A minima on pourrait dire « Mediapart ou le média partial ». Mais ce ne serait qu’un minime caillou dans les chaussures de leurs journalistes, car, finalement, tout le monde est un peu partial, même en essayant de ne pas l’être… ce qui est parfois difficile.
LA PARTIALITÉ DU MONDE
« Tout le monde »… encore une expression qui mérite qu’on s’y arrête. Si elle ne se réfère qu’à l’intellect de l’être humain, chacun peut l’accepter sans trop d’arrière-pensées ni de réticence. Et, je le répète : ne me demandez pas l’impartialité absolue… et surtout, n’enfourchez pas les grands chevaux de la Justice. Car tant qu’existera un engin de guerre gauchiste comme le Syndicat de la magistrature – les afficheurs indignes de leur « mur des cons » – il ne pourra exister de justice en France.
Mais si l’on se réfère à la nature dans son ensemble, alors la partialité la plus parfaite est l’une des conditions de sa survie. Imaginez un lion impartial : tous les animaux ont le droit de vivre, etc. Combien de temps survivra-t-il ? Et ses lionceaux ? Et son clan ? Imaginez une antilope impartiale : tous les animaux ont le droit de vivre. Mais, moi, dois-je courir devant le lion ? Le temps de répondre à la question, elle sentira une forte mâchoire lui déchirer les entrailles. Et ainsi de suite, jusqu’aux organismes dit « inanimés ». Vous imaginerez le dialogue du champignon et du chêne. Une fable que La Fontaine n’a pas écrite, à ma connaissance.
L’impartialité totale, parfaite, ne peut être que le détachement total, l’abandon aux forces des hommes et de la nature, la tendance à un équilibre des absolus qui ne peut déboucher que sur l’ataraxie la plus complète : une sorte de mort intellectuelle et finalement physique… laquelle n’empêchera aucunement nos bactéries intestinales de commencer leur travail parfaitement partial de décomposition… puisqu’elles sont faites pour cela.
MEDIAPART, LA HAINE À FRONT DE TAUREAU… DE GAUCHE
Donc, je n’accuserai pas Mediapart d’être un média partial. Par contre, je me délecte parfois à débusquer sa fétidité profonde, son attirance maladive vers la Gauche, sa haine poussée à l’extrême, au point de dévoiler sa bêtise profonde.
Un exemple dans leur lettre hebdomadaire du 21 juin 2024. Un article signé Valentine Oberti et Lénaïg Bredoux sous le titre « Audiovisuel public et extrême droite : d’une menace, l’autre. »
Pour peu qu’on ait quelques souvenirs littéraires, la formule « d’un… quelque chose l’autre », évoque immanquablement le titre d’un livre de Céline : D’un château l’autre. Horreur et extrême droite associées. Ils sont intelligents ces journalistes !
Le thème de l’article précise : « Alors qu’un projet de fusion voulu par la macronie est déjà à l’œuvre, l’extrême droite, menace, elle, de privatiser l’audiovisuel public. » Ensuite, ils dégoisent leur litanies d’images recuites (la haine est un excellent combustible) : « Le spectre de la privatisation fait craindre le pire aux salarié·es de l’audiovisuel public. »
Ils n’ont pas tort, ces intellectuels de gauche. Les spectres ne sont jamais très fréquentables. Le pire non plus n’appartient pas à nos envies profondes. Enfin, les miennes et celles de individus un peu équilibrés. Quant aux « déséquilibrés », c’est un autre problème qu’il faudra bien trancher, un jour. Mais je m’égare, alors que les auteurs, eux, ne s’égarent pas : « Ne nous y méprenons pas : cette menace sur l’audiovisuel public pèse sur le droit à l’information en général. »
Ici, le hurlement signale l’approche du chacal (j’allais écrire « le loup », mais je me refuse à disqualifier ces animaux). Car le droit à l’information, je suis pour. Mais le « droit à l’information en général », voilà qui laisse entendre les ciseaux de la censure, la vraie, celle de la Gauche qui prétend libérer en embastillant les hommes libres, qui donne des leçons pour couvrir ses calomnies, qui s’encense des meilleurs parfums de la « Démocratie » pour couvrir ses flatulences empoisonnées. Car qui décrète les limites du « en général » ? Qui décide de focaliser sur des cibles privilégiées ?
Ah! Le « privé », voilà leur cible. Le sale privé ! Alors, oui, il peut être sale… surtout quand il se vautre dans la Gaucherie ambiante ou dans la « friquerie » débridée, ce qui revient souvent au même. Cela arrive. Mais le « public », sanctuarisé par l’expression « service public », mérite-t-il la sanctification ad vitam aeternam ? Nous avons trop d’exemples pluri quotidiens pour affirmer le contraire.
Et sans plonger dans les archives, lisons le récit de la catastrophe à venir : « Dans sa stratégie de conquête du pouvoir, l’extrême droite, en France comme ailleurs dans le monde, a mis les médias au pas, au service de son projet xénophobe et réactionnaire. »
« Mettre les médias au pas » : j’imagine que l’imagination vous a fait défaut. Vous auriez dû écrire « au pas de l’oie », rajouter des « bruits de botte », donner de la couleur (« peste grise »). Ah ! Vous baissez. Reprenez-vous ! Peut-être ont-ils préféré en revenir au fondamental :
« C’est pourquoi Mediapart et une centaine de médias appellent à constituer un front commun des médias contre l’extrême droite. Car sans presse libre, pas de démocratie. »
Le comble du mensonge : comme si la presse de gauche (80 % des journalistes en France) ne nous avait pas habitués aux mensonges les plus gros, et à la haine la plus grasse !
D’UN ARTICLE LES AUTRES
Je sors de cet article de Mediapart et je plonge vers d’autres, dont certains en accès libre, exceptionnellement, qui « racontent les menaces que l’extrême droite fait peser sur la France, et sur ses habitantes et habitants. »
L’édification des foules… en glissant sous le tapis le délire organisé de LFI et autres, voilà la Gauche dans ses œuvres. Les titres suffiront, leurs contenus émaillés de contre-vérités et d’images parfaitement dégradées ne méritent pas de perdre un temps précieux.
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À lire cet article, ou d’autres, certains pourraient croire que je « roule pour le RN ». Ils se tromperaient lourdement. Plus simplement, mais plus profondément, je pense « à Droite » en ne confondant pas les partis dits « de droite » et une vue « de Droite » sur le monde.
Sous une autre forme, il est temps de se débarrasser de ces attributions tellement réductrices qu’elles sont parfaitement fausses. Car dans ce flou volontairement organisé, les requins pullulent.
Antoine Solmer

