Les articles précédents reprenant les discours des adorateurs de l’alphabet en désordre LGB… etc. ont été tirés de différentes sources récentes. J’aurais pu pousser la recherche vers des textes plus anciens de la même eau trouble. Je me dirigerai plutôt vers une œuvre moins connue mais fondamentale, celle de Wilhelm Reich, dont je parlerai plus tard. En quelques mots, cette dernière est fondamentalement vitaliste, alors que les adorateurs cités ci-dessus ne sont que mortifères. Donc, rien de commun. L’article du jour jette une lueur sur leur nominalisme agressif.
QUI EST GAI ? QUI EST TRISTE ?
Sans que nous n’y ayons prêté attention, la culture américaine – au moins l’une de ses pires facettes – s’est acharnée à maquiller le réel en l’affublant d’appellations contrôlées par certains lobbys. Un exemple des plus répandus est l’invasion du mot gay étouffant celui d’homosexuel. Essayez de me démontrer que le fait d’être homosexuel transforme un individu en une source inépuisable de gaieté ! Je vous répondrai par le nombre de dépressions nerveuses et de tendances suicidaires ou de suicides dits « réussis » (horrible expression que le vocabulaire courant pratique sans méchanceté, et que j’aurais tendance atténuer par l’adverbe malheureusement). Et même si cette collection de troubles de l’humeur n’existait pas, la question de base resterait valable : qui peut prétendre à la propriété exclusive d’une vie baignée de gaieté ?
Poussons le raisonnement En quoi et pourquoi cette prétendue gaieté, cette fabrique de gais lurons établirait-elle une frontière entre les homosexuels et les hétérosexuels ? Serions-nous brutalement devenus de tristes bonnets de nuit selon les critères d’une certaine minorité ? Devons-nous nous abonner à des anxiolytiques, à des anti-dépresseurs, aux paradis artificiels de toute nature ? Quelle réduction de nos caractéristiques les plus humaines ! Quelle négation de la vie !
Je dis bien : réduction d’une de nos caractéristiques de notre humanité, car l’homme est la seule créature qui, tout en ayant réduit ses instincts, pratique l’acte sexuel en dehors des périodes fécondables, en dehors de tout devoir naturel de reproduction, en l’associant à des états amoureux d’intensité variable, sinon à des comportement de réassurance, de soi-même, ou du couple… ou s’en abstient tout en étant capable d’y substituer des comportements plus corticalisés.
Donc, qu’on ne vienne pas me lancer à la figure le comportement des Bonobos, ni celui de l’antechinus. Ce genre de comparaison entre humains et non-humains, même proches à 99 % par leurs séquences génétiques, reste différencié par le 1 % comme les gribouillages de l’enfant de quatre ans et le plafond de la chapelle Sixtine.
EN QUOI LE NOMINALISME EST UNE ARME
Il est plus important de comprendre la base du nominalisme : c’est donner un nom à une réalité en la parant de caractéristiques distinctives, donc de la définir, de la séparer d’un groupe qui ne les posséderait pas. Rajouter l’adjectif gay (gai en français) et lui faire jouer le rôle de substantif n’a été qu’une étape de cette fantastique désinformation. Cela s’est fait dans un silence relatif, par diffusion douce.
L’étape suivante a été plus bruyante.
Elle s’est accrochée à toutes les étapes des lois grignotant les simples notions de « bonne moralité » et de « bonne mœurs ». Ainsi nous en sommes arrivés à la pénalisation de l’homophobie. Et nous voyons que les frontières entre une simple plaisanterie et une preuve d’homophobie deviennent chaque jour plus poreuses. Bientôt il deviendra défendu d’être un hétérosexuel strict pour ne pas donner des boutons à ces personnes « gaies » et trop souvent agressives… comme si elles avaient un compte à régler avec la société. Et c’est bien ici que le bât blesse. Les juges – en majorité à gauche – ont trop tendance à se faire les porte-drapeaux de ce groupes de pression qui se sont emparés des couleurs de l’arc-en-ciel. De quel droit, d’ailleurs ?
Reste à savoir pourquoi le mot homophobie existe ?
La première raison en est le suffixe phobie : il a été détourné de son sens premier (phobos en grec) qui signifiait « être effarouché, prendre la fuite ». Déjà un premier détournement de sens vers l’idée de haine, qui est avancée systématiquement à la moindre lueur qui déplaît à ces susceptibilités maladives. (Je ne parle pas des agressions qui doivent être condamnées). Ces gens se veulent intouchables et ont la menace à la bouche à la moindre phrase qui leur paraît « homophobe ».
Vous les retrouverez par écrit ou par oral dans tous les articles écrits à ce sujet, et dans les liens que je vous ai fournis.
La deuxième raison est plus pernicieuse. La préfixe homo reste attaché à l’idée d’homme, d’humain. On en arrive ainsi à mieux comprendre le choix vicié – et pourquoi pas vicieux ? – de ce mot homophobie qui signifie la crainte de l’homme, et qui a été transformé en haine de l’homosexuel.
C’est ici qu’il faut se plonger dans l’étude des termes par lesquels pratiquement toutes les civilisations ancienne se nommaient : il s’agit toujours de s’affirmer comme les seuls « vrais hommes », les seuls qui représentent l’humanité. De là à penser que les homosexuels se prennent pour les seuls « homos »…que nous devrions craindre. Ce serait une pensée assez triste, que je préfère rejeter. Il y a déjà tant à dire sans cela.
Antoine Solmer

