LE MENSONGE, UNE ARME REDOUTABLE

Ce 14 juillet, Claude était « de la revue »  pour exprimer son mépris, non seulement pour les outrages à la gloire de la dite « revue du 14 », mais aussi à la sinistre foirade des élections gauchies et gauchisées. Et les Français dans l’affaire ? Soit aux abonnés absents, soit aux abonnés du cocuage « démocratique ».

Antoine Solmer

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Le mensonge, une arme redoutable…

Ils nous racontent que ce mensonge-là s’appellerait “la démocratie”, ce que non seulement nous avons cru pendant longtemps, mais que certains croient encore… Pourtant, tout semble dire que, cette fois-ci, “ils” auraient dépassé les bornes, et que leur perversité commencerait enfin à trouver ses limites. Oh ! Il est trop tôt pour se réjouir : comme nous le répétons ici à longueur d’année, le “système” est bien installé, il occupe tous les postes stratégiques, et il a –pour l’instant– réponse et coercition à tout. Mais une faille apparaît, pour la première fois : les citoyens, dégoûtés d’être pris pour des pommes, se révoltent et crient au scandale…même si cela ne dure qu’un seul “tour”.

La première chose qu’il faut incriminer, c’est notre système électoral lui-même, à la fois baroque et surréaliste, aux termes duquel si tel candidat recueille 49,9 % des suffrages le 30 juin, il est “black-boulé”… alors que huit jours plus tard, le 7 juillet, il lui suffira de 2 fois moins de suffrages (voire encore moins) pour se retrouver proclamé “grand vainqueur”. Plus cocasse encore : c’est au nom de la “démocratie” que tel candidat dont les listes ont recueilli 10,7 millions de suffrages se trouve hué comme “grand perdant” par son adversaire – qui n’a pu recueillir que 7 millions de bulletins, mais est coopté comme étant “le grand vainqueur” par une presse endoctrinée ! Et tout le monde a l’air de trouver ça normal…

Et si un esprit malsain, tordu et mal pensant (il en existe encore quelques uns, dont je connais quelques exemplaires) demande qu’on lui explique la raison de cette aberration, la réponse est courte mais (croient les menteurs) définitive : “C’est au nom de la démocratie !” (sic !). Car à force de dénaturer le sens de tous les mots de notre ex-si belle langue française, ils en ont fait… des maux, ce qui explique que cette pauvre démocratie – à force d’être utilisée par la Gauche comme un terrain de manœuvres sémantiques pour conquérir un pouvoir dont elle se sait indigne et qu’elle ne peut pas espérer par les urnes, en est arrivée à vouloir dire “l’ensemble des mensonges magouilles et tripotages que celui qui a le plus de culot arrive à hurler plus fort que ses adversaires ne disent la vérité… ” –à condition, toutefois qu’il pense “à gôche”.

Et nous nous sommes retrouvés durablement plombés, depuis 1981, dans un immonde piège gluant dont la seule inutilité consiste à décerveler le peuple – dans un lacet infernal qui ne cesse jamais de se refermer, à chaque occasion et – en ce moment – chaque jour : un parti et un mouvement idéologique qui sont exactement tout ce dont ils ont le culot d’accuser les autres se revêtent, contre toute raison et toute évidence, de “plumes de paon” volées ici ou là. Ainsi déguisés, presque méconnaissables, ils affirment des contre-vérités impossibles, racontent des histoires inenvisageables, font des promesses intenables, interdisent, ordonnent, menacent… et prennent des engagements mortels pour le futur… qui, ainsi déformé sans espoir, n’en est plus un.

Depuis le 30 juin de cette année – Dies irae, dies illa ! – les pauvres Français tombent sans fin de Charybde en Scylla, chaque mauvaise nouvelle annulant la précédente – à peine moins effroyable que celle qui vient d’arriver – et ouvrant la porte à une autre – toujours pire que tout celles qui les a précédées… Plus un politicard-menteur promet des idioties, et plus la presse, décidément à “ficher S” de toute urgence, donne du relief et de l’importance à toutes les absurdités qu’il profère. Par exemple, il semblerait, à entendre et à lire nos journaleux, que le seul crime concevable dans “la république” (ce machin de plus en plus mal défini qui a, pour notre plus grand malheur, remplacé “la France” dans le discours politicien) soit d’être de Droite, ce seul qualificatif entraînant ipso facto ceux, annexes, “d’extrême” ou, depuis peu, d’“ultra”.

