LA PEINE DE MORT, RÉSOLUMENT !

ELLE AVAIT 12 ANS. ELLE S’APPELAIT LOLA

Une petite fille de 12 ans. Son corps retrouvé dans une malle. Son corps ? Mais sa vie ? Sa fin de vie ? Étouffée, violée, avec « actes de torture et barbarie ». Son corps ? Quel corps ? Quel charnier ? Quels coups de couteau, dans l’épaule, dans le cou, au point qu’on a pu, au début parler de décapitation ? Mais à ce stade d’horreur… à ce stade d’indignation… à ce stade où une personne « au profil de déséquilibrée », « dérangée », « dont la santé mentale pose question », etc. 1 est en garde à vue et s’exprime, de façon plus ou moins cohérente, et où d’autres suspects seraient dans le même bateau sanglant… À ce stade, avec, au total, quatre personnes, toutes nées en Algérie, que faire ? Que penser ?

Ici, une pause : qu’elles soient nées en Algérie, à Trifouilly-les-Oies, ou sur la Lune, qu’elles soient blanches, noires, jaunes, indigo ou tricolores, mon titre restera inchangé : la peine de mort, résolument. Dupont, Mohamed, ou autre, tous dans le même sac, résolument et sans tenir compte d’un quelconque avis psychiatrique amnistiant le ou les coupables de ce sadisme effrayant.

LES GRANDES CONSCIENCES AU REBUT

Je repousse en bloc tous les bêlements de grandes consciences auto-proclamées, car leurs discours ne reposent que sur une tricherie habillée de peplums de cinéma. Ces humanistes ne le sont que de pacotille. Ils vendent leur camelote dans de mauvais emballages pour les consciences légères en digestion lourde et les idéologues de la gauche. Et nous en voyons chaque jour le ravage sur les comportements de jeunes générations lobotomisées par l’Éduc’Nat.

Idéologues de Gauche, osant mentir sans vergogne pour rafler des voix de la Droite cafardeuse qui sent si fort sa bourgeoisie de naphtaline, avec le fameux rappel au « progrès », sans que jamais l’on n’en évoque les catastrophes.

Comme le disait Badinter en 1981, s’adressant au Parlement : « Si l’on considère l’histoire de notre pays, on remarquera que l’abolition, en tant que telle, a toujours été une des grandes causes de la gauche française. Quand je dis gauche, comprenez moi, j’entends forces de changement, forces de progrès, parfois forces de révolution, celles qui, en tout cas, font avancer l’histoire 2 ».

LES FALSIFICATEURS

Car il y a un fossé majuscule entre les morts infligées au nom du « progrès », qu’il soit révolutionnaire bien français, hitlérien bien moustachu, ou communiste bien soviétique avec ses métastases cancéreuses, et les morts infligées par des assassins de rencontre laissant exploser leur sadisme.

Mais lorsque, comme M. Badinter, on ne fait aucune distinction, ni sur la mort ni sur le programme, allant jusqu’à demander l’abolition de la peine de mort, totale et universelle (également en temps de guerre ? De guerre civile dont nous ne sommes pas loin ?) lorsqu’on se contente de périodes aussi lourdement balancées qu’une entraîneuse de bar mal famé, alors, on trahit la vie des citoyens en leur assénant de plus, le pire mépris qui soit.

On trahit, non seulement les citoyens dans leur vie, leurs douleurs, leurs peines, leurs frustrations, mais également le pays dont on facilite encore et toujours la dilacération : car là se trouve le ressort profond de la Gauche, experte en maquillage de raisonnements, en usurpation de mots, en mensonges enrobés de papier à bonbons. Mais, ne nous y trompons pas, les bonbons de la Gauche, sont toujours empoisonnés.

Ils auront beau dire que la peine de mort n’empêche pas certains assassins d’accomplir leurs forfaits, je ne cesserai jamais de répliquer que cet argument n’est qu’un sophisme de sadique qui veut s’ignorer. Je m’explique :

Pourquoi un sophisme ? Parce que, s’agissant d’un assassinat déjà réalisé, il est évident qu’il n’a pas été empêché. Soit M. Badinter et consorts ne comprennent pas ça (ils ne seraient alors que des ânes bâtés, ce que je ne pense pas), soit ils endorment les foules jusqu’à l’anesthésie, et en profitent pour leur en extraire bulletins de vote et reste de conscience.

