Mon article du jour prend appui sur une information extraite de Dreuz.info1 publiée par Jean-Patrick Grumberg, dont le titre est suffisamment parlant :
L’information en tant que telle est précédée par ce résumé :
Un professeur d’histoire a recalé une élève de Seattle pour avoir dit que seules les femmes peuvent tomber enceintes et que seuls les hommes ont un pénis.
Un professeur d’histoire ethnique à la Chief Sealth International High School de Seattle a donné aux élèves de terminale un questionnaire intitulé “Comprendre le genre par rapport au sexe”. Le quiz proposait une série d’affirmations à qualifier de vraies ou de fausses, et des questions à choix multiples.
De nombreuses questions portaient sur l’utilisation des pronoms personnels (lorsque quelqu’un utilise les pronoms “ils/elles”, qu’est-ce que cela signifie pour son identité de genre ?”) ou sur les suppositions que l’on peut faire autour de l’identité de genre (“Vrai/faux : les transgenres sont gay”).
Deux questions étaient objectivement fausses, mais les élèves doivent croire et dire le contraire
La question 4, à laquelle il fallait répondre par “vrai ou faux”, disait “Tous les hommes ont un pénis”.
L’élève a indiqué que l’affirmation était “vraie”, puisqu’elle est effectivement vraie. Mais l’enseignant l’a pénalisée en la qualifiant d’incorrecte. Le professeur affirme donc que les femmes peuvent avoir un pénis, et les étudiants sont priés de l’apprendre, de le croire et de le répéter s’ils ne veulent pas être mal notés.
- De même, la question 7 était une question “vrai ou faux” à l’affirmation “Seules les femmes peuvent tomber enceintes”. Là encore, la pauvre élève a eu le malheur de répondre “vrai”, car seules les femmes peuvent tomber enceintes. Et là encore, l’enseignant a pénalisé l’élève en insistant sur le fait que sa réponse était fausse. L’enseignant enseigne que les hommes peuvent tomber enceintes.
Protestation de la mère de l’élève
La mère de l’élève a écrit au Jason Rantz Show sur KTTH pour exprimer sa “frustration et sa colère”. Elle dit avoir fait part de ses réclamations à l’école, mais s’est heurtée au silence en réponse – elle a eu de la chance, elle aurait pu faire l’objet d’une plainte pour discrimination.
En revanche, un porte-parole des écoles publiques de Seattle a défendu le quiz comme étant “inclusif”, arguant qu’il était approprié pour un cours d’études ethniques.
Moralité
L’élève a été recalée pour avoir refusé de mentir.
Elle a refusé de répondre à des questions à caractère politique visant à légitimer un mouvement extrémiste d’identité de genre prétendant que le genre est “fluide”.
Les élèves ne reçoivent pas d’enseignement, ils sont endoctrinés. Et c’est à dessein : c’est en s’y prenant très tôt que les esprits sont formés. La gauche l’a compris partout en occident. La droite se réveille tout juste avec la gueule de bois. D’ici 30 ans, elle commencera à se dire qu’il serait temps de reprendre le contrôle.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
MON APPROCHE DE GRAMMAIRE SAUVAGE
Cela va paraître ridicule à certains, mais ‘j’y tiens. Reprenons cette phrase : « … les hommes ne peuvent pas tomber enceinte ».
Premièrement une question de grammaire (indépendante du sens) : non-accord du sujet (pluriel) avec « enceinte » au singulier.
Dans quel cas cette expression (tomber enceinte) aurait-elle pu être invariable ? S’il s’agissait d’une expression verbale invariable (équivalent des phrasal verbs anglais) ou si le mot enceinte était un adverbe, donc invariable. Je passe les autres possibilités, par exemple le gérondif d’un verbe qui n’existe pas tomber-enceinte (sic) : en tombant-enceinte, les hommes, etc. Autre cas, les adjectifs de couleurs surqualifiés (vieux rose, bleu-vert, etc) qui sont invariables. Elle avait de jolis yeux rose bonbon, ma truie ! J’arrête là. Vous avez compris, le titre souffrait d’une coquille. Cela arrive.
Vous avez évidemment compris que le titre « Au secours, ils sont folles ! » relève de la moquerie pure et simple, et n’entre donc pas dans le cadre de Ma grammaire sauvage, mais seulement dans celui des coups de pied quelque part qui se perdent.
Mais il y a plus grave : l’expression tomber enceinte.
Bien qu’usée et rabâchée jusqu’à plus soif, je la trouve horrible, vulgaire et méprisante. Il n’échappera à personne que le verbe tomber peut renvoyer à l’idée de hasard (je suis tombé sur une ancienne relation…) ou, plus prosaïquement, à l’idée de chute. Comme si le fait d’être enceinte, d’être une femme enceinte, d’attendre un enfant, et même être en cloque, avoir un polichinelle dans le tiroir, ou avoir des petits pieds qui poussent – j’en passe et des meilleurs – renvoyait à une situation de femme perdue, tombée dans le ruisseau. Car, le moins qu’on puisse dire, est que personne ne se souhaite de tomber, que ce soit au sens propre ou au sens figuré. Alors, pourquoi ne pas simplement parler de femmes prégnantes, grosses, en attente d’un heureux événement, ou, selon l’expression chinoise « qui ont le bonheur en elles » ?
Vous voyez que nous sommes passés de la grammaire de base à la sémantique : les mots et expressions ont un sens. Alors pourquoi continuer à utiliser des expressions qui vont comme un gant aux avorteurs de toutes conditions, non seulement en gynécologie, mais aussi en stérilisation des consciences.
Puisque la Gauche de Mort, notre ennemie éternelle, passe son temps à changer le sens des mots et à en inventer de nouveaux pour accomplir son œuvre de destruction massive de notre civilisation, il nous est impératif de répliquer avec des armes équivalentes, mais adaptées à la Vie de Droite qui doit continuer.
Antoine Solmer
à suivre
1https://www.dreuz.info/2023/12/au-secours-ils-sont-folles-une-etudiante-recalee-pour-avoir-dit-que-les-hommes-ne-peuvent-pas-tomber-enceinte-289774.html

