La dernière ligne de mon plus récent article était une sorte d’admonestation préparatoire de style prophétique et catastrophique résumée par cette simple phrase : « crevez dhimmis ». Et le titre de l’article suivant – celui de cet article – était déjà trouvé. J’insiste sur l’adverbe partout, deux fois employé. Quant à l’ennemi, je ne l’imaginais pas en parler ce jour sous les traits de ce jeune homme poignardant de sang froid des enfants (entre autres).
Bien sûr, on élimine systématiquement et sans aucune preuve, un acte de terrorisme apparent. Le couvre-chef est qualifié bandana (BFMTV) alors que Meyer Habib y voit plutôt un turban et souligne ses habits noirs. Pourquoi ces détails vestimentaires ? C’est que la chose est d’importance : musulman ou non-musulman ? Ce n’est pas un détail. J’ai bien écrit, par deux fois partout, tant pour l’ennemi que pour la guerre.
UN DRÔLE DE PAROISSIEN
Mais voici qu’on nous précise qu’il serait chrétien de Syrie, âgé de 31 ans, réfugié dans trois pays européens, demandant asile en France, porteur d’une médaille, et ayant peut-être crié « in the name… ». Arrêté, on le décrit comme se roulant au sol et demandant à être tué.
Nous voici bien loin d’une quelconque église qualifiée chrétienne. Bien plutôt d’un « déséquilibré ». Le mot est tellement employé à titre systématique (associé au plus que mécanique « pas d’amalgame ») que je me sens gêné aux entournures de devoir m’en servir.
Cependant, ne nous laissons pas abuser par le sens général de la presse mainstream lorsqu’une attaque venant d’un musulman se produit. Pour ces journalistes-là, déséquilibré signifie hors de son état normal, donc exclu de son groupe communautaire, non justiciable de la justice habituelle, et nécessitant un suivi médical.
Il peut arriver que cela soit adéquat. Mais il faut y apporter deux précisions fondamentales.
Première précision : le déséquilibré, qu’il soit homme ou arbre, tombe toujours du côté où il penche, où son poids l’emporte. Ce poids peut être celui d’une religion.
Deuxième précision le déséquilibré peut l’avoir été par la poussée d’un ami qui ne nous veut pas de bien. Il est devenu l’arme apparente de l’agresseur fondamental, lequel sera commanditaire, groupe de pression, influenceur, au choix.
Oublier ces deux notions – qui peuvent coexister – c’est parler pour ne rien dire, et pire, parler pour ne pas vouloir dire. L’agitprop au service des ennemis. Nous en avons trop vu. Au point que je défie l’homme de la rue – dont je fais partie – de citer les noms des vingt derniers agresseurs initialement présentés comme « déséquilibrés » et fidèles du croissant.
REMARQUES
J’accepte jusqu’à plus ample informé la qualification chrétienne de… dois-je dire l’agresseur présumé ? Cela ne change rien, ni à mes remarques précédentes, ni à celles qui suivent.
UN RÉFUGIÉ DEMANDEUR D’ASILE BIEN TRANQUILLE
Quoi que répètent les perroquets rouges, la population des réfugiés, demandeurs d’asile, de moins de 60 ans, parents en danger réel, faisant face à des menaces précises, recherchant vraiment un travail et prêts à se sentir français et à aimer la France, cela n’est qu’aiguille dans une « meute » de foin. Comprenne qui veut la variation de l’expression bien connue.
Le reste… on voit le résultat tous les jours. Et ceux-là naviguent avec la bienveillance de trop de volontaires prêts à les aider, les yeux fermés, ou trop ouverts.
De toute façon, dans toutes les émigrations du monde, c’est dans la jeunesse que se recrutent les futurs délinquants. Après 50 ans, on court moins vite que la police. Ça calme !
LES RÉCUPÉRATEURS DE NON-RÉCUPÉRATION
Le maire d’Annecy – il n’est pas le seul – s’est aussitôt emparé de l’affaire pour bien préciser qu’il refusait toute récupération politique « insupportable », en visant bien entendu ce que lui (EELV) et les autres perroquets rouges, insultent par l’expression extrême-droite.
Qui sont les pires récupérateurs, sinon ces professionnels de l’insulte et de la plus honteuse récupération, masquée sous les paroles de circonstances débitées au mètre ? Et dire qu’ils n’en rougissent même pas. Dire si la mécanique est bien rodée !
UN SAC À DOS
Nous voyons sur les vidéos un jeune homme, sac-à-dos en main (un autre aux épaules) se mettre face à l’assaillant, parer un coup, tenter de le dévier, et revenir le poursuivre. Voilà un vrai citoyen ! Un homme courageux. Un héros ! Bizarre que nos « récupérateurs professionnels » l’aient oublié !
Il y a forcément une raison à cela : si cet homme avait été armé du matériel nécessaire, il s’en serait servi plus vite que les policiers quand il poursuivaient l’agresseur.
UN PRÉSIDENT « QUI EN AIT »
Nous voyons, en quelques lignes, se dessiner des pistes de solutions et le portrait robot du président qui manque à la France. Soyons simple, il faudrait « qu’il en ait ». Un programme efficace, et… autre chose. Cela veut tout dire, et élimine tout minus habens de passage.
Personnellement, je n’en vois qu’un. Et bizarrement (sic) il est dans le collimateur des « récupérateurs professionnels de non-récupération » dont je parlais plus haut, et de leurs « idiots utiles » accompagnateurs.
Et celui-là, les enfants poignardés aujourd’hui, pour qui j’espère la guérison totale, en ont plus besoin que des paroles qui ne veulent rien dire. Leurs parents aussi, et nous tous.
Sinon… crevez dhimmis !
Antoine Solmer