Pourquoi un sophisme sadique ? Car on voit à leurs grimaces crispées, on entend à leur théâtralisme de vieux cabotins le plaisir malsain du pouvoir assis sur les plus faibles, ceux qui ont la douloureuse inconscience de croire en eux, et en leurs mauvais décor de pseudo-paradis rose.

DES RÉFLEXIONS DE BON SENS

Contrairement au mensonge des équipes badintériennes, la peine de mort, lorsqu’elle était légale et appliquée, a empêché bien des assassinats, car ces « Messieurs » qui « montaient sur un coup » ne tenaient pas, pour une bavure, pour un énervement mal contrôlé et un coup de pistolet trop vite tiré, à monter en plus sur la « machine à Deibler », la fameuse guillotine, aussi surnommée « La Louison », par toute la gentille gauche émoustillée par la décapitation de Louis XVI, et de tant d’autres.

D’ailleurs un caïd en prison se débrouille toujours à régler ses petites affaires. Les copains sont là pour ça.

Et même si la peine de mort n’est pas toujours dissuasive, car aucun système n’est parfait, elle a quand même évité bien des assassinats. Mais cela est impossible à compter. Alors, la Gauche, toujours experte en camouflage de réalité et en mensonges, oublie de les évoquer, ces survivants qui ne se savent même pas l’être.

Et je pousse plus loin mon raisonnement : même si la peine de mort n’avait évité qu’un seul assassinat, elle aurait rempli son rôle.

COMBIEN DE PEINES DE MORTS ? COMBIEN DE SAMUEL PATY ?

Mais aujourd’hui, le problème n’est plus à la prévention de l’assassinat par la peine de mort. Le grand ensauvagement a modifié la donne. Lorsque des personnes sont poussées à assassiner, soit pour des motivations religieuses, soit par des pulsions sadiques irrépressibles, et que leur nombre crée de facto une sécession de territoires, alors se pose la question de la grande éradication.

Nous ne parlons plus d’une minorité de voyous de la grande époque, mais d’une banalisation accélérée de la violence extrême qui ne demande qu’à exploser, avec la haine en plus. Une haine qui ne se cache pas, qui se revendique, s’exacerbe par auto-proclamations, et aussi par la lâcheté du système. Et l’on finit par se demander si la seule et véritable circonstance atténuante qui devrait leur être justement appliquée ne serait pas cette folie de « badintérisme » qui ressasse ses propres satisfecit, toujours avec la même mine gourmande de truand de la haute.

Monsieur Badinter et autres comparses, vous croyez ou voulez faire croire que vous avez obtenu une grande victoire en réussissant à abolir la peine de mort. Une victoire, oui, mais contre le camp de la Nation. Et en féroces soldats aux yeux bandés et aux oreilles cachetées, vous voulez poursuivre dans cette voie (même en temps de guerre ?). Alors, oui votre victoire sera totale… une civilisation agonisante, des hordes déchaînées, le chaos. Bref, la Gauche !

Il est dit qu’Alexander Selkirk (le marin dont l’histoire donna naissance à Robinson Crusoë) rentrant en Angleterre et apercevant une potence s’exclama : « Enfin, la civilisation ! ».

Messieurs Badinter et consorts, s’ils sont riches de mauvaises idées, manquent décidément de bonnes lectures. Le discours pour Samuel Paty de M. Badinter était déjà navrant. Il n’ira pas, j’espère, jusqu’à l’insulte infâme de parler pour Lola. Il en est au niveau où même son suicide ne suffirait pas à le racheter.

Ma compassion totale aux parents de la malheureuse petite Lola.

Antoine Solmer

1  : Toutes expressions extraites de différents médias.

2  : https://www.peinedemort.org/document/4738/Debats-a-l-Assemblee-nationale-sur-l-abolition-de-la-peine-de-mort-en-France-intervention-de-M-Badinter-garde-des-sceaux-ministre-de-la-justice

Photo extraite de : https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/FMfcgzGqQwDMJWqWnSVFXJwtdkKxrFdF