Résumons : “de Gauche”, tu peux faire ce que bon te semble, dire ce qui te traverse la tête, t’offrir tout excès que tu sais pourtant absurde… Les journaux le tairont ou le minimiseront, les télés n’en parleront pas sauf à te chercher des circonstances atténuantes, les politicards t’excuseront (genre : “Il faut bien s’amuser de temps en temps” – sic!), et la seule conclusion de tout ce petit monde, vraiment pas “joli-joli”, sera : “Pas une voix pour vos adversaires”, qui sont objectivement angéliques, comparés à vos black bloks et autres criminels… le plus surprenant étant que les gens suivent et obéissent ! Ce n’est pas croyable ! C’est simple : tout ce que le “vulgum pecus’’ attribue sans la moindre raison au Rassemblement national ne se trouve que et uniquement que sous les bannières palestiniennes brandies par les sbires, les sicaires et les janissaires enrégimentés “à Gauche”.

Depuis que le peuple français, avant toute magouille contre nature et contre toute morale, a voulu dire que ses seules vraies priorités étaient (après le pouvoir d’achat qui est endémique, permanent et incontournable dans toute société moderne), la sécurité et l’immigration… tout ce qui se passe tend à faire croire que nous serions revenus en 1938-39 et que le seul danger serait Hitler – dont les cendres maudites ne referont évidemment jamais surface (mais ça permet d’hitlériser Poutine après le Pen, comme si un seul point de comparaison était possible.

Comment les Français, que j’ai connus moins stupides, ont-ils pu gober cette inversion des valeurs totalement impossible entre ce qui serait bon pour le pays (= en gros, 90 ou 95% des idées “de Droite”) et ce qu’il faut éviter à tout prix (= la quasi-totalité des idées revendiquées par ce qui n’est plus une vraie Gauche)… forgé dans l’absurde et dans une ignorance crasse de l’histoire, même proche ?

Je cherchais, sans trop d’espoir, comment arriver à expliquer de manière simple ce mélange de nullité crasse, de prétention illimitée, de confusion totale et d’inculture abyssale qui caractérise notre temps et nos dirigeants. Heureusement, la chance venant parfois au secours des égarés, la réponse est venue toute seule : le défilé de ce 14 juillet 2024, tellement macronien et dans lequel tous les qualificatifs cités ci-dessus se retrouvent : dans un “ni… ni…” qui mêle tout, confond tout et rend tout incompréhensible, pas moyen de savoir si on fêtait la prise de la Bastille de 1789 ou la fête de la Fédération de 1790 (sans doute pas : ces 2 mots étaient “aux abonnés absents” !) ou bien le “D-day”, la libération de Paris, la dissolution ou l’ouverture des Jeux olympiques. Mais dans un flou généralisé, tout le monde semblait s’en foutre : ce qui semble le “fun” du “fun”, c’est que chacun puisse se balancer sans la moindre grâce au rythme de boum-boums – commis, pour une fois par des gugusses en uniforme : même l’armée est devenue ridicule !

Pour ceux qui ont de la mémoire et se souviennent encore du sens des mots et des choses, il ne semble pas inutile de signaler à nos grands hommes si petits, qu’il avaient choisi, pour “illustrer” la libération de 1945, la merveilleuse “douce France”, de Charles Trénet… qui fut enregistrée pour la première fois deux ans plus tard… Et pour avoir l’air “djeunz” (mot démodé s’il en fut !), nos nuls n’ont trouvé que “Saint Louis Blues”… qui date, lui, de 1915 !

Les seuls airs dans le ton auraient été le “In the mood” de Glenn Miller et “C’est une fleur de Paris”, de Jacques Hélian et Maurice Chevalier. Mais pas un seul de nos cuistres ne le sait, et ils croient leur derrière trop haut pour demander des conseils à “ceux qui y étaient et se souviennent”. On voit chaque jour le résultat catastrophique de leur orgueil sans raison autre que leur nullité illimitée : le faux, le “pas vrai” et le mensonge… mènent le monde et la France. Et nous… à notre perte, de plus en plus inévitable !

H-Cl.