Il apparaît que parler le français devient une sorte de complotisme. À moins que ce ne soit l’inverse. Qui sait ? Un récent article de Claude, que je reprends ci-dessous, nous montre l’une de ces inepties que des fabricants de faux-semblant arrivent à vendre à des demeurés du ciboulot. Autrement dit, dans le monde actuel, succès garanti, et DNG globale. Vous ne connaissez pas ce sigle ? Normal, je viens de l’inventer. DNG signifie « Dégradation Neuronale Globale ». À moins que vous ne préfériez « Désagrégation Nationale Garantie » ? L’un mène à l’autre, et réciproquement, du haut de l’État aux étonnantes puanteurs des égouts où des hommes, des vrais, travaillent pour le bien-être de la communauté. En haut, rien n’est moins sûr.
En plus, il paraît qu’il existe quelque part, dans le fouillis législatif, une loi dite Toubon. Toubon, c’est le dinosaure qui n’en finit pas de disparaître sous les immondices – the shit hits the fan – que sa loi prétendait balayer, et qui croit se refaire une jeunesse en faisant semblant d’être un Défenseur des lois – un comble – dont la mère n’a pas avorté. À croire qu’il le regrette, compte tenu de ses récentes déclarations. Enfin, il faut bien que les spectres fassent « hou-hou » et jouent à se faire peur en passant devant les miroirs où ils ne peuvent plus se voir, alors que nous, ne voudrions plus les voir du tout, en bloc !
Allez ! Qu’ils se paient leurs « tutures électriques » et qu’ils aillent se faire électrencuter ailleurs, puisque c’est la mode ! Et comme c’est nous qui payons, nous achetons au prix fort, le droit de dire que ces petits roitelets sont nus. Savourez donc l’article de Claude.
Antoine Solmer
Ce que parler veut dire… ou pas !
Notre langue a perdu son rôle de lien social. Ce n’est plus qu’un moyen de coercition, de viol des consciences, d’interdiction de sortir d’un cadre inefficace, étouffant et décérébrant… au profit exclusif (croient-ils, ces idiots ! Leur réveil sera douloureux !) des tenants d’une idéologie “de merde” (Pour une fois, je ne vais pas m’excuser : c’est exactement ce qu’elle est, et rien d’autre !). Parler ne veut plus rien dire, être compris est le dernier souci de rédacteurs qui ne respectent rien, et se servir des mots pour cocufier le gogo est la dernière arme du progressisme.
Pourtant, même si on se croit préparé, apte à faire face, et ayant prévu que la “langue française” n’était plus ni l’une (elle n’échange plus, elle affirme des truismes), ni l’autre (c’est un “mix” de mauvais anglais et de français résiduel), il arrive qu’on se laisse surprendre par des lectures… que l’on aurait préféré ne pas faire. Par exemple, un spécialiste-mode (sic !), écrivait hier dans La Tribune du Dimanche, ce qu’il croit utile à la bonne marche du monde :
Titre : “Le cuir revient en force sur les podiums’’ (vous ne direz pas que vous n’étiez pas prévenus : en cette année où Paris devient un enfer-version hidalgo sous prétexte de Jeux Olympiques, c’est intéressant de savoir ce qui va se passer sur les podiums !). Le cuir, donc, revient en force sur les podiums (qui, vérification faite, ne sont pas olympiques), mais “le trompe l’œil des bomber Berlutti, que l’on prend de loin pour du velours ou du daim, donne des envies d’all-over”. Et en lisant ces lignes, j’ai réalisé brusquement à quel point étaient puissantes mes envies d’all-over ! C’est fou, quand on y pense, comme il se passe en nous de choses dont nous n’avions pas senti la montée sur le podium…
Depuis quelques jours, j’avais comme des sueurs, un truc qui me réveillait en pleine nuit, et je m’inquiétais – bien à tort : c’était juste une envie, un besoin d’all-over ! Poursuivant ma lecture, j’ai appris, comme ça, sans préparation à un tel événement, que “les tons neutres sont de tous les catwalks”, et que “la clé pour twister les monochromes pouvant paraître fades” est simple comme bonjour : “c’est le layerling en 4, 5, voire 6 couches”… Quand je vous disais que tout n’est pas perdu et que le pire n’est que très rarement la seule solution !
Ah ! J’oubliais ! Il faut faire très attention à ne pas oublier que “le formal casual connaît un fort retour en grâce face aux joggings et hoodies aux couleurs vives’’, ce que j’avais remarqué, mais sans mettre dessus un nom de pandémie. Mais fort heureusement, tout ce qui précède est légèrement tempéré par le fait – remarquable s’il en fut !– que “le look western de la tête aux pieds confirme son retour triomphant”. (“Ben voyons ! ” commenterait Zemmour), ce qui ajoute une dimension non neutre à la liste des problèmes que toutes ces magnifiques nouvelles font tomber d’un seul coup, toutes ensemble : il va falloir ressortir des imitations de santiag et des franges en-veux-tu-en-voilà, sans oublier le bolo, à nouveau indispensable.
