proposition ci-dessus mentionnée : « Il est impensable de voter un texte défendu par une descendante de l’OAS, et applaudi par les héritiers tortionnaires de l’Algérie. »

Il faut rajouter Fatiha Keloua-Hachi, du PS, qui s’enflamme contre cette « vieille soupe rance et stigmatisante envers les Algériens […] nourrie d’un imaginaire post-colonial. »

Aussi : Soumya Bourouaha, communiste, s’insurge contre un « texte aux relents xénophobles »

Quant à Sébastien Delogu (la France insoumise), il reproche à Michèle Tabarot « sa famille qui a colonisé l’Algérie. »

Tout cela trempe assez bien dans la soupe verte et rouge, avec une mention pour la première qui est trois fois verte : par pseudo-écologie, par rage, et plus que probablement par attachement au vert du drapeau algérien, mais aussi à son étoile rouge. Ça rappelle des souvenirs à certains.

Bizarre : ils ont tous oublié que le blanc du drapeau algérien est censé symboliser la pureté et la paix. La paix ! Quelle paix ? Celle des cimetières ? Je rappelle le doux slogan FLN : « La valise ou le cercueil ».

Vous lirez des détails complémentaires sur l’article de Gabrielle Cluzel.

Antoine Solmer