Que la Grande Duchesse de Gerolstein me pardonne, il me semblait que la période des jeux olympiques était une période de trêve instaurée entre les nations, pendant laquelle les compétiteurs mettaient de côté leurs origines diverses pour offrir aux spectateurs le meilleur de leur art. On peut et l’on doit imaginer que, les regards étant dirigés vers les athlètes, d’autres personnages en coulisses s’occupaient de jeux au moins aussi sérieux, de jeux politiques. En effet, quoi de plus pratique, pour des dirigeants ne s’entendant que peu ou plus du tout, que de profiter d’un temps de rencontres obligées pour échanger des propos et, d’une façon ou d’une autre, éclaircir une situation embrouillée.
En réalité, j’ai dû rêver. Cela se passait il y a quelque 3000 ans en Grèce, à Olympie, entre deux olympiades (le nom de ma période s’écoulant entre une session de jeux olympiques et la suivante. (Je suis obligé de préciser cela pour les journalistes, tellement au fait de l’actualité et au faîte de leur ignorance, qui croyaient montrer leur savoir en qualifiant d' »olympiades » ces jeux parisiens).
En fait, je n’ai par rêvé. Le petit gamin turbulent de l’Élysée a crié et pleuré pour que les athlètes russes aillent se faire voir chez les Grecs. Encore une occasion manquée. Qu’on lui donne une trompette en plastique et un tambour et qu’il aille se faire entendre ailleurs, puisqu’il n’a été sélectionné ni en boxe, ni en foot, ni en ski, ni en rien. Le jet de grenade dans les pattes n’est pas autorisé.
Je n’ai pas rêvé non plus quand j’ai lu l’article du Parisien, pour une fois en accès libre, que je reprends ci-dessous. En accès libre, pour ce genre de canard gauchi – comme Mediapart – et pour ce genre de journaliste, cela signifie « en mission de propagande ». Je ne sais si cela tient de la Propaganda Staffel ou de la Pravda. Disons d’une petite bâtardise entre les deux. Mais pour la bonne cause, rassurez-vous. Il s’agit de rejeter la bête immonde dont le ventre toujours fécond…
Attention, ne confondez pas ! Quand je parle de bête immonde, je ne vise en rien Cécilia Berder qui est plus qu’une sabreuse reconnue. D’ailleurs, elle est ou sera journaliste. Il faut qu’elle se prépare. Vous comprendrez en lisant l’article du Parisien le journal le plus subventionné de France . Cela se paye…
En réalité, Cécilia Berder est un ange, un pur esprit, une passionaria du camp du bien, dont le sang se glacerait si… Ah, non ! Ne gâchons pas l’oie au sang, même si elle est moins renommée que le canard de la Tour d’argent.
La gastronomie française m’étonnera toujours. La cuistrerie et la haine consubstantielle de la Gauche aussi.
Antoine Solmer
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| Leur parole est d’or | ||
| Elle avait choisi ses mots avant de laisser parler son cœur. Elle savait qu’elle s’exposerait. Mais Cécilia Berder ne s’attendait pas à un tel déferlement. « Un Premier ministre d’extrême droite pour la cérémonie d’ouverture des JO ? Ça me glace le sang. » Elle savait prendre un risque. Mais la sabreuse n’imaginait pas une telle boue : « Je n’étais pas prête mentalement à subir une journée d’insultes comme ça. » L’escrimeuse, qui rêve de médailles cet été aux Jeux de Paris, a découvert ces derniers jours la réalité de ces sportifs plus médiatisés et suivis qu’elle. Et le prix de l’engagement. Elle l’a pris de plein fouet. Une gifle, cinglante comme une défaite au premier tour du tournoi olympique. |
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| «Je ne regrette pas d’avoir conseillé aux gens d’aller voter» | ||
| Cécilia Berder fut l’une des premières, après ce dimanche 9 juin de sinistre mémoire, à tomber le masque, à politiser les Jeux et un été que d’autres, les présidents du CIO et du comité olympique français en tête, auraient aimé garder le plus neutre possible. Elle ne le regrette pas. « Je me suis trouvée assez lucide », sourit-elle. Avant d’en remettre une couche : « Ça me glacerait le sang de voir un ministre d’extrême droite lancer les Jeux. Pour moi c’est la fête et l’extrême droite n’est pas la fête. Je ne regrette pas d’avoir conseillé aux gens d’aller voter. » Citoyenne jusqu’au bout du sabre. Comme ses équipiers Yannick Borel ou Boladé Apithy. Comme Kylian Mbappé et Marcus Thuram. Et quelques autres. Il reste que les mots de Berder ne sont pas à prendre à la légère. Et ce serait bien que le CNOSF sorte de sa réserve pour protéger ses athlètes les plus courageux. Pour qu’aucun d’entre eux ne regrette de s’être mis dans les pas de quelques glorieux anciens, de Tommie Smith et Lee Evans, bras gantés sur le podium du 200m en 1968 pour défendre la cause des Noirs et de leurs droits civiques aux États-Unis, du Polonais Wladyslaw Kozakiewicz, auteur du plus savoureux bras d’honneur au public soviétique pour célébrer son titre à la perche en 1980. Parler fort avant de se parer d’or, c’est la marque des plus grands. |
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