Et n’allez surtout pas me dire que vous ne savez pas ce que c’est qu’un bolo, cette merveilleuse invention de Vic Cedarstaff, brevetée à Wickenburg, en Arizona au début des années 50 : là, comme dirait Alain Rémond, je ne peux plus rien pour vous. Déjà que je vous ai servi à domicile le “koulchi’’ pour vous permettre de bluffer vos catwalks grâce à l’all-over qui va vous twister, à fond la caisse, le monochrome boosté au layerling en 6 couleurs du nouveau formal casual de vos hoodies en bombers trompe l’œil, vous ne voudriez pas que je vous paye votre “boîte à fromage”, en plus ?
Trois questions me taraudent : La première : est-ce que le génie de la mode qui a écrit ce torchon croit qu’il ou elle parle, même un tout petit peu, le français ? La deuxième : combien gagne-t-il ou elle (alternative : combien a-t-il ou elle osé facturer cette monstruosité) ? Et la troisième : est-ce que vous voyez de quoi je parle lorsque je dis que “La folie est sortie des asiles” ? Parce que, en cas de doute, j’ai autre chose à vous raconter… [Ici… changement de registre, du sourire aux larmes].
Il y a deux jours, le 22 janvier très exactement, je vous parlais, à propos de tous les ’“scandales-du-siècle” qui polluent notre environnement sans interruption (“H 24” comme on dit en néo volapük francoïforme), des ventes des voitures “tout électrique”. L’éditorial s’appelait “L’heure des comptes”, et on y lisait, notamment : “À force de tricher, de mentir, de se prostituer et de faire la danse du ventre, l’Europe et la France ont réussi (à quel prix !) à faire décoller les ventes de voitures électriques (surtout les marques étrangères).”. Or… figurez-vous que j’ai trouvé, il y a deux heures, à quelles sommes vertigineuses s’élevait ce “À quel prix”… dont les montants himalayens sont dans la ligne du “quel qu’en soit le prix” que Le Maire nous assure, avec son faux air de vrai colin-froid-mayonnaise, avoir abandonné (NB- Sa dernière incontinence mérite le pilori : “J’avais dit que l’électricité augmenterait, mais “de moins de 10 %” . Et bonne nouvelle (sic !) : il ne va augmenter que de 9,8… J’ai tenu ma promesse (re-sic !)” Il y “’en a des”… qui se perdent ! D’où ce “second” blog, d’un ton très différent : j’ai décidé de ne pas falsifier mon humeur joyeuse du début de la soirée de ce mardi… mais de laisser éclater ma rage de ce soir…
Dites-vous bien, chers amis-lecteurs, que pour chaque voiture qu’il se vante d’avoir “vendue”, l’État, dans son irresponsabilité criminelle, sort de sa poche – c’est-à-dire la vôtre – 13 000 €uros ! Je le répète, car c’est trop affreux : 13 000 €uros par véhicule ! Pas étonnant, que les ventes se mettent à décoller ! Nos irresponsables-au-pouvoir prévoient 35 000 dossiers de ces “véhicules à 100 €uros par mois”. Mais à ces conditions là, ça va être 10 fois plus ! Je me demande même si moi, qui suis opposé à la bagnole dite “électrique” (puisqu’elle n’est que “fiscale”), je ne vais pas en commander 10 ou 15, tout de suite ! Ou plus !
Et pendant ce temps, nos pantins surpayés prétendent ne pas trouver d’argent pour les familles dans la rue, pour nos villages terrifiés par la “ventilation des immigrés” et pour nos enfants drogués par les mêmes ou à peu près, pour nos écoles qui s’enfoncent dans la violence, pour nos pauvres hôpitaux en voie de clochardisation, pour notre France explosée en camps adversaires (au lieu de “adverses”), pour les paysans qui en sont réduits au suicide par la bêtise criminelle de la grosse Commission européenne et de ses partisans, progressistes et autres…
Mais ils en trouvent, des sous, pour “accueillir toute la misère, vraie ou fabriquée, du monde”, pour subventionner tout ce qui ne devrait surtout pas l’être, pour ne pas arriver à combler le trou sans fin d’une guerre qui n’est pas la nôtre contre un ennemi qui n’est pas le nôtre, pour satisfaire tous les fantasmes, tous mortifères, d’Ursula von der Leyen, pour alimenter généreusement les chimères sociétales de théoriciens ennemis de toute humanité… ou pour subventionner, à 13 000 € l’unité, des constructeurs de voitures dont la fabrication est polluante et qui ne rouleront bientôt plus, faute d’électricité en quantité suffisante…
Je suis, vous vous en rendez compte, totalement scandalisé. C’est bien la première fois, en 11 ans de “Blog”, que je laisse transparaître un sentiment “perso”. Mais trop, c’est trop ! On ne peut pas laisser ce gang d’incapables piller la France et confisquer ses (= nos) ressources pour toutes les mauvaises causes qui sont les seules qu’ils ont en portefeuille… Pardon ! Demain, je serai calmé.
H-Cl

