GAZA – (1) : DEVINEZ QUI EST COUPABLE ?

DÔME DE FER
DÔME DE FER

Gaza – ( I ) : devinez qui est coupable ?

 Nouvel accès de fièvre au proche orient. Tunnels secrets et roquettes par milliers d’un côté (mais leur nombre-même est un facteur nouveau), et “dôme de fer” et frappes aériennes vengeresses de l’autre. Entre un agresseur et un agressé, le choix n’est pas facile sur “qui est à la base de quoi”… Et aussi : faut-il  remettre en question le principe “du maintien des frontières posées par la colonisation” qui a été admis, choisi et appliqué par tous les Etats ou peu s’en faut (une exception est le soi-disant “front polisario”). Il est des cas où la colonisation n’est pas mauvaise ! Mais une question se pose : “Que se serait-il passé, sans le ’‘dôme de fer” ?

En réalité, derrière la partie visible des événements récents (c’est un immense  iceberg dont on ne voit que la partie émergée, donc un petit huitième… sur l’aspect duquel sont prises toutes les décisions ! Pas étonnant qu’on ne fasse que se tromper régulièrement depuis 60 ans !) et au delà de ce qu’on croit voir, avec notre culture d’occidentaux, il faut comprendre ce qui est en jeu : pour les meneurs, il s’agit  de la disparition pure et simple d’Israël, tout de suite (et de tous les juifs, tant qu’on y est ! Ca, ça serait une apothéose, pour ces fous-furieux !), puis celle de l’Europe, un peu plus tard (puis la soumission du monde, après… On en reparlera).

La situation actuelle, en somme, est facile à résumer –sinon à résoudre : c’est un face-à-face mortel entre la naïveté 1000 fois vérifiée de l’Occident, d’un côté, et un plan stratégique cadencé en programmes d’actions ciblées, de l’autre. Le premier nommé n’arrive même pas à esquiver les coups (sauf Israël, bien sûr… D’où qu’il mette en fureur tous les idiots utiles qui furent appelés collabos, en d’autres temps), tandis que l’autre côté, dont la seule force et la seule explication sont la myopie des dirigeants des pays dont il veut la mort, s’autorise toutes les armes, de la terreur à l’envahissement démographique. Michel Onfray parle de Festival de fake-news pour la couverture médiatique du récent rebondissement de ce conflit. 

Comme à chaque nouvelle phase dite “d’escalade”, les hommes de bonne volonté se posent la même question : ces explosions dans la nuit, ces sillages de fusées lancées par milliers, ces civils “victimes collatérales”, marquent-ils un tournant ? D’un côté, la puissance de destruction de Tsahal pourrait rapidement et à moindres coûts, venir à bout des organisations terroristes : le Hamas ne fait pas le poids, et le Hezbollah, pas davantage. Mais l’obligation pour les Israéliens de minimiser les pertes civiles interdit un tel scénario, et cela, le Hamas le sait,  au point d’en faire une base de sa stratégie. De l’autre côté, comme à chaque crise à Gaza, les grands médias internationaux se livrent à un décompte enthousiaste des cadavres de civils palestiniens, comme si ces malheureux avaient été l’objectif délibéré d’Israël. Cette propagande est reprise par le Hamas et ses supporters occidentaux. Les associations de défense des droits de l’homme du monde entier leur emboîtent le pas, trop contentes de creuser un trou infranchissable… Tant pis pour la vérité !

Les ravages que peut causer l’ignorance volontaire sont sidérants. Avant même de tenir toute réunion, chaque commission d’enquête conclut à la culpabilité d’Israël dont chaque débat et chaque vote confirme les crimes. Parallèlement, les multiples crimes de guerre du Hamas sont passés sous silence, tout comme les réels efforts que poursuivent les israéliens pour minimiser le nombre des victimes civiles palestiniennes (la réciproque n’étant pas évidente), car il est exact que les FDI (Forces de défense d’Israël, une des branches de Tsahal) sélectionnent les cibles et multiplient les messages radio en arabe, les SMS et les appels téléphoniques directs informant les gazaouis de frappes imminentes, pour minimiser les pertes civiles… ce que les habitants de Gaza ont confirmé aux médias internationaux.

