ZEMMOUR À PLEURTUIT LE 29 10 2021 : L’ÉDUCATION NATIONALE

ÉRIC ZEMMOUR TRAITE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
ÉRIC ZEMMOUR TRAITE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

INTRODUCTION PAR RAYNALD SECHER

Raynald Secher introduit ce troisième chapitre consacré à l’Éducation nationale par un constat désolant, et même violent, comme le mot même de cette institution. Il revient sur la façon dont sa génération et d’autres avant ont appris à lire avec la méthode syllabique, l’histoire avec l’événement, l’homme, la cartographie, la chronologie,  : « Il va être interdit de garder ses enfants à la maison pour les éduquer – l’éducation étant le rôle des parents – ; on passe avec le contrat de 1959 avec l’enseignement privé à l’enseignement unique. On a l’impression que l’Éducation nationale se retourne contre le patrimoine transmis par la famille. »

D’où sa question à Éric Zemmour en tant que Parisien et homme public : comment verrait-il les choses pour que l’Éducation nationale redevienne une courroie de transmission du savoir ? ».

RÉPONSE D’ÉRIC ZEMMOUR

               CONSTATIONS SUR L’EFFONDREMENT

Éric reprend ce problème fondamental qui le taraude depuis des années. Le niveau général s’est effondré il y bien longtemps, malgré les dénégations du journal Le Monde qui insultait les « lanceurs d’alerte » de l’époque – comment s’en étonner ? – et s’appuyait sur la seule augmentation des diplômés.

Normal, explique-t-il, quand on distribue les diplômes « comme des bonbons ».

Et c’est le mérite des classements internationaux d’avoir éclairé cette triste réalité, la dégringolade française inouïe. Nos entreprises doivent donner des cours d’orthographe à leurs salariés qui ne savent plus s’exprimer en français, ignorent la grammaire et quant à l’écriture…

Nous arrivons au bout du système. L’effondrement du niveau scolaire aggrave le manque de compétitivité des entreprises.

                COMMENTAIRES SUR LES RÉSULTATS

Cela tient d’un double phénomène :

  • L’effondrement général : la France se situe entre la Roumanie et la Bulgarie en ce qui concerne les mathématiques et le français, enfants et adultes réunis ! Ce qui en dit long sur la durée du phénomène, puisque les adultes en font partie.
  • La raréfaction des bons élèves.

L’école est inégalitaire disent toujours les grands journaux et les grands manitous de l’Éducation nationale. Pour leur répondre, voici un argument massue :

Des comparaisons entre les élèves de CM2 en calcul ont été menées pour les années 1987 et 2017. En 1987 pour un même niveau qualifié meilleur, ils étaient 10 %. En 2017 ils n’étaient plus que 1 %.

               EXPLICATION POLITIQUE

Parlons d’inégalité ! Parlons plutôt de catastrophe ! Cela revient à un point évoqué précédemment : comment discuter avec des gens aussi ignorants (par exemple en histoire) ?

Il faut absolument connaître le double basculement responsable de cela.

En 1945, le rapport Langevin-Wallon (deux communistes) fait changer de paradigme. Avant, la République avait développé le mérite et l’excellence quelle que soit l’origine sociale.

C’était une réaction contre la Monarchie qui exaltait aussi un très bon enseignement, mais ne permettait pas à tous d’occuper des places conformes à leurs capacités.  

Avant 1945, seuls 2 à 3 % d’une classe d’âge obtenaient leur bac. Les autres sont dans l’apprentissage, l’enseignement professionnel, des classes de rattrapage de niveau, avec une émulation saine.

En 1945 les deux communistes changent l’Instruction publique en cette « Éducation nationale » que nous connaissons, imposent la « démocratisation » de l’enseignement, la réduction des inégalités sociales, et non plus la transmission du savoir.

C’est une révolution qui nous a tués. Car les bons sentiments font la mauvaise politique.

Nos adversaires, une fois de plus, sont les plus farouches destructeurs de leur « chère République ». Par cette obsession de la réduction des inégalités, la fameuse « inclusion », ils ont entraîné l’effondrement du niveau scolaire. Cela est dur pour les forts, et mortel pour les faibles qui sont condamnés à une sorte de mort scolaire.

SOLUTIONS

La solution : faire exactement comme nos adversaires pédagogiques : détruire ce qu’ils ont fait, détruire la loi Haby de 1974 du collège unique, leur obsession de l’inclusion, leur discrimination positive qui crée des classes de moitié dans les banlieues, alors qu’ailleurs c’est impossible. C’est une inégalité scandaleuse.

Le programme indispensable :

  • La transmission du savoir au cœur de l’école
  • La recherche de l’excellence et du mérite, quels que soient les origines sociales et autres marqueurs.
  • Arrêter la « discrimination positive » qui est l’autre face de la discrimination négative.

La « discrimination positive » consiste, sous prétexte d’une origine donnée, de donner des droits que les autres n’ont pas.

C’était bien la peine de guillotiner les aristocrates. C’est exactement ce qu’ils considéraient comme juste.

Finalement, rétablir le « beau terme d’Instruction publique » proposé par Raynald Secher.

L’éducation n’est pas le rôle de l’État, mais celui des parents.

L’Éducation nationale est devenue le terreau de l’effondrement, mais aussi une machine de propagande pour endoctriner les enfants, à leur imposer l’idéologie totalitaire des LGBT et autres islamo-gauchistes. Nous devons virer ces gens de notre école.

              LE CAS BLANQUER

Éric Zemmour revient alors sur les reproches qu’il a subis pour sa violente réaction contre M. Blanquer et sa circulaire pour « favoriser l’accueil des enfants transgenre ».

« Comment peut-il se regarder dans une glace ? »

Alors qu’il lui portait le plus grand respect lors de son arrivée au ministère de l’Éducation nationale, et parlait « comme  nous », Zemmour a finalement compris qu’il y avait une sorte de jeu de rôle avec les pédagogistes et les syndicats. Blanquer jouait le rôle du « méchant », et inversement.

D’où la tristesse qu’il éprouve à cette révélation. Il pense néanmoins que M. Blanquer ne croit pas qu’il y ait des enfants transgenre, qu’il sait que c’est une abomination d’imposer des traitements chimiques pour arrêter la puberté.

Donc, parce qu’un enfant de huit ans a des états d’âme sur son sexe, on devrait lui donner des traitements chimiques, faire des interventions, comme cela se passe aux USA, en Suède ?

Retenons sa dernière phrase :

« Je pense que M. Blanquer, pense exactement comme nous, mais qu’il soit assez faible, ou assez lâche, ou assez démagogique pour laisser entrer  le lobby LGBT avec cette idéologie transgenre, oui, je trouve ça criminel. »