
EST-CE LE MONDE CONTRE POUTINE, OU… ?
Si l’on devait croire les médias mainstream shootés aux subventions étatiques et perfusés en permanence à l’adrénal-gauchine, le méchant Poutine serait responsable de tout le malheur du monde, depuis l’inflation galopante jusqu’aux jérémiades de la concierge, sans oublier les récentes découvertes nauséabondes dans certains EHPAD, ni les casseroles traînées par certains ministres. C’est peut-être un peu gros !
Néanmoins on se rappelle jusqu’à quel point d’endoctrinement des cervelles, jusqu’aux plus jeunes, les USA avaient poussé le mécanisme. Revoyez, si vous le trouvez, ce gentil dessin animé où le Loup (grand, méchant et hitléro-compatible) est taillé en pièces par les gentils petits cochons, dont le GI Naf Naf. [1]
Mais la fable de l’Union européenne unie comme les doigts de la main, et autres croisades du bien en cours n’impressionne pas le président de la Fédération de Russie. Il table sur « de nombreux partisans, y compris aux États-Unis et en Europe… » Jusque-là, la logique est claire, car on connaît le devenir des unanimités de circonstance. D’ailleurs, il nous prévient : « … et encore plus sur d’autres continents et dans d’autres pays. »
UNE EXPLICATION
Le moins qu’on puisse dire est que les esprits libres et perspicaces (oui, il en reste) ne peuvent que souscrire aux propos provenant de Moscou : « …même dans les pays qui sont encore des satellites des États-Unis, on comprend de plus en plus que l’obéissance aveugle de leurs élites dirigeantes à leur suzerain, en règle générale, ne coïncide pas nécessairement avec leurs intérêts nationaux, et le plus souvent les contredit simplement, voire radicalement. Un jour ou l’autre, chacun devra faire face à ce sentiment croissant dans la société. »
D’ailleurs, le détail ne souffre pas de discussion : « … ces élites dirigeantes augmentent le degré de manipulation de la conscience publique sous nos yeux. Les classes dirigeantes des pays occidentaux, qui sont supranationales et mondialistes par nature, ont réalisé que leurs politiques sont de plus en plus détachées de la réalité, du bon sens et de la vérité, et elles ont commencé à recourir à des méthodes ouvertement despotiques. »
UN RETOUR DE MANIVELLE BIEN EXPLIQUÉ
Ici commence une intéressante description de nos sociétés qui s’enorgueillissent d’appartenir au « camp du bien ». On pourrait dire que c’est la réponse du berger à la bergère, ou le principe de l’arrosé arroseur. Écoutons bien le président Poutine, successeur de quelques « hommes plus que forts » (qu’en d’autres temps on aurait qualifiés de tyrans). Une fois de plus, faisons confiance à ceux qui parlent en toute connaissance. Recueillons et diffusons le discours de l’actuel maître du Kremlin (ce qui est un peu plus glorieux que de se croire maître horloger, et même « maître du temps ». Il n’y a rien à changer :
« L’Occident, qui affichait autrefois des principes de démocratie tels que la liberté d’expression, le pluralisme et le respect des opinions dissidentes, a désormais dégénéré en son contraire : le totalitarisme. Cela inclut la censure, l’interdiction de médias et le traitement arbitraire de journalistes et de personnalités publiques.
Ces types d’interdictions ont été étendus non seulement à l’espace d’information, mais aussi à la politique, à la culture, à l’éducation et à l’art – à toutes les sphères de la vie publique dans les pays occidentaux. Et ils imposent cela au monde entier ; ils essaient d’imposer ce modèle, un modèle de libéralisme totalitaire, y compris la fameuse cancel culture d’interdictions généralisées.
Cependant, la vérité et la réalité est que les populations de la plupart de ces pays ne veulent pas de cette vie ou de cet avenir, et ne veulent vraiment pas d’un semblant de souveraineté formelle, elles veulent une souveraineté substantielle, réelle, et sont simplement fatiguées de s’agenouiller, de s’humilier devant ceux qui se considèrent comme exceptionnels, et de servir leurs intérêts à leur propre détriment. »
MAIS UN MAÎTRE DU KREMLIN RESTE UN HOMME FORT
Le dernier maillon de ce discours revient sur le terrain de la géopolitique, la dernière frontière avant des mesures plus musclées. Il s’adresse à ceux « qui veulent nous vaincre sur le champ de bataille. » Ici, point de reculade, ni de gloriole : « Qu’ils essaient ! »
Et qui sont-ils ? Le président Poutine, une fois de plus, nous fait comprendre comment les dés sont pipés. « Nous avons déjà beaucoup entendu dire que l’Occident voulait nous combattre “jusqu’au dernier Ukrainien”. C’est une tragédie pour le peuple ukrainien… »
Une fois de plus, cette façon de lancer des conflits, d’y empêtrer les habituels imbéciles de service, et de leur laisser faire le sale boulot, tout en récoltant les pots casses nous rappelle un mode opératoire bien rôdé. Made in USA. Irak, Serbie, Lybie : des exemples parmi d’autres !
Poutine ne se perd pas en leçons de morale. Il expose des faits. Surtout, il en annonce d’autres. « Chacun doit savoir que, dans l’ensemble, nous n’avons encore rien commencé sérieusement. » Le pire est-il devant nous ? Je n’oserais l’écrire. Mais que le pire des comportements agressifs soit caché derrière nous, voilà qui ne souffre aucun doute.
À QUOI A SERVI CE DERNIER DISCOURS ?
À ce que les imbéciles stipendiés de service rejettent toutes les accusations d’agression et d’agressivité sur le président russe. Le reste, oublié, masqué, caché, taché, désinformé. Forcément, on tient à sa place.
Heureusement Poutine et Lavrov restent ouverts au dialogue : « Nous ne rejetons pas les pourparlers de paix, mais ceux qui les rejettent doivent savoir que plus cela dure, plus il sera difficile pour eux de négocier avec nous. »
Comme nous sommes loin de la crise des missiles communistes de Cuba en 1962 ! Mais surtout plus près du pire…
Antoine Solmer
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