Néanmoins, médias, ONG de défense (?) des droits (?) de l’homme (?), et les organisations internationales s’empressent de qualifier de crimes de guerre toutes les victimes civiles (sauf celles faites par le Hamas, cela va de soi)… même si les Conventions de Genève disent : “les victimes civiles n’ont rien d’illégal si elles sont la conséquence d’une opération militaire nécessaire à la poursuite de la guerre, si le nombre de victimes n’est pas disproportionné par rapport au résultat militaire escompté et si les officiers sur le terrain font tout ce qu’ils peuvent pour éviter de toucher intentionnellement des civils’’… ce que le monde entier a pu vérifier.

Les médias nous le montrent sans cesse : les vraies victimes de cette campagne ont été les civils de Gaza. Mais l’explication de leur décès n’est pas celle qui est diffusée, la majorité des cadavres étant la conséquence de l’agression du Hamas sans laquelle personne n’aurait été tué. Mais une fois ce conflit terminé, le Hamas s’occupera de retrouver sa capacité militaire plutôt que de ses infrastructures ou du bien-être des civils. Si les gouvernements occidentaux, les ONG de droits de l’homme et les organismes internationaux avaient réellement pour but d’atténuer la souffrance des gazaouis, ils devraient s’efforcer de mettre fin au règne de terreur du Hamas plutôt que de le soutenir en reprenant à leur compte son funeste récit.

Attention : je ne voudrais pas qu’on se méprenne sur le contenu de mes propos. Au cours de mes très nombreux pèlerinages en Terre Sainte, j’ai pu vérifier et subir, plus souvent que je n’en avais envie, la brutalité, l’arrogance, l’insolence et le mépris de forces de sécurité israéliennes, qui peuvent souvent être confondues avec une forme d’agressivité. Je sais aussi que, comme c’est le cas aux USA ou dans certains quartiers des métropoles occidentales (et françaises), le degré de saturation d’une Police sans cesse harcelée par des populations qui leur reprochent ensuite une brutalité dont elles-mêmes, les soi-disant ’’victimes”, sont responsables crée un climat de violence permanente… qui a vite fait de devenir chronique.

Il faut dire, aussi, que le sort des gazaouis n’a rien d’enviable, les “leaders” de leurs mouvements politiques les ayant coincés dans cette “enclave” infernale, en refusant tous les progrès (qui sont visibles à 100 mètres de là, chez leurs frères qui ont eu un passeport israélien en 1948… mais qui, malgré un confort incomparable, se sont mis à manifester aussi contre… le peu qu’ils n’ont pas). Les prolégomènes de cette nouvelle “guerre de 100 ans” n’en finissent pas d’étendre leurs tentacules mortels et de multiplier les mauvaises bonnes raisons, vraies ou pas, d’en vouloir à “l’autre”

Existe-t-il encore des possibilités de vraies solutions pour éviter un embrasement dont personne n’a envie – en dehors des fous d’Allah dont l’idéologie est tournée vers tout et n’importe quoi, sauf vers une recherche de paix (ce dont il faudra bien que nos lumières éteintes finissent par se rendre compte, un jour) ? Je le crois de moins en moins, et l’évolution des déséquilibres démographiques ne peut mener qu’au pire…  Quant au “cessez-le-feu” auquel font mine de croire les naïfs et l’ONU, il n’est dû qu’au fait que le Hamas, militairement à genoux, a utilisé la totalité de son stock de missiles : il a besoin de refaire des tunnels, et que son protecteur iranien le réapprovisionne vite, en grand… Et tout repartira de plus belle, hélas ! (à suivre)

H-Cl