LE JOUR Où LES FRANÇAIS COMPRENDRONT…

Le jour où les Français comprendront.. Après ces points de suspension chacun ajoutera ce qu’il a en tête concernant l’extraordinaire bêtise ambiante dans ce pays qui accumule les superlatifs pour prétendre à l’excellence universelle. Mais hélas, c’est loin d’être le cas. Le premier tour des élections nous en a donné une nouvelle preuve.

Dans ce premier tour des élections nous avons une fois de plus eu à subir le « vote utile ». Que cache cette expression sinon l’auto-évaluation de leur QI — autour de 1000 et plus — de ceux qui s’en gargarisent. Donc ces « voteurs d’utilité » ont pu prévoir parmi les 12 candidats les résultats de chacun, mais aussi la part des indécis, des abstentionnistes professionnels ou momentanés, des « blanc-voteurs » à géométrie variable, des « nul-voteurs » de circonstance. Cela dans la seule première partie de leurs équations, mais ne suffisait pas pour étaler leurs talents.

Car ils connaissaient « de source sûre » les plans d’alliance ou de rechange de tous les états-majors de ces candidats. Bien plus, entre la poire et le fromage, ils leur avaient glissé dans les oreilles quelques-uns de leurs conseils judicieux.

C’est que les « voteurs utiles » sont experts en statistiques, de même qu’en économie, en géopolitique, en histoire, en géographie. Aucun traité international ne les rebute. Ils vous l’expliqueront en deux coups de cuillère à pot. Ne parlons même pas de science ! Leur dada ! D’art ? Ils rénoveront d’un coup de pinceau toute la musique et la peinture par dessus le marché. Quant à l’éducation… tous agrégés (au bas mot) de quatre ou cinq matières.

En somme, pourquoi doivent-ils voter, puisque chacun d’eux, même le dernier de leur classe, mériterait de prendre la première place à l’Élysée ? Enfin, ils préfèrent s’affirmer dans la vie, épandre et répandre leurs règles de grammaire politicienne à tout bout de champ électoral, pour l’enseignement des incultes, avant de se réfugier dans leur urne aventine, comme des Romains de vieille souche.

Mais leur « intelligence » bornée au jour PTDE (premier tour d’élection) n’était pas assez haute pour penser à la suite : la perte de leurs chances, les législatives, l’assise d’un parti, les efforts des militants, la vaillance d’un candidat. Ils se sont tiré une balle dans le pied, avec des ricochets qui les ont dépassés.  Autrement dit, cocus par bêtise et par traîtrise. Bien fait ! Malheureusement.

Ensuite, entre hébétude et « j’vous-l’avais-ben-disme » ils hésiteront entre se rengorger ou éviter de se regarder dans les glaces… avant l’élection suivante, si tant est qu’elle ait encore un sens. Et ils ne comprennent toujours pas que la victoire ne survient que si l’on suit le chef désigné et souhaité.

Et c’est ainsi que les stratèges en pantoufles et PQ sabotent le peu d’espoir qui restait en suspens. Et c’est ainsi que la France manque le rendez-vous inespéré que l’Histoire et un « petit juif berbère » lui offraient.

À cause d’une collusion de tristes imbéciles obsédés à jouer du cocorico personnel alors qu’ils grognaient comme cochons près de l’abattoir. À cause également de leurs compagnons en casse organisée : les maniaques gauchistes et gauchis, décidés à nier la réalité du monde, quitte à le casser pour satisfaire leurs fantasmes de mort et leur haine viscérale de l’homme libre.

Entendez-vous, dans les campagnes, mugir ces féroces verrats ?

Antoine Solmer