De quand date mon dernier billet sur Geocortex ? La réponse classique s’en tiendrait à une date. La réponse réelle claque comme une tempête : il y a un monde, des lustres, si vous préférez. Alors, j’associe ces deux expressions figurées en un concept mieux élaboré car plus réel : il y a un monde de lustres.
En effet, le monde a changé, et des lustres – des lumières – ont brillé : celles de Trump et de Poutine. Mais comme le veut la nature, il n’y a jamais d’action sans réaction. Et pire, jamais d’action faste sans réaction néfaste : cette dernière s’appelle Macron : la noirceur.
À vrai dire, ce « rouflaqueux » ne me déçoit pas. Fidèle à son infidélité, conscient de ses inconsciences, gardien de l’intégrité de ses trahisons, il continue son minuscule bonhomme- bonne femme de chemin sur place. Des géants se sont dressés pour obtenir une paix en Ukraine. Le rouflaqueux veut sa guerre. Il en rêve, il en éructe, il en bave, il en jouit, il en photoshope, il en wokette, il en délire. Bref, il aligne ses traîtrises envers la France et les Français.
Chacun a le droit de délirer et chacun a le droit d’appeler une ambulance quand le délire devient dangereux. Mais là… le rouflaqueux a ses séides ; les macronards – et macronardes, pour faire plaisir aux wokmards et wokmardes. Alors, combien d’ambulances ? On ne sait pas exactement, mais la réponse tient en peu de mots : trop… bien trop. Or, on manque de voitures, de chauffeurs et d’intervenants musclés. C’est la débandade. C’est la France qui part en sucette, en quenouille, en… tout ce que vous voudrez, navets qui n’avez pas voulu, mais qui avez laissé faire, jusqu’à en redemander pour un deuxième tour de manège.
Alors, les Français se plaignent. Ils ont raison de se plaindre, de geindre, de grincer des dents. Mais ils ont eu tort, mille fois tort, de s’enfermer dans les prisons mentales de la presse de Gauche, de la presse aux ordres, des médias covido-vaxomaniaques, des macroneries traîtreuses et autres vampires de service.
Cela posé, argumenté sur les enfilades de décisions néfastes du personnage qui ne datent pas d’hier, mais de son passé moins que glorieux de ministre des Finances, dégradé en premier quinquennat, embourbé en deuxième quinquennat théorique. On connaît le résultat : faillites à tous les étages du grand magasin de bradage. Les exemples abondent – je veux dire que la piscine en est pleine. Inutile de refaire la liste des turpitudes et des échecs que nous voyons et vivons chaque jour davantage et qui ne peuvent que s’aggraver.
Toutefois, n’accablons pas totalement le personnage. Il se croit grandiose dans le rôle du pitre Zelenskophilopathe. Ce président est quand même l’héritier des grands destructeurs de la nation française sous la Ve République. Ça commence par le coup d’État de 1958 (relire Raymond Aron, Démocratie et Totalitarisme[1]), ça continue avec le référendum sur l’Europe transformé en Traité de Lisbonne par Sarkozy (autre coup d’État), ça se poursuit par Hollande qui avoue que les accords de Minsk ne devaient pas être appliqués, et autres pitres de service, des « c..s glorieux » aux larbins attitrés. Je sors Georges Pompidou de ce jeu de cartes truquées. Alors, Macron ? Un suiveur, un simple suiveur. Mais un suiveur suivi par des décadents qui en veulent encore plus.
Dans tous les cas, tous les politiques, de tout niveau qui ont usé et abusé de leur influence, des « gentilles pressions » des lobbyistes de Bruxelles, des mensonges dont le plus bénin d’entre eux aurait mérité trois paires de baffes et un coup de pied démocratique quelque part, tous ces politiques, vivants ou morts, ou agissant encore comme les derniers soubresauts d’un agonisant, tous sont responsables du gâchis actuel d’une ancienne nation appelée France engluée dans un système maffieux déguisé en Union Européenne. Autrement dit, tous des traîtres ! En temps de paix, c’est déjà sale. En temps de guerre, il y a des pelotons pour ça.
De plus, en toute logique, pourquoi oublier de ce tableau les citoyens « lambda ». Ils sont tellement contents de se faire abreuver de mots piégés : démocratie, État de droit, justice, devoir sacré, Patrie en danger… sans comprendre qu’ils nourrissent par leur lâcheté de nouvelles « lois des suspects ». Quelques phrases ronflantes, un coup de narratif sur le pif des idiots utiles, et « ça » vote. Donc « c’est » responsable. « Ça » se croit éclairé alors que « ça » bêle en attendant le sort obligé du mouton, lequel n’est jamais et sans espoir d’amélioration qu’un « bélier châtré que l’on engraisse », comme Littré nous le rappelle.
Autrement dit, qui sont les responsable des morts inutiles, des morts peut-être glorieux, mais morts pourrissant de part et d’autre ? Personne ne peut, personne de doit dire qu’il ne savait pas. Citons Mme La Hyène, MM. Boris Johnson, Biden, Zelensky, et autres paltoquets de service. Tous ces fétus de l’Histoire poussés par les instincts les plus vils que ne partagent même pas les tueurs en série, car eux, ont au moins un dérangement cérébral comme semi-excuse, sinon comme moteur.
Quant aux fameux « moutons de service » on peut se demander si l’odeur du sang, finalement, ne les attire pas. Une façon, en obligeant les autres à se faire plomber la carcasse, de se croire, un instant au moins, dignes des héros antiques. En attendant, foutaises, tiercé, jeux à gratter et décérébration narrativo-induite. Comme pour la covid-comédie ! « Ça » n’apprend rien.
Et la France dans ce magma ? Elle croule, elle « glisse, Monsieur Milan » comme geignait Pignon-Jacques Brel demandant l’aide de Milan-Lino Ventura dans L’Emmerdeur d’Édouard Molinaro. Mais il n’y aura pas de Monsieur Milan pour la retenir. Soyons clair ; c’est foutu ! L’avenir est à la république à bananes probablement islamique. Il suffit d’attendre un peu pendant que l’orchestre joue ses dernières notes. La lâcheté des uns couplée à la démographie des autres… Ainsi va la vie, inéluctable.
Mais la vie, la vraie vie, resurgira sous un nouvel aspect. La Nature e les forces vives nous l’enseignent. Il suffit d’attendre.
Alors, écrire sur cela, chaque jour ? Pourquoi ? Autant s’en tenir aux éclaboussures les plus crasses, aux pires immondices des grandiloquents délirants, à quelques points de repère obligés, et passer à autre chose. Il y a mieux à faire, autrement et ailleurs.
Sardou le chantait :
J’étais un bateau gigantesque.
J’emportais des milliers d’amants.
J’étais la France. Qu’est-ce qu’il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans.
Ne m’appelez plus jamais « France « .
La France elle m’a laissé tomber.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
C’est ma dernière volonté.
Antoine Solmer
[1] « Dans les deux cas, se produisit un coup d’État légal ou semi-légal. Hitler fut appelé à la chancellerie par le président Hindenburg comme le général de Gaulle, désigné par René Coty, fut investi régulièrement par l’Assemblée nationale française. Mais ce dernier vote ne fut libre qu’en apparence. La sédition avait précédé la séduction. » Introduction, p. 